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Message par Rusyann le Sam 7 Fév 2015 - 11:53

Awiel a écrit:en instaurant une hiérarchie, ne brides-tu pas la Liberté?


Revan a écrit:J'ai envie de réagir à ce que tu dis, Mayt, ça m'a interpellé.

Admettons un moment que l'on examine les caractéristiques de ces personnages de fiction que sont les marchombres, si on ne peut pas les réduire à une vision aussi étriquée et épurée que le sont Ellana, Jilano ou Sayanel, on ne peut pas nier qu'être marchombre, dans le monde de Pierre, suppose des caractéristiques et des conditions bien particulières.

C'est une idée, certes, mais une idée qui dans sa composition en nécessite d'autres.
Alors au contraire de toi, si, je pense pouvoir dire que tous les marchombres escaladent des tours.
Parce que si on s'attarde un peu sur la manière dont Pierre les présente, les développe, les fabrique, on s'aperçoit qu'ils sont un certain rapport à la liberté, un certain rapport à soi, un certain rapport au monde.

Ils ne sont pas tout et n'importe quoi.

Ce "certain rapport" exige pour être présent, des conditions, comme un rapport physique et extrêmement exigeant à son propre corps. Une indépendance totale, financière, morale, éthique, sociale.

On ne naît pas marchombre (même la grande Ellana doit apprendre, elle naît avec un incroyable potentiel, elle naît pour devenir marchombre, mais elle ne naît pas marchombre), on le devient à travers certaines conditions, entre autre un entraînement incroyablement intense et sans pitié qui développe un rapport à son propre corps et à soi, à ses propres limites qui serait inconnu sans cela, de même qu'en parallèle une compréhension et une philosophie de la liberté qui ne peut s'épanouir et se vivre que dans ce rapport là au corps.

Ne vous y trompez pas, les marchombres sont un corps de l'élite, et seuls les plus persévérants, les plus résistants, les plus sensibles à la formation de marchombre parmi les rares élus choisi pour la suivre le deviennent. Ce n'est pas pour rien que Pierre les a décidé si peu nombreux : Bien peu peuvent et se révéleront être à la hauteur, être accordé à ce qu'exige la voie du marchombre.

Ce n'est pas parce qu'on se sent un peu marchombre sur les bords qu'on l'est, dans le monde de Pierre en tout cas. La philosophie marchombre, même en Gwendalavir, ne doit certainement pas plaire qu'aux seuls marchombres. Elle ferait rêver n'importe qui qui n'est pas déjà bien ancré dans son propre chemin, et pourtant ça n'en fait pas des marchombres.

Même lorsque qu'Ellana comprend, lors de l'épreuve finale que Jilano lui fait passer, qu'elle est marchombre, libre ou enchaînée, jeune ou vieille, elle le comprend parce qu'elle sait qu'elle l'est devenue. Et que maintenant qu'elle l'est devenue, rien ne pourra jamais l'ôter de cette voie là. Mais elle n'a jamais été marchombre comme ça en se reconnaissant dans les idéaux qui lui étaient présentés. Elle l'est devenue au terme d'exigeantes et éprouvantes conditions, d'un apprentissage terriblement ardu, parce que c'était le seul prix à payer pour le devenir. Elle l'est devenue en parcourant ce chemin, elle l'était parce qu'elle était sur CE chemin.

Alors non un marchombre ne peut cesser d'être souple et agile, d'escalader des tours, parce que c'est ce qu'est le marchombre. Non pas l'escalade, non pas le combat, ni la souplesse, mais CE rapport au monde, LE rapport au monde que tout ceci produit. Et il ne s'acquiert que de cette manière là, parce qu'il est vécu, et la seule manière de le vivre, c'est de passer par là.

Donc bien sûr que si il ne suffit pas, du moins dans le monde de Pierre, de se réclamer marchombre pour l'être. Et dans le monde réel, si c'est vraiment la question, non plus. Parce que justement, marchombre n'est pas n'importe quoi. Marchombre est une idée avec un sens, un sens qui disparaît si tu lui enlève ses piliers.

Se dire et se sentir marchombre n'a aucun sens, si ce n'est que tu vois des affinités entre la philosophie crée par Pierre pour ses personnages et ce que tu voudrais bien être.

Mais être marchombre, c'est totalement différent. Ca veut dire être quelque chose de bien particulier, quelque chose avec un sens propre totalement différent que celui que tu voudrais bien lui donner.

La liberté du marchombre ce n'est absolument pas faire n'importe quoi, être n'importe qui.

Car si le marchombre fait ce qu'il veut, ce qu'il veut découle de sa condition de marchombre. Être marchombre, ça veut dire vouloir certaines choses et ne pas en vouloir d'autre. Ca veut dire faire certaines choses et s'abstenir d'en faire d'autres. La liberté ce n'est pas du tout, du tout pourvoir faire n'importe quoi, c'est d'être en harmonie parfaite avec sa nature profonde, avec ce que l'on est, et de se donner tous les moyens de le faire. Donc être marchombre, c'est bien être libre, oui, mais cette liberté exige de quoi se déployer, exige d'être quelque chose de très spécial.

Marchombre n'est pas un titre en effet, c'est une essence, une nature. Et s'il est dans la nature de l'homme d'avoir deux bras et deux jambes, il est dans la nature du marchombre de posséder une souplesse et une harmonie corporelle extraordinaire, il est dans sa nature d'être extrêmement solitaire et totalement indépendant, pour donner les archétypes. Même les plus vieux des marchombres qui sont donc diminués physiquement par l'âge, restent des personnes hors du commun sur ces critères.

Si ces attributs ne sont pas ceux de notre nature, alors c'est simple : C'est que nous n'en sommes pas. Cela ne veut pas dire que nous ne puissions pas le devenir, bien sûr. Mais tant que ces attributs seront manquant, se dire marchombre a autant de sens que de se dire forgeron et ne pas pouvoir brandir un marteau. Ou, pour prendre un exemple encore plus parlant, prétendre être un dragon alors que l'on n'est qu'une chèvre.

Donc entre désirer être marchombre, se dire ou se sentir marchombre, et l'être véritablement, dans ce monde comme en Gwendalavir, c'est un univers de différence. Et peu ont eu, auront, ont, la capacité ET la volonté nécessaire à le franchir. Peu en Gwendalavir et encore moins ici peuvent dire simplement "je suis un marchombre" sans que cette affirmation ne résonne autrement que comme une revendication creuse, vide de substance et de sens.

L'habit ne fait pas le moine, pas plus que le nom marchombre ne fait l'être marchombre.

Elyane:

Elyane a écrit:Je vais faire tout l’inverse de Serpio et balancer ma définition en tête de paragraphe : pour moi, la Liberté c’est faire ce que l’on veut, tout simplement.

Dans le fond, c’est plus compliqué que ça.

Je n’ai pas d’autre but dans la vie que de faire ce que je veux. Que ce soit des buts altruistes ou intéressés, utiles ou nécessaires, c’est ce que je veux.

Mais avant de pouvoir faire ce que je veux, il faut que je sache ce que je veux, et pour ça, il faut que je sache ce que je peux. Dans tous ces « possibles » (dans le sens « humainement réalisables », et pas dans le sens « ce dont je suis capable »), il faut que je détermine ce que je veux à la lumière de ce que je sais. Mon savoir me permet de déterminer mon vouloir et, ensuite, de développer mon pouvoir pour réaliser mon vouloir.
(Ca devient tordu…)

Ma Liberté, c’est faire ce que je veux. Si je suppose que je suis à même de définir ce que je veux sans être soumise à une quelconque influence, alors ce que je veux impliquera nécessairement une série de choix ou de contraintes mais qui ne seront pas incompatibles avec le fait d’être libre, parce qu’au fond, c’est ce que je veux, et je me suis donné la possibilité d’agir en toute connaissance de cause.

En gros, à l'heure actuelle, c’est ce que c’est la liberté pour moi ^^

Ender:

Ender a écrit:Antithèse.
Un bon indice.
Hypothèse: Le maître sert à guider l'élève vers la liberté.
Antithèse: Le maître est une entrave à la liberté.
Synthèse: Pour devenir libre, l'un doit accepter des chaînes temporaires. 
Évidemment, c'est la synthèse qu'il faut développer, l'antithèse me semble très clair.

Parce que des fois je suis content de ce que j'écris x):

Rusyann Amentia a écrit:Mais à quoi bon devenir maître aujourd'hui? Ici c'est un forum public et non une guilde privé. Donc déjà dans la conception cela ne part pas en principe sur une idée sérieuse. 

Alors imaginons toutefois qu'un maître marchombre peut exister. Comment le reconnaître? Mis à part le résultat d'une série d'épreuves ou d'un vote à l'unanimité, je ne pense pas que l'on puisse devenir maître marchombre. Et encore cela dépend surtout de la difficulté des épreuves et de la qualité du jury mis en place. 

Le maître ajoute donc une touche de rôle play. Mais c'est aussi à mon sens juste un titre qui peut attester que cette personne est apte à enseigner bien que cela ne la place pas nécessairement au dessus de nous tant que l'on accepte pas son enseignement

Et il faut garder à l'esprit que la guilde du livre ne sera jamais la guilde que l'on pourra créer en dehors du forum, et que les membres qui la compose non plus. Donc toute les guildes marchombres seront en quelque sortes des guildes marchombres version junior. 

Donc si quelqu'un veut créer une guilde, qu'il le fasse. S'il veut se proclamer maître marchombre, c'est parce qu'il c'est senti apte à l'être (peut être pas forcément apte à enseigner dans chaque domaine) et non dans un souci de vouloir montrer sa supériorité, mais plutôt dans celle de vouloir partager ce qu'il sait. 

Dans ce cas s'il n'est pas complet dans chaque domaine pourquoi avoir besoin d'un maître? Google ou ce forum sont des sources d'informations colossales, mais pas forcément dans le registre de la pratique extérieure. 
Je ne dis pas qu'il est essentiel d'être un maître pour enseigner et que ce titre devrait être mérité, mais si il apporte un plus bénéfique à l'élève ou ceux qui l'écoute alors pourquoi pas. Le reste n'est juste qu'une mise en forme au même titre qu'une couronne qui ne fera pas d'un Homme un Dieu, hormis devant ceux qui voudront le voir comme tel.


Musa:

Musa a écrit:Ayant assisté en tant que spectatrice silencieuse au débat sur la CB, je pense que vous avez évoqué deux choses différentes dans vos argumentations, et donc qu'il est normal qu'un désaccord soit né. Je reprends le cas de figure d’où est partie la discussion : en tant que mineurs, avons-nous la liberté d’aller où bon nous semble ?
 Premier point de vue
Oui, pas besoin d’une quelconque autorisation parentale, il suffit de tourner le dos à la porte et d’avancer tout droit en évitant de se manger un lampadaire.
 Deuxième point de vue
Non, cela ne sert à rien si c’est pour voir faire envoyer les policiers à nos trousses de jeune fugueur en détresse, ce n’est pas de la liberté, notre droit n'est pas acquis puisse qu'on cherche à nous en empêcher.

M’est donc avis que d'un point de vue à l'autre, nous utilisons un même mot (en l’occurrence, "liberté") pour parler de deux choses différentes. Pour ce qui suit, je vais alors remplacer ce mot par la nomination des deux autres concepts que je vois à la place.

 Premier point de vue : le libre-arbitre.
Pas de besoin de l’acquérir, en effet, on l’a, c’est ce qui est traduit par Rusyann dans ses points 1 et 5 par exemple. On a toujours le choix, après on assume les conséquences. C'est le principe même.
 Deuxième point de vue : le droit.
Il s'agirait donc de faire accepter, pour reprendre le cas de figure initial, que nous pouvons partir quand bon nous semble. Leur montrer et leur faire accepter. Sauf que rentre en compte un autre facteur : ils peuvent envoyer les policiers à nos trousses. Notre geste relèverait alors d'une certaine inutilité s'ils parvenaient à nous arrêter.

"Et où passe la liberté dans ce que tu racontes ?" me direz-vous. C'est très simple, je parle toujours d'elle, je n'ai fait que la découper en petits morceaux pour la ranger plus facilement dans mes tiroirs ! D'accord, trêve de plaisanterie. Quoique cette image illustrerait bien ce que je vais en dire. Malgré toutes mes tentatives de définition, la liberté m’est toujours restée floue, dans ce qu'elle englobe ou désigne, dans ses limites... dans sa définition, tout simplement. Par ailleurs, je me suis rendue compte que je n’avais jamais rencontré deux personnes possédant la même définition précise du terme (pour ce qui est de la grosse généralité, les discours restent globalement les mêmes). Je peux donc me discréditer en affirmant cela en parallèle de mes dires ci-dessus. Mais aujourd'hui je vois la liberté comme quelque chose d'indéfinissable. Tout simplement parce que nous avons tous notre propre définition, qu'aucune n'est identique. Qu'en l'exposant, on se heurtera toujours à des contradictions vis-à-vis de celle des autres qui eux-mêmes auront des arguments aussi convaincants que les nôtres. Parce que personne n'a raison et qu'encore une fois il n'y a pas qu'une seule vérité absolue.

Je crois que la "liberté" est trop vaste. Qu'un seul mot est trop peu pour ce qu'elle représente, pour l'histoire de ce mot dont la signification a admis nuances, évolutions dans les pensées, accompagnement du changement de la société... Enfin, c'est une autre histoire. Et même si cela pousse à tout remettre en cause (à ce propos je rejoins Mayt dans l'histoire d'augmentation des possibles) on peut traiter de concepts qui reviennent. Ici il m'a sauté aux yeux que ce n'était pas les mêmes.


Pour finir, j'aimerais répondre à Mayt à ce propos :

Pour ou contre le nazisme ? Ou même, le racisme ?
Contre je suppose. Qu'est-ce qui t'autorise à interdire les gens de l'être ?

Rien ni personne, pour répondre à la dernière interrogation. Mais ce n’est pas la question. Le racisme n'est pas accepté par notre société car il rentre en conflit avec plusieurs des valeurs (exemple bateau : l'égalité, le respect) qu'elle a adoptées. C'est comme si je m'offusquais du fait que l'on ne puisse pas se balader dans la rue tout nu en été alors que pourtant nous sommes des animaux ! (Ne me rétorquez pas qu'il y a des plages de nudistes, je suis au courant.) Nous n'habillons pas nos hamsters, nos chiens et nos chats ! C'est une question de mœurs.


Sëlarund a écrit:Je ne vois pas bien qui je suis pour la définir , tout ce que je peux faire , c'est décrire comment je la ressens :

Elan d'éspoir , 
Trait de vie ,
Partie de mes envies
Chance inéspérée 
Destin tracée
Chemin a modeler 
Liberté
Ombre de furtivité , 
Moi .


Dernière édition par Rusyann le Sam 21 Mai 2016 - 11:32, édité 12 fois

Rusyann
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Re: Partage de citations

Message par WorldWalker le Lun 9 Fév 2015 - 20:48

Je viens rajouter celui-ci : 
Le Parkour - Ender:
Ender a écrit: 1 - What is parkour


Commençons par poser une définition généralement acceptée dans la communauté du
parkour : « activité physique qui vise un déplacement libre et efficace dans tous types
d’environnements, en particulier hors des voies de passage préétablies. (Wikipédia)»
Le parkour n’est donc pas tellement l’exécution du mouvement en tant que telle, mais la
pratique, l’entraînement pour s’y rendre. Une définition plus ancienne s’articulait d’ailleurs
comme suit : « Méthode d’entraînement visant à permettre au traceur (pratiquant du parkour)
de se déplacer le plus efficacement possible du point A au point B. »
Le texte qui suit ne fera aucune distinction entre les termes parkour et free-running, car «
parkour » sera utilisé ici à l’écrit comme il est réellement utilisé à l’oral entre les adeptes, soit
sans distinction avec « free-running » ou « ADD » ou tout autre terme (voir section 2 pour
désambiguïsation). De ce fait, la définition de parkour deviendra pour le temps de ce texte
quelque chose d’assez simple au final : « Méthode d’entraînement visant à rendre son
pratiquant agile ». Intéressant alors de détailler « agilité » plus en détail : Sheppard et Young
(2006): L’agilité est "un mouvement rapide de tout le corps impliquant un changement de
vélocité ou de direction en réponse à un stimulus. » Nous ajouterons à cela « souplesse,
légèreté et adaptation à l’environnement. » Un individu ne peut être agile que dans un espace
et un temps donné; l’on mesure l’agilité à l’aisance avec laquelle une personne se déplace
dans ce qui l’environne. Le traceur est celui qui chercher à développer une plus grande
aisance dans ses déplacements.
Pour le plaisir et parce qu’apparemment une image vaut mille mots, je mets ici en lien deux
vidéos de parkour qui devraient clarifier un peu de quoi je parle pour ceux qui n’ont pas saisi
ce qu’il y avait à saisir dans la définition.
En premier, une vidéo de Callum :
http://www.youtube.com/watch?v=aAMhkCMTS_Q
Et une vidéo de Shade :
http://www.youtube.com/watch?v=X8f8hWknyz0
Deux styles bien différents, le premier est plus concentré sur les techniques « pures » et sur la
performance (hauteur, précision, longueur et qualité technique des sauts). On pourrait presque
y voir une forme d’athlétisme. Le deuxième est davantage concentré sur l’exploration des
possibilités; on s’éloigne du « point A au point B » pour se rapprocher de la danse, de l’aisance
dans le déplacement improvisé. Dans les deux cas, il s’agit bel et bien de parkour et mis
ensemble c’est un assez bon résumé d’à quoi le parkour peut ressembler.
Maintenant que nous avons une meilleure idée de ce qu’est le parkour, où s’arrête-t-il? Qu’estce
qui n’est pas du parkour? Si nous revenons à la définition; soit « entraînement visant à
rendre le pratiquant agile », nous pouvons avec un minimum de réflexion déduire que :
- Courir jusqu’à la boulangerie pour acheter du pain, c’est du parkour.
- Nager… c’est du parkour et/ou la résultante du parkour.
- L’escalade, tant qu’elle demeure sans équipement, est aussi une branche du parkour.
Le parkour n’est pas : Lâcher sa console de jeu, sortir dehors pour la première fois en X jours,
se filmer sauter en bas d’une poubelle et mettre le tout sur le web. Que la vidéo contienne un
mouvement propre au parkour ou non n’y change rien. Le parkour n’est pas une liste de
mouvement, plutôt un état d’esprit. Si les vidéos se rattachent très bien à la pratique du
parkour (davantage sur cela dans la section 6), elles ne sont ni essentielles, ni véritablement
utiles. Pour le dire très simplement, un individu qui applique des techniques de parkour pour la
« gloire » Youtube et non pour devenir plus agile n’est tout simplement pas un traceur puisqu’il
ne fait pas de parkour.

2 – Brève histoire du parkour

Le parkour a été « fondé » par David Belle, un français qui s’est inspiré de ce qui lui a appris
son père, Raymond Belle, soldat, athlète et sapeur-pompier. Lui-même s’inspirait du parcours
du combattant (d’où « parkour ») et de la Méthode Naturelle, de George Hébert. David Belle
est encore considéré comme une référence dans la communauté même s’il ne désire pas ce
rôle et s’est « retiré » du parkour il y a un moment.
Avec David Belle s’entraînait au départ Sébastien Foucan et d’autres jeunes traceurs. Il y a eu
scission lorsque les Yamakasi ont choisi de profiter de leurs compétences pour entrer dans le
cinéma, avec un film qui est mine de rien resté dans les mémoires et a capté l’attention de
millier de futurs traceurs : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=29366.html.
Sébastien Foucan s’est aussi un peu éloigné de David en s’intéressant à la scène anglaise.
Pensons à Jump London, un documentaire sur le parkour. De la traduction français-anglais
naquit « free-running ». Avec le temps, le terme parkour a été associé dans la communauté à
une pratique visant l’efficacité, et le terme free-running à une pratique plus libre, visant
davantage l’esthétique (salto, rotations, etc.) Cette distinction existe encore et il est important
aux yeux de beaucoup de traceurs de la savoir, même si elle disparaît peu à peu, faute de
pertinence réelle.
David Belle a fini par s’allier à Luc Besson pour Banlieue13, premier et second volet, en plus
des nombreux reportages et publicités qu’il avait fait auparavant. Il a aussi été coordinateur de
cascade dans Prince of Persia (le film). Les Yamakasi se sont partiellement retirés du parkour,
ceux qui restent ne se font pas connaître ou bien enseignent l’ADD (art du déplacement), leur
« variante » du parkour. Aux dernières nouvelles, Sébastien Foucan était devenu un gourou
spirituel mélangé à un coach d’entraînement physique sans réelles qualifications et s’était
proclamé fondateur du free-running et co-fondateur du parkour.
Entre temps, avec les films, les publicités, les reportages et surtout la création de sites comme
Youtube, le nombre de traceurs a grimpé exponentiellement, des communautés se formant à
peu près partout et le parkour évoluant hors du contrôle de son/ses fondateurs jusqu’à
s’uniformiser dans la situation actuelle, où l’on trouve aussi bien des traceurs en plein centre
de Paris qu’en Palestine, qu’au Japon, qu’au Pérou.
Après le boom d’influence des traceurs français, ce fut au tour de l’Angleterre de dominer la
scène en termes de vidéos, bientôt suivie de la Lituanie et de la Russie, puis rejoint par
l’Espagne. Jusqu’à très récemment, ces cinq pays étaient la source d’à peu près toutes les
vidéos de qualité. Cela étant dit, la scène semble s’être stabilisée à ce niveau, récemment.

3 – Entraînement physique

Si le parkour peut être vu et organisé comme un entraînement physique à peu près complet, il
en va généralement autrement dans les faits. Notamment parce que le traceur débutant se
limite rarement à ce qu’il devrait réellement faire et ne pas faire et parce qu’il préfère
généralement appliquer plutôt qu’entraîner. La pratique du parkour (dans le sens commun de
parkour) implique en effet des impacts et des chocs pouvant devenir assez violent et
endommager le corps, particulièrement au niveau des chevilles, des genoux, des hanches, du
dos et des poignets, soit par « usure » ou par déchirure et bris de tissus. Il est donc essentiel
pour un traceur de préparer un minimum son corps à la pratique.
Le parkour ne nécessite pas une force exceptionnelle, ni une souplesse fabuleuse, ni une
endurance incroyable. La plupart des techniques « pures » développées par les premiers
traceurs sont si naturelles et bio-mécaniquement adaptées au corps humain qu’elles sont
exécutables avec à peu près n’importe quelle condition physique. Le pré-requis manquant à la
majorité des gens n’est donc pas la force, mais une proprioception et une visualisation spatiale
adéquate. Un système nerveux correct n’est pas en trop non plus. En gros, ce qui manque ce
n’est pas le « pouvoir » bouger, mais le « savoir » bouger.
Si exécuter une technique ne s’avère pas très difficile physiquement, y ajouter de l’amplitude
(distance hauteur, rotation) est une autre histoire, au niveau de la proprioception et au niveau
musculosquelettique. La distance et la vitesse influencent de façon exponentielle la force d’un
impact. Essentiel donc d’être en mesure de l’absorber (puissance) ou de la redistribuer
(technique). De même, pour sauter plus loin, l’effort nécessaire augmente lui aussi de façon
exponentielle. Quelqu’un désirant avoir un niveau acceptable et être à l’aise dans le parkour a
donc besoin de développer de la force, ou plutôt, de la puissance.
N’ayant aucune idée des connaissances en entraînement physique du lecteur, j’invite à une
recherche web sur tout terme inconnu, puisque l’explication de chaque concept en profondeur
prendrait un nombre beaucoup plus grand de page et que là n’est pas le but de ce texte. Mes
excuses aux lecteurs ayant une connaissance approfondie sur le sujet, pour mes
simplifications abusives.


3.1 – Bases :

Lorsque le corps est endommagé, il fait ce qui est en son possible pour s’assurer que cela ne
se reproduise plus. Par exemple, lorsque l’on effectue une contraction musculaire intense, le
muscle sollicité s’endommage légèrement sous l’effort et l’on voit l’apparition de microlésions
dans les fibres musculaires. Selon l’intensité, la durée et le type d’effort, le muscle régénérera
ses lésions avec un type de fibre précis et plus adaptées. Les fibres courtes sont plus
adaptées pour la puissance et les longues, pour l’endurance. Il en va de même pour beaucoup
de choses dans le corps. Introduisez de l’alcool dans votre organisme et le rein n’aimera pas,
et le voilà qui devient lentement mais sûrement meilleur à traiter la substance invasive. Brisezvous
un os et il se reconstruira plus fort, si fort que vous êtes pratiquement assurés qu’il ne
brisera plus jamais à ce endroit. Endommagez un tendon et laissez-lui le temps de guérir, il se
renforcera également.
Utiliser ce mécanisme pour se rendre plus résistant se nomme l’endurcissement. L’utiliser pour
acquérir un potentiel de force ou d’endurance se nomme l’entraînement.
Ensuite, nous ne sommes pas particulièrement intéressés par l’endurance dans le parkour,
préconisant une action rapide et très efficace. Comment entraîne-t-on la force et la puissance?
Déjà, posons le principe de série et de répétition.
Une répétition d’un exercice se veut l’exercice en lui-même, exécuté une seule fois, dans tout
son ROM. Une série comporte un nombre prédéfini de répétitions exécutées sans pause. On
place généralement une pause de 30 à 60 secondes entre les séries. Les séries et les
répétitions sont écrites comme suit :
3x5 [exercice]
C’est-à-dire trois séries de cinq répétitions chacune pour un exercice quelconque.
Il est généralement accepté que de 3 à 5 répétitions par série ne développera que peu
d’endurance et de masse musculaire, les gains se faisant dans la force pure et brute.
Évidemment, il faut pour cela que l’exercice soit suffisamment demandant pour que les
quelques répétitions soit demandantes jusqu’à frôler l’échec musculaire. Pour la masse
musculaire, on parle de 8 à 12 répétitions et l’endurance réelle se situe dans tout ce qui
dépasse 15 répétitions. Encore une fois, la série devrait à son terme approcher l’échec
musculaire.
La différence entre la force et la puissance, c’est que la puissance implique une notion de
temps. C’est la force/temps. Quelqu’un de puissant peut générer une grande quantité
d’énergie en un court instant. C’est ce qui nous intéresse dans le parkour car c’est ce qui sert
à sauter, et à amortir un saut. Je dois avouer que mes connaissances sont plutôt limitées à cet
endroit, mais je ne crois pas qu’il y ait de différences majeures entre un muscle fort et un
muscle puissant. Je dirais que c’est au niveau des connexions nerveuses. Pour moi, la
puissance découle du fait d’être capable de mobiliser un grand nombre de fibres en un court
instant. Pour entraîner cela, le concept le plus simple semble le plus fonctionnel : se faire
explosif dans ses répétitions. Un entraînement en force où les phases concentriques sont
lentes et contrôlées, suivies de phases excentriques en contraction maximale et explosive.


3.2 – Le corps du traceur :

Séparons d’abord le corps en deux : haut/bas. Haut regroupant les bras et le torse. Bas
regroupant les jambes et la chaîne postérieure.
Le Haut
Contrairement au bas, le haut rencontrera peu d’impacts très violents, à moins d’une chute ou
de mouvements vraiment inusités. Si les doigts optimaux pour un traceur sont ceux d’un
grimpeur, le type de force que nous désirons retrouver dans le haut du corps en général est
tout simplement celui que les gymnastes développent : des muscles stabilisateurs
exceptionnels en position statiques, une aisance à tirer et à pousser dans un maximum de
directions pour les bras, de la puissance si grande qu’elle permet de l’endurance fabuleuse sur
des mouvements que l’occidental moyen peine à faire. Et le plus beau, c’est que c’est atteint
sans soulever le moindre poids et donc avec un minimum d’équipement et de coûts.
Avoir des biceps bien gonflés n’aide en rien dans la vie (sauf la drague et la culture de l’égo
peut-être), c’est juste encombrant et lourd. De façon générale, soulever des poids est à peu
près inutile lorsque l’on désire s’entraîner pour les performances ou le bien-être, à moins
d’avoir réellement atteint un niveau où aucune progression n’est plus possible sans, chose
que les gymnastes olympiques ne sont même pas près d’atteindre sur le haut du corps.
Considérez que la puissance découle des extrémités. On parle du scapula et du poignet, entre
autre. Il est grandement préférable d’abuser de l’effet de levier que d’empiler des plaques de
fer, les muscles intermédiaires comme les triceps se développeront alors au même rythme que
les muscles des extrémités.
Le Bas
Contrairement au haut, il serait stupide d’entraîner les jambes d’un traceur comme on entraîne
les jambes d’un gymnaste, puisque les gymnastes ne savent ni sauter ni amortir. Deux options
d’entraînement (qui ne s’excluent pas mutuellement) semblent fonctionner dans mes
observations :
1 – Entraînement en haltérophilie, de préférence avec un coach certifié et de qualité, vu la
facilité à laquelle on peut se blesser sérieusement dans cette discipline.
Pros : Beaucoup de traceurs semblent suivre cette optique et elle fonctionne assurément,
créant un potentiel de puissance élevé qui se traduit par des sauts de taille remarquable.
Cons : le ROM des atterrissages semble assez limitée et la zone de confort réduite. De même,
le temps consacré à l’haltérophilie n’est pas consacré à l’acquisition de techniques.
2 – Entraînement en plyométrie.
Pros : Très adaptable à la pratique générale du parkour (qui en contient de toute façon). A
l’avantage d’entraîner des techniques et le système nerveux en plus des fibres musculaires.
Le temps consacré à la plyométrie peut-être entièrement consacré au parkour si c’est ce que
désire le traceur.
Cons : Il semble impossible de développer le même potentiel de force que l’haltérophilie avec
de la plyométrie pure.


3.3 – Mobilité :

Si vous pratiquez le parkour sur le bord de votre zone de confort (soit dans une logique de
progression), vous devriez échouer de temps en temps. Pour un débutant engagé, un échec
ce solde généralement par une chute plus ou moins importante (davantage sur les chutes
dans la section 4). Pour un traceur plus expérimenté, les chutes sont peu fréquentes mais les
échecs généralement tout aussi abondant. Dans les deux cas, l’échec d’une technique signifie
que la position optimale d’arrivée initialement prévue ne fonctionnera pas et qu’une nouvelle
s’impose, généralement bien moins optimale. De ce fait, et parce que cette situation amène un
temps de réaction moindre pour placer le corps, le traceur peut se retrouver à fréquemment
prendre des impacts de diverses amplitudes dans des positions non-optimales.
/anecdote : J’ai souvenir d’un saut particulier que j’ai fait il y a quelques années, où je me suis
lancé d’un rebord à un autre par-dessus un vide de plusieurs mètres. Malheureusement, j’étais
fatigué et j’avais mal calculé mon pas, posant mon pied à moitié dans le vide et diminuant
grandement la puissance de mon saut du fait que je n’avais pas vraiment pu pousser sur cette
dernière impulsion. Me voilà donc dans les airs avec moins d’élan que prévu, un peu
déséquilibré, une situation moins qu’optimale pour un saut si haut. Je me suis adapté,
atterrissant à un pied sur le rebord et m’écrasant contre lui, acceptant de prendre l’impact
dans ma hanche droite pour éviter de tomber. Pas besoin d’être physiothérapeute pour
comprendre que le corps humain n’est pas fait pour prendre de tels impacts dans une position
aussi précaire.
Dans cette situation, plusieurs facteurs ont permis que je m’en sorte indemne (enfin, apeuré
mais sans blessure). D’abord, mes jambes ont un potentiel de force qui me permet d’amortir
un saut comme celui-là avec aisance, la charge musculaire n’était donc pas « très »
supérieure à ce que ma jambe pouvait fournir. Ensuite, et c’est l’intérêt de cette section, j’ai
acquis une certaine mobilité au niveau des hanches.
Qu’est-ce que la mobilité au juste? C’est littéralement le ROM. Range of Motion, amplitude de
mouvement. La mobilité, c’est à quel point une articulation est souple en elle-même et
comment ce qui l’entoure est flexible, dynamiquement ou statiquement. Votre poignet est
probablement l’articulation la plus mobile de votre corps, il peut plier sur deux axes et pivoter
environ ou plus de 180°. En entraînant sa souplesse, vous pourrez gagner encore plus
d’amplitude possible sur ses mouvements, jusqu’à ce que vous atteigniez la limite de
l’articulation en elle-même. Autrement dit, ce qui limite les mouvements de votre poignet en ce
moment au niveau de la souplesse ce sont des tendons et des muscles qui sont moins
flexibles que l’articulation. De ce fait, si vous tentez une dorsiflexion du poignet en gardant les
doigts droits, vous atteindrez difficilement plus de 45°. Pourtant, votre poignet peut effectuer
une dorsiflexion d’environ 90° avant de rencontre une réelle résistance, os ou cartilages.
Imaginons que j’exerce soudainement une pression sur votre poignet, l’obligeant à effectuer
une dorsiflexion. Comme le muscle n’est pas souple, il est rapidement sur-étiré par ma
pression et n’est pas en mesure de fournir une contraction. Il risque la déchirure s’il est
vraiment dans un piètre état. De même, si j’exagère la pression davantage, ce sont vos
tendons qui risquent de prendre le coup et je suis soudainement en mesure de causer une
tendinite ou bien pire, selon la force que je mettrai. Votre mobilité moindre vous empêche non
seulement d’exercer une résistance contre la force que je vous oppose, mais elle vous rend
susceptible à des blessures avant même que votre articulation ne soit vraiment à bout.
Pourquoi cela nous intéresse-t-il? Parce que lorsque l’on pratique le parkour, le béton et la
gravité s’unissent pour exercer une pression de ce genre sur plein d’articulations. Pensons à
un atterrissage. La cheville reçoit en premier la force de l’impact et subit une dorsiflexion
intense. Si à la moindre flexion elle se retrouve incapable de fournir un effort et que le mollet
est sur son point de rupture, on ne fera pas de parkour très longtemps. Si au contraire elle est
très mobile, des atterrissages d’urgences où imprévus (dans le noir absolu où on ne voit pas le
sol et où il faut réagir après l’impact par exemple) ne causeront pas problème, car elle se
blessera moins facilement et pourra amortir des impacts plus grands (plus de ROM = plus de
temps = plus de puissance générée). De même, si vos chevilles sont réellement mobiles,
pratiquement aucune chute de moins d’un mètre ne pourra leur faire mal, peut importe la
position de l’atterrissage.
Je ne parle ici que des chevilles/poignet mais c’est évidemment quelque chose à développer
sur chaque articulation, particulièrement au niveau du bas du corps, pour le parkour.

3.4 – Échauffement

Pourquoi une telle section? Parce que c’est un fléau. Dans presque toutes les communautés
que j’ai croisées, l’échauffement comportait des absurdités. Dans certaines d’entre-elles, je
suis plutôt affirmatif que l’on risquait moins de se blesser en ne s’échauffant tout simplement
pas. Un bon échauffement pour le parkour devrait respecter ce qu’est le parkour : des impacts
et l’explosivité. On ne doit pas intégrer de parkour dans l’échauffement pour le parkour, il me
semble que cela va de soi.
D’abord, activation cardiovasculaire. Quelques minutes de joggings finies avec un long sprint
peuvent faire le travail avec brio. Un peu de travail de mobilité et d’étirements statiques courts
(moins de 20 secondes), suivi d’étirements dynamiques et fini avec une activation du système
nerveux (jeu à plusieurs ou défi technique sécuritaire).

3.5 – Ressources

Le livre de Coach Sommers « Building the Gymnastic Body » s’avère un excellent point de
départ pour comprendre et commencer immédiatement un entraînement similaire à celui que
suivent les gymnastes. Une attention particulière doit être placée sur la forme et sur le niveau
de contraction, ce qui ne peut être que bénéfique pour la proprioception et le système nerveux
de tout individu commençant un entraînement dans le but de faire du parkour.
www.gymnasticbodies.com
Pavel Tatsouline a écrit nombre de livres sur l’étirement et sur les calisthenics (entraînement
au poids du corps). Sans êtres des références de qualité exceptionnelle, ses livres ont le
mérite d’être clairs et directs.
http://en.wikipedia.org/wiki/Pavel_Tsatsouline
DemonDrill propose sur son compte Youtube plusieurs exercices pour le parkour et par le
parkour, si ce n’est pas toujours pertinent, il ya certainement un bon nombre de vidéos qui
valent la peine d’être vu par un débutant.
http://www.youtube.com/user/DemonDrills
Une vidéo d’exercices de mobilité pour le bas du corps optimisés pour le parkour. À noter que
les sources sont dans la description :
http://www.youtube.com/watch?v=e2tOkjSq9U4
Une vidéo pour le renforcement des chevilles originalement créée pour les trickers mais qui
sans être extensive s’applique très bien au parkour :
http://www.youtube.com/watch?v=8B1XvEbJUKE

4 – Entraînement technique

Le parkour a une immense composante technique. L’approche générale de la discipline, celle
qui est préconisée dans les vidéos, se fait avec une dizaine de techniques de bases qui sont
enchaînés ou combinés à des techniques « non-pures », soit des techniques qui en soit ne
servent à rien sinon à l’entraînement et à l’esthétique; elles ne sont pas efficaces en ellemême.
Vu le nombre fantasmagorique de vidéos tutoriels sur Youtube pour chacune des
techniques répertoriées, je ne m’éterniserai pas sur la méthode d’entraînement, me contentant
d’apporter les essentiels et les distinctions.

4.1 – Les techniques pures

La course : Assez explicatif en soi, la course en cache cependant un peu plus. La course
englobe le moyen de locomotion à vitesse variable qui relie les obstacles entre eux et la prise
d’élan. L’importance d’une course d’élan de qualité est souvent sous-estimée par les traceurs
non-expérimentés.
Le passement : (Vault en anglais) S’applique plus ou moins à tout muret ou obstacle de cette
forme dont la hauteur se situe entre les hanches et les épaules. Le traceur pose sa/ses
mains(s) sur l’obstacle et s’en sert pour gagner hauteur et/ou vitesse alors qu’il passe de
l’autre côté. Généralement, les pieds ne toucheront pas l’obstacle.
Le passe-muraille : (Wall climb en anglais) S’applique à des surfaces verticales trop hautes
pour qu’un passement puisse être appliqué. Le traceur utilisera un pied sur le mur pour
convertir sa course en une impulsion verticale. Si le mur est suffisamment bas, le passemuraille
peut être enchaîné avec un passement directement, sinon avec une planche.
La planche : (Climb-up et Muscle-up en anglais) Soit l’action d’être accroché à un mur ou autre
chose avec les mains et de se hisser jusqu’à s’y tenir debout.
Les atterrissages : Essentiels pour bien amortir les impacts. Quatre principales distinctions à
l’atterrissage banal :
Roulade : Dispersion de l’énergie verticale sur une plus grande surface, réduisant et
ralentissant le pic de force de l’impact. La roulade s’applique surtout en accord avec un élan
particulier, comme une course ou une rotation. Une chute purement verticale ne sera pas
mieux amortie en roulade.
Précision : Se veut un atterrissage sur une surface très petite, comme une barre ou le rebord
d’un mur. Est aussi utilisé en opposition à « crane » pour signifier que le traceur arrive avec les
deux pieds sur l’obstacle en question.
Crane : Se veut un atterrissage sur le rebord de l’obstacle ou un seul pied se place sur le
rebord, l’autre venant se placer sur la surface verticale dessous, ou dans le vide dans le cas
d’une barre. Généralement utilisé lorsque le saut manquait d’impulsion pour arriver en
précision.
Bras : (Saut de bras pour le mouvement en entier, ou Cat Leap en anglais.) Se veut un
atterrissage sur une surface verticale ou seul les bras s’accrocheront au rebord. Généralement
suivi d’une planche pour se hisser sur le mur.

4.2 – L’importance du reste

Si le parkour est un entraînement visant à rendre l’individu agile, c’est-à-dire à l’aise dans ses
déplacements, alors celui-ci gagne nécessairement à essayer et perfectionner un maximum
de mouvements. Un salto par exemple, nécessite beaucoup de temps pour être perfectionné
et acquis dans un maximum de situations. Il développera peu le corps au niveau musculaire
mais travaillera davantage qu’un saut de précision le système nerveux en plus d’améliorer
grandement la proprioception et la visualisation spatiale.
Se limiter aux techniques pures est un suicide lent dans le parkour, puisque que le traceur
frappera un plateau. Un plateau physique, technique et mental. Les techniques pures étant
bio-mécaniquement excellentes une fois bien comprises, elles peuvent difficilement être
améliorées, sinon par une puissance physique qui viendrait augmenter l’amplitude.
L’acquisition de cette puissance, à un certain stade, est lente et demande une grande
implication. De même, l’absence de nouveau défi autre que « gagner quelques centimètres de
détente sèche » en rebutera beaucoup.
Tout mouvement sortant de la zone de confort et nécessitant une attention particulière pour
être exécuté vaut la peine d’être essayé tant qu’il ne comporte pas un niveau de risque
aberrant. En plus, c’est amusant.

4.3 – Où s’informer

www.google.com
Trouvez des traceurs près de chez vous, une communauté ou des individus isolés, peu
importe. Le chemin que vous devez parcourir pour apprendre le parkour, ils l’ont déjà parcouru
et ils ont des connaissances techniques qu’ils pourront vous inculquer. Laissez tomber l’idée
de payer des cours, pratiquement personne n’a encore ce niveau d’instruction dans le monde
du parkour pour justifier les prix que certains osent mettre. N’importe quel traceur expérimenté
vous apprendra aussi bien que des cours de parkour.
www.youtube.com
Vous voulez comprendre un mouvement et l’apprendre? Trouvez son nom et chercher un
tutoriel sur Youtube. Regardez-en plusieurs et fiez-vous à ce qui revient.
Il n’existe pour le moment aucun livre référence sur l’enseignement du parkour, bien qu’au
moins un soit en cours de rédaction.

5 – Aspect mental

Le danger inhérent à la pratique commune du parkour génère de la peur. En ville, le sol est en
béton, les murs fait de briques. Ils sont plus durs que le corps humain. Les sauts ne sont pas
toujours où l’on voudrait, ni à la hauteur que l’on voudrait. La prise d’élan en elle-même n’est
pas toujours optimale. La fatigue s’installe vite et une erreur peut coûter cher.
Chaque traceur bouge avec un niveau de risque qui lui est propre. Certains n’en prennent
quasiment jamais, préférant progresser lentement mais sûrement, conservant leur pratique
dans une zone de semi-confort, au mieux. Ils appliquent un principe de précaution. D’autre (la
plupart) n’en prennent que dans certaines conditions, appliquant un principe d’attrition.
D’autres encore sont tout bonnement inconscients et, pour quelque raison que ce soit,
décident de faire abstraction du risque.
Dans un cadre de parkour, redéfinissons « risque et danger ».
Danger : Possibilité néfaste (tomber, s’empaler sur la clôture, se briser une jambe, se tuer,
glisser à l’arrivé, etc.)
Risque : Considération du danger selon sa probabilité d’occurrence.
Autrement dit, le danger n’a aucune consistance, il ne prend pas en compte son irréalisme ni
les faits. Quant au risque, il inclut dans son analyse la probabilité que la chose en question se
produise, par induction et par déduction, et offre donc une meilleure perspective de ce qui est
réellement à considérer en termes de danger. Que le mur où je saute s’écroule quand
j’arriverai dessus est un danger. Ce n’est cela dit un risque réel que si le mur est dans un
piètre état.


5.1 – L’évolution de la peur

La nature de la peur subit généralement une évolution dans le développement du traceur. Au
départ, c’est son propre corps qui lui apparaît comme peu fiable. Il ne le contrôle pas très bien,
du moins dans une optique de parkour, et ne connait pas non plus ses limites et ses capacités.
Toute manoeuvre est donc inquiétante. La peur de chuter camoufle en fait la peur de ne pas
pouvoir y faire quoi que ce soit. Le débutant stresse sur quelque chose que les traceurs
expérimentés n’appréhendent plus réellement puisqu’ils ne connaissent plus ce
questionnement : comment réagira mon corps? Ce manque de confiance viendra à être
comblé par la pratique, et le contrôle sera acquis à force de sortir de la zone de confort si
réduite.
Sans que cette peur primaire du soi ne disparaisse complètement, elle changera de ton et
apparaîtra principalement en dehors de la zone de confort : « Suis-je trop fatigué pour ce
saut? Est-ce que je me rends aussi loin? » Le traceur expérimenté ayant une bonne idée de
ce qu’il peut ou ne peut pas faire et se permettant des sauts beaucoup plus techniques, il sera
plus souvent effrayé par des composantes de danger environnementales; la branche d’un
arbre à éviter en plein milieu d’une autre manoeuvre, une surface réduite où il devra prendre
appui, la solidité de telle ou telle chose, etc. Sans douter que son corps exécutera ce qu’il lui
demandera comme le débutant le ferait, il doute cependant que ce qu’il demandera à son
corps soit la bonne chose. Dans sa zone de confort cela dit, le traceur expérimenté bouge
sans réelle crainte et sans ressentir la présence du moindre risque. Il domine son mouvement.


5.2 – Blocage et frayeur

Lorsqu’un traceur se retrouve devant un saut, il peut avoir si peur qu’il ne décide de ne pas le
faire. Réaction logique quand le risque est trop élevé ou quand la mort est certaine, mais
réaction illogique lorsqu’en fait le risque est objectivement nul et que c’est le danger (affectif
donc) qui cause la peur. Par exemple, un traceur sautant sans élan deux mètres horizontaux
pourrait avoir peur de sauter par-dessus un vide d’un mètre de largeur, simplement parce que
le vide est profond de plusieurs dizaines de mètres. Il n’a aucune raison d’avoir peur de passer
là, puisque le risque est pratiquement nul pour lui. Pourtant, le danger si « impressionnant »
l’empêche de sauter et de passer.
Si son esprit est partant mais que son corps refuse d’effectuer le saut, le traceur a un blocage.
Il pourra prendre sa course d’élan avec une calme plat, mais son corps se bloquera lorsqu’il
approchera du saut, outrepassera sa volonté comme un réflexe le ferait et l’arrêtera (de façon
plus dangereuse que le saut lui-même, parfois). Autrement, si la peur n’est pas physiologique
mais mentale, et qu’il est effrayé du saut au point où l’idée même de l’essayer lui fait peur,
alors on ne parle plus de blocage, mais de frayeur.


5.3 – Surmonter la peur

Lorsque le traceur croit bon de surmonter sa peur d’un saut, il peut utiliser, entre autre, deux
techniques. S’il en existe d’autres, j’ose croire qu’elles sont soient peu utilisées, soit peu
efficaces, soit des variantes de celles que je décris ici.
La sérénité : Dans cette approche, le traceur s’accordera du temps à se concentrer sur le saut,
à l’appréhender dans on ensemble, à regarder chaque détail, à calmer sa peur. Pour ce faire,
il se questionnera « pourquoi ai-je aussi peur? » et il tentera de rationnaliser la peur. Il
acceptera le risque qu’implique le saut et prendra le temps de visualiser en détail chaque
action si nécessaire. Lorsqu’enfin il sera calmé et prêt, il reconsidérera le tout, se demandera
peut-être pourquoi il veut faire le saut et décidera s’il le fait ou non. Son corps et son esprit
relaxé, il est plus apte à se lancer et à réagir en cas de problème.
La rage : Dans cette approche, le traceur fera monter l’adrénaline et son rythme cardiaque en
s’excitant et en visualisant violemment le saut, se convaincra peut-être en lui-même qu’il doit
faire le saut, pour sa survie ou pour son égo. Il ne visera pas une exécution parfaite mais une
exécution brutale. Au lieu de s’interroger au sujet de sa peur, le traceur l’ignorera tout
simplement.
Si aucune des deux approches n’est meilleure que l’autre, il est quand même notable que la
sérénité semble causer moins de blessure. Elle est généralement moins puissante aussi pour
ce qui est de passer à travers les blocages, quoique cela semble relatif à la personne.
Certaines situations se prêtent davantage à la rage (pensons à des sauts en distance qui ne
demandent que peu de technique) alors que d’autres sont plus adaptés à une technique de
sérénité (pensons à un saut très technique et précis). Savoir jouer entre les deux me semble
l’optimal, à mélanger avec un principe d’attrition sensé.


5.4 – La peur des hauteurs

Dans la pratique commune du parkour, la peur des hauteurs peut s’avérer un problème
lorsque le niveau commence à monter.
Dans mon expérience, l’amplitude de la peur est corrélée à la hauteur, mais il y a assez vite un
plateau, dû entre autre au fait que le cerveau est très mauvais pour estimer les distances
verticales. De ce fait, une personne ayant peur des hauteurs n’aura probablement pas plus
peur à quarante mètres du sol qu’à quatre. Si l’on ajoute comme prémisse que le temps
nécessaire pour se débarrasser d’une peur n’est déterminé que par l’affectivité et non par
l’objectivité, on obtient un fait intéressant auquel je reviendrai plus tard.
Surmonter la peur des hauteurs nécessite de comprendre sa source. En premier lieu, le
cerveau maintient l’équilibre du corps en utilisant des données sensorielles de la vue et celles
qui lui viennent du liquide dans l’oreille interne. Ces deux données ne s’articulent pas de la
même manière au niveau du sol et en hauteur, parce que le sol est plus loin. En hauteur un
mouvement de la tête ne cause pas le même stimulus visuel qu’au sol alors que les stimuli
sensoriels de l’oreille interne restent les mêmes. Il y a donc un décalage dans le cerveau, un
inconfort. C’est ce qu’on appelle le vertige.
La peur des hauteurs découle de ce vertige, cet inconfort, qui peut prendre des niveaux
différents selon la hauteur et selon la façon dont le cerveau de l’individu agence les
informations pour dicter la stabilisation de l’équilibre. Elle découle aussi de ce doute du soi,
déjà mentionné dans la section 4.1. Un individu qui n’est pas certain que son corps fera
exactement ce qu’il lui demandera craindra de se tenir sur le bord du vide, car son corps
pourrait « soudainement sauter dans le vide ». (Évidemment, le doute de soi n’est pas un fait
binaire, plutôt un spectre.) Pour se débarrasser de la peur des hauteurs, il faut donc jouer
avec ses composantes. Il faut acquérir la certitude que notre corps fera ce qu’on lui
demandera (et que ce qu’on lui demandera), et il faut habituer notre cerveau à utiliser les
stimuli de façon plus adaptée. Plus on progresse en ce sens, plus on est confortable à bouger
en hauteur.


5.5 – Où s’informer?

Pour autant que je sache, vous venez de lire le texte le plus complet jamais écrit sur la
progression de l’aspect mental dans le parkour.

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Arpenteur de la Voie

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Re: Partage de citations

Message par Meta- le Lun 9 Fév 2015 - 23:07

Asaka [ABS] a écrit:
"Visez toujours la Lune. Même si vous la manquez, vous atterrirez parmi les étoiles."

Les Brown

"Ne soyez pas arrogants. Le cercle parfait de la Lune ne dure qu'une nuit."

Sengai

"Face à une situation délicate, ce qui compte n'est pas ce qui va se passer, mais ce que tu vas faire..."

Montse Ferraro

"Idéalement, nous sommes ce que nous pensons. dans la réalité, nous sommes ce que nous accomplissons."

Ayrton Senna

"Si vous rentrez dans un mur, n'abandonnez pas. Trouvez un moyen de le traverser, de l'escalader, ou bien bâtissez autour..."

Michael Jordan

"Tant que vous essayez, vous ne perdez pas."

Mike Dikta

"Il vaut toujours mieux essayer que ne jamais échouer."

Andrew Williams

"Pour chasser le lion, pensez à la façon du lion, pas de la souris."

Thomas Drier

Yasmïn Ellunuïn a écrit:Voilà.

Alors j'ai eu l'idée de créer ce sujet, qui n'est absolument pas destiné au flood.

Vous pourrez y poster vos citations , que vous aimez, qui "conviennent " a notre mentalité ...

« Ce que vous aurez appris en écoutant les
paroles des autres, vous l’oublierez bien
vite.
Ce que vous aurez compris avec la totalité
de votre corps, vous vous en souviendrez
toute votre vie. ». >>

Asaka [ABS] a écrit:
"La liberté, c'est de savoir où on va et surtout, pourquoi on y va"

Celle-là est un peu tordue mais pas fausse:
"Avant d'apprendre, apprenez à apprendre"

"Apprendre sans comprendre est comme verser de l'eau dans une bouteille percée: l'eau reste assez pour faire croire que la bouteille est pleine mais, le jour où l'on en a besoin, elle est vide et l'on est assoiffé."

"Vous pensez savoir? Alors c'est que vous ne savez rien."

Sur le même thème, tiré de la Bible...le contexte est certes différent mais la phrase reste vraie^^
"Ceux qui croient voir, ceux-là sont les aveugles. Ceux qui se savent aveugles et dans les ténèbres, ceux-là voient vraiment."

"La victoire? A quoi bon la victoire? La victoire c'est la fin du temps des changements et des remises en question. Quand on a gagné on cesse de progresser. Et donc, de gagner."

"Seule la défaite grandit. Hannibal fit demi-tour devant Rome offerte, César fut assassiné aux Ides de Mars, Napoléon écrasé à Trafalgar...les héros se révèlent dans la défaite. On ne s'y prend jamais assez tôt pour construire le piédestal du haut duquel on sautera afin d'aller en construire un autre, ailleurs, d'une autre manière."


Ilhuin a écrit:J'ai un truc sympa que j'avais écrit, extrait d'une conversation en MP avec Neya Silow :

"Je suis d'accord avec toi pour dire que l'entraînement est important pour être Marchombre ou Sha'Dho, mais c'est surtout un état d'esprit : comme l'a dit Ellana, un Marchombre, qu'il soit blessé, mourant, vieux, enchaîné ou dans n'importe quel état qui ne le laisserait pas en pleine possessions de ces capacités, reste un Marchombre.
Apres, c'est ce que je disais, l'état physique suit : tu veux être silencieuse car c'est ta nature donc tu t'entraîne, ta liberté fais que tu ne te laisses pas marcher sur les pieds donc tu te défends et tu te bats, tu veux écouter le vent sans aucun autre son donc tu escalades.


Esprit libre et sans limites,
Constante élévation sur la Voie,

Marchombre."


Voila.





Yasmïn Ellunuïn a écrit:
"L'important est de progresser, chacun à son
rythme, par rapport à soi et non pas par
rapport aux autres. Nous savons que rien
n'est acquis définitivement et qu'il convient
de ne jamais perdre… ni humilité ni
patience."


Senseï Kasé
Ps : je prend ses citations car mon Maître actuel a fait un "Recueil" de toutes ces paroles ...

Mystère a écrit:« Chez la plupart des hommes, le calme est léthargie, l'émotion fureur. »

« Toute amitié doit être recherchée pour elle-même, elle a cependant l'utilité pour l'origine. »

« La vraie sagesse, la vraie supériorité ne se gagne pas en luttant mais en laissant les choses se faire d'elles-mêmes. Les plantes qui résistent au vent se cassent, alors que les plantes souples survivent aux ouragans. »

« Je ne cherche pas à connaître les réponses, je cherche à comprendre les questions. »

"S'insurger contre le destin est une chose louable mais ne servirait qu'à ensemencer l'esprit des graines du regret. Quelques fois la véritable sagesse, c'est de savoir accepter ce qui s'est passé. Le doute est une force, une vrai et belle force, veille cependant à ce qu'il te pousse toujours en avant..."

"pour une nuit, je préfère glisser sur le fil du rêve et briller un soir de cette lueur si particulière qui nous autorise à une simple caresse."

"Remonter le fleuve de son âme d'un simple mouvement, refleter le cours d'eau sur son esprit, réecrire de sa main les inspirations qui nous habitent."

"Frénésies, un mot qui en dit long sur le rythme propre à chacun. L'important n'est pas de freiner les frénésies mais de les approprier comme parti intégrante de nous même. Dès lors il s'agit de transformer une force indépendante comme appartenante à notre propre volonté"

"Le funambule au câble haut perché n'a d'équilibre que pour celle qui lui reconnait une réelle présence. Le magicien des mots se cachera toujours derrière le rêveur obstiné, mais ce dernier n'oubliera pas de créer trames de son destin."



Les «» proviennent d'auteurs. Les "" sont de moi-même. Autant relancer un sujet intéressant tombé dans l'oubli.


Sëlarund a écrit:" Tu dois voir l'Aïkido comme une part de pizza. Compare ton corps à ton gros intestin et dit moi si nos côlons peuvent tous digérer la pizza."

Phrase hautement représentative de mon Maître, expliquant l'esprit Aikidoka à un enfant débutant. Je l'aime bien moi  
:P


Mayt a écrit:"Ce n'est pas un signe de bonne santé mentale d'être bien adapté à une société malade."
Jiddu Krishnamurti.

"Nombreux sont les vivants qui mériteraient la mort et les morts qui mériteraient la vie. Pouvez-vous leur rendre, Frodon ? Alors, ne soyez pas trop prompt à dispenser mort et jugements. Même les grands sages ne peuvent connaître toutes les fins."
Gandalf le Gris


Ilfasidrel a écrit:Lumière face au chemin sombre.
Volonté de vivre face aux idées noires.
Espoir face aux rêves perdus.
Un sens à une vie qui s'écroulait.
Une nouvelle force.
Se relever pour ne plus retomber.

A la base, je me suis inscrite sur ce forum pour trouver comment devenir Marchombre. Pourquoi vouloir devenir Marchombre ? Parce que j'ai ressenti un nouvel élan de vie lorsque j'ai lu les livres, une force attirante qui m'a poussée à me relever, alors que mon esprit souffrait. Devenir Marchombre... C'était devenu une obsession, mais j'ai très vite changé de cap après avoir conversé avec les membres de ce forum. Depuis tout ce temps, j'ai évolué, avancé, pris conscience. J'ai appris à porter plus d'attention au monde qui m'entoure, je l'ai regardé d'un autre oeil. J'ai découvert l'Aïkido grâce à Sëlarund. J'ai appris à faire des choix, j'ai eu de plus en plus de responsabilités. Et avant tout, je me suis intégrée dans une communauté, dans une famille ou une bande d'amis. J'ai grandi, ici, parmi vous.

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"- Éviter toutes pensées perverses
- Se forger dans la voie en pratiquant soi-même
- Embrasser tous les arts et non se borner à un seul
- Connaître la Voie de chaque métier, et non se borner à celui que l'on exerce soi-même
- Savoir distinguer les avantages et les inconvénients de chaque chose
- En toute choses, s'habituer au jugement intuitif
- Connaître d'instinct ce que l'on ne voit pas
- Prêter attention au moindre détail
- Ne rien faire d'inutile"

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Re: Partage de citations

Message par Meta- le Mar 14 Avr 2015 - 17:45

"Des sentiments comme la déception, l'embarras, l'irritation, le ressentiment, la colère, la jalousie et la peur, au lieu d'être de mauvaises nouvelles, sont en réalité des moments de clarté qui nous enseignent ce que nous refoulons."


Pema Chödrön

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Re: Partage de citations

Message par Eragon le Mar 14 Avr 2015 - 20:56

Les moments où l'on ressent tous ces sentiments sont en effet des moments où l'on prend conscience de choses qui pourraient nous changer si nous les acceptions.

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Re: Partage de citations

Message par Itarillë le Jeu 16 Avr 2015 - 9:37

Nerwen : La citation "Visez toujours la Lune. Même si vous la manquez, vous atterrirez parmi les étoiles." est d'Oscar Wilde il me semble, et non de Les Brown
... Après une rapide recherche google, j'en ressors encore plus perturbée... 5 auteurs différents pour la même phrase, formulée de différentes manières.


Ce qui en vient à me faire partager celle ci :p  : 
"Le problème avec les citations sur internet c'est qu'on ne sais jamais si elles sont vraies" Abraham Lincoln

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Re: Partage de citations

Message par Meta- le Dim 26 Avr 2015 - 9:12

Ender a écrit:Il est clair que c'est lorsqu'on est privé de quelque chose qu'on prend réellement et profondément conscience du lien qui nous y unit.

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"- Éviter toutes pensées perverses
- Se forger dans la voie en pratiquant soi-même
- Embrasser tous les arts et non se borner à un seul
- Connaître la Voie de chaque métier, et non se borner à celui que l'on exerce soi-même
- Savoir distinguer les avantages et les inconvénients de chaque chose
- En toute choses, s'habituer au jugement intuitif
- Connaître d'instinct ce que l'on ne voit pas
- Prêter attention au moindre détail
- Ne rien faire d'inutile"

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Re: Partage de citations

Message par Meta- le Dim 17 Jan 2016 - 0:43

Oukou a écrit:C'était avec un pt'it gars d'à peine 7 ans, Aaron, le fils d'une exceptionnelle amie, y a quelque jours de ça.
 Les bars bondés, un p'tit verre au subway, un p'tit gars surexcité ... 
Une maman qui gronde "Aaron, calme-toi !!!", son menton entre ses doigts.
Une p'tite voix qui s'élève, celle du bonhomme :

"Je te tiens 
Tu me tiens 
Par la barbichette 
Le premier 
Qui rira
Aura une tapette" 


Je regarde, complice, son père.

"Ne pas rire, ne pas rire, ne pas rire" 


Un éclat, quelques secondes ensuite. 3 rires, les nôtres, puis celui du p'tit bonhomme. 
Il fallait pas craquer, elle le grondait ! On a lâché, il a gagné ...
On a gagné, on a gagné ce moment, celui d'un fou-rire partagé

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Re: Partage de citations

Message par - Aliac - le Dim 17 Jan 2016 - 14:15

Jesper Juul a écrit:"Un enfant blessé dans son intégrité ne cesse pas d'aimer ses parents, il cesse de s'aimer lui-même"

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Re: Partage de citations

Message par Mayt le Dim 17 Jan 2016 - 18:25

Brel a écrit:La plus grande injustice de notre temps, ce n'est pas la naissance, c'est ce qui se passe quand l'enfant se demande : "Est-ce moi qui ai tort, ou est-ce sont les adultes qui sont cons ?". Et la réponse à cette question, on la trouve pour toute la vie. Là il y a injustice.

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Re: Partage de citations

Message par Serpio le Lun 25 Avr 2016 - 14:17

"Si haut qu'on monte, on finira toujours par des cendres."

(jesaispasqui)
"L'art lave notre âme de la poussière du quotidien"
Pablo P.
"Le désir c'est une énergie, et l'énergie c'est du désir."
Philippe Labro
"Le vrai sage est celui qui fonde sur le sable."
Henri de Réginien/(Régnien?)
"Les miroirs feraient bien de réfléchir un peu plus avant de renvoyer des images."
Jean Cocteau
"Les sentiments sont des métaux, il importe d'en connaitre la densité."
François Danemark
"La richesse est pareil à l'eau de mer, plus on en boit, plus on a soif."
Arthur Schopenhauer
"Dura lex, sed lex"
(connard de romains :p )

""Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c'est encore une autre."
Jorge luis Borges
"Ce qu'un homme ne dit pas est le sel de la conversation."
(proverbe japonnais)
"La donation est une montée vers la gloire par l'escalier de service."
Christine Arnothy
"Enfant: existence sans biographie."
Milan Kundera
"Nous n'arrivons pas à changer les choses selon notre désir, mais peu à peu notre désir change."
Marcel Proust


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Re: Partage de citations

Message par Meta- le Dim 1 Mai 2016 - 23:47

"Pour que les choses nouvelles puissent naître, il faut que les vieilles meurent. En prendre conscience n'est pas sans risque, parce que ça nous rapelle qu'il faudra nous séparer de la plus grande partie de ce qui nous est familier. Et c'est dur. Mais ça fait partie du scénario de la vie. A moins que nous n'arrivions à accommoder psychologiquement le changement, nous commencerons nous-mêmes à mourir, de l'intérieur. Ce que je tiens à dire, c'est que les objets, les traditions, les habitudes et les manières de vivre doivent périr pour que l'être humain authentique puisse vivre. Et c'est 'être humain authentique qui importe le plus: cet organisme viable, souple, capable de se relever et de faire face en s'adaptant à tout ce qui est nouveau."

- Phillip K.Dick, Si ce monde vous déplait... et autres essais




Voguerêve a écrit:Il y un gouffre entre choisir une direction et faire une obsession de la destination

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Re: Partage de citations

Message par Meta- le Sam 21 Mai 2016 - 10:59

The fragility of cristal is not a weakness but a fineness.
Joy is not only in relationships. Its everywhere



En plus, je l'ai écrit.
Nota à moi-même: ne pas oublier ceci:


I a écrit:Le résultat final, le rêve, l'objectif, doit rester une lumière. Peu importe au fond qu'on le rate ou qu'il nous déçoive. Ce n'est pas agréable, mais est-ce important ? Vivre, n'est-ce pas aussi ressentir ?
Peu importe cela, car ce qui est important, c'est le chemin parcouru. Ce sont les expériences vécues. Ce sont les raisonnements que nous aurons eu, et tout cela qui nous aura fait grandir. Mûrir. Progresser.

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Re: Partage de citations

Message par Gwendalen le Mar 24 Mai 2016 - 19:54

Flowing through all, there is balance
 There is no peace without a passion to create
  There is no passion without peace to guide
  Knowledge stagnates without the strength to act
Power blinds without the serenity to see
 There is freedom in life 
There is purpose in death
 The Force is all things and I am the Force
Gray Jedi Code

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Re: Partage de citations

Message par Obéron le Jeu 26 Mai 2016 - 12:06

Fatals Picards a écrit:"Dieu existe, il est mis en bouteille en France" Robert

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Re: Partage de citations

Message par Meta- le Mar 31 Mai 2016 - 20:32

Yasmïn Ellunuïn a écrit:J'ai décidé de poster ce sujet ici, car je ne sais pas si tout le monde se rend compte : Mais l'équilibre est primordial dans tout combat. Voilà une petite histoire de mon Senseï (oui , je parle toujjours de lui , mais il est important pour moi , même s'il est mort, ses paroles ne se perdront jamais ...)



"Ayant l’occasion de séjourner au Japon, au début du siècle, un Européen avait décidé d’y apprendre le Jiu-jitsu
qui lui paraissait être une méthode de combat redoutable. Il commença donc à suivre les cours d’un Maître
renommé.
Mais quelle ne fut pas sa surprise quand, au bout de la troisième séance, il n’avait toujours appris aucune
technique de combat ! Il s’était seulement exercé à des mouvements très lents, en décontraction. A la fin de la
séance, il décida d’aller trouver le Maître.
« Monsieur, depuis que je suis ici, je n’ai rien fait qui ressemble à des exercices de lutte.
- « asseyez vous, je vous prie », déclara le Maître.
L’Européen s’installa négligemment sur le tatami et le Maître s’assit en face de lui.
- « Quand commencerez-vous à m’enseigner Jiu-jitsu ? »
Le Maître sourit et demanda :
- « Etes-vous bien assis ? »
- « Je ne sais pas… Y a-t-il une bonne façon de s’asseoir ? »
Pour toute réponse, le Maître désigna de la main la façon dont il s’était lui-même assis, le dos bien droit, la tête
dans le prolongement de la colonne vertébrale.
- « Je sais, dit patiemment le Maître, je sais, vous voulez apprendre à lutter. Mais comment pouvez-vous
lutter si vous ne cherchez pas l’équilibre ? »
- « Je ne vois vraiment pas le rapport entre le fait de s’asseoir et le combat. »
- « Si vous ne pouvez rester en équilibre quand vous êtes assis, c'est-à-dire dans l’attitude la plus simple,
comment voulez vous garder l’équilibre dans toutes les circonstances de la vie et, surtout, dans un
combat ? »
S’approchant de son élève étranger qui restait perplexe, le Japonais le poussa légèrement. L’Européen tomba à
la renverse. Le Maître, toujours assis, lui demanda alors d’essayer de le renverser à sont tour. Poussant, d’abord
timidement d’une main, puis y mettant les deux, l’élève finit par s’arc-bouter vigoureusement contre le Maître,
sans succès. Soudain, ce dernier se déplaça légèrement et l’autre bascula en avant, s’étalant de tout son long sur
les tatamis.
Esquissant un sourire, le Maître ajouta :
« J’espère que vous commencez à comprendre l’importance de l’équilibre. Etre fier de sa force quand on ne
maîtrise pas encore sa fougue, c’est comme si on se vantait publiquement de ses défauts.»

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Re: Partage de citations

Message par Sëlarund le Dim 5 Juin 2016 - 19:48

Tirées de l'Insupportable légèreté de l'être, Kundera (d'autres à rajouter) :


- "Nous nous persuadons que Beethoven en personne, morose et la crinière terrifiante, joue son "Es muss sein ! " pour notre grand amour." 

- "La source du kitsch, c'est l'accord catégorique avec l'être."
                                                                                                                  

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Re: Partage de citations

Message par Meta- le Sam 18 Juin 2016 - 22:29

Integral :
Ido a écrit: Things America taught me
1. Life can have brighter and stronger colors than any film.
2. Happiness can be a big, empty, depressing room.
3. Politeness is a big blanket you can hide many things under - stupidity, darkness, hostility, anger, love.
4. Success is not just a sum of items. It is a formula with a time factor. a+b+c at 10am does not equal a+b+c at 11am.
5. Too much knowledge can take you away from the goals that knowledge was aquired for in the first place.
6. Get off your fat behind. Now.
7. Lots of variety and endless selection does not allow you to make better choices, on the contrary.
8. 'We catch on quickly'.
9. Endless needless remarks CAN make up a conversation. Who said otherwise?
10. Brown water is not coffee. Calling it Espresso will only make me more angry.
11. It doesnt matter where you come from, home is way more exotic here. I wasnt aware Krav Maga and the secrets of the Israely special forces can be mine for 39.99$ a month.
12. Latest additions to the American-English dictionary: Superfoods, Metcon, Kewl (I wasnt aware it was back, or is it just Parafina?!), Cert (short for Certificate), Greens.
13. Some people still believe in 9-5 existance. Daring to dream of something brighter is supposedly dangerous...
14. I shouldnt loose my Israely accent. It is an asset.
15. America is a beautiful place. If I'll stop traveling outside of it from now on, I will still have endless and different sights to see until the day I die.
16. A hug is not a miometric movement. (concentric-eccentric) It is Isometric and can go up to 45 seconds sometimes! Just ask anyone. In Berkley.
17. Competition can take the fun out of anything. Sometimes there is no going back. People should be careful when implementing it.
18. America is big on Quantity. Quality? ok, but only in large quantities.
19. Quality Originality is a Rarity.
20. If you are born and grow up inside the box, it is very difficult to see the box and to think outside of it. If you come from another box on the other hand..
21. When parking one should never use the Hand-Break!!! (Also known in Israel as 'Ambrex'...) Apparently that is a dangerous habit. Americans! The damn thing exists for a reason! Give me a break...
22. I wouldnt let anyone else run this world besides America.

Ido a écrit:6. Get off your fat behind. Now.


Dernière édition par Meta- le Dim 19 Juin 2016 - 10:02, édité 1 fois

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Re: Partage de citations

Message par Ender le Dim 19 Juin 2016 - 9:54

Things I learned from Ido: He can't write for shit and his grammar will kill him.

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"Our deepest fear is not that we are inadequate. Our deepest fear is that we are powerful beyond measure. It is our Light, not our Darkness, that most frightens us. [...] And as we let our own light shine, we unconsciously give other people permission to do the same. As we are liberated from our own fear, our presence automatically liberates others."

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Re: Partage de citations

Message par Chevaucheuse de brume le Dim 19 Juin 2016 - 13:27

Vous ne saviez pas que c'était impossible alors vous l'avez fait.

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Re: Partage de citations

Message par Lerax le Dim 19 Juin 2016 - 21:03

Version 2.0 : Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils sont mort dans d'atroces souffrances en essayant de le faire.

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Re: Partage de citations

Message par Obéron le Dim 19 Juin 2016 - 22:38

Version religieuse : Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils sont mort dans d'atroces souffrances en essayant de le faire. Et ils ont ressuscités.

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Re: Partage de citations

Message par Silia le Lun 20 Juin 2016 - 6:32

Je ne comprends pas pourquoi les humains sont si malheureux. Vous avez les étoiles, le vent, les fleurs, la poésie, toutes ces sensations. Mais vous continuez à rivaliser les uns avec les autres sur qui est le plus misérable. Vous dites : "Ne soit pas triste, je suis plus triste que toi." et c'est aussi ridicule que de dire à quelqu'un qu'il n'a pas le droit d'être heureux parce qu'il existe quelqu'un de plus heureux que lui.


Kuu, extrait de ce recueil qui n'en finit pas.

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Re: Partage de citations

Message par Rusyann le Mer 22 Juin 2016 - 19:15

Parfois pour gagner, il suffit de perdre.

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Re: Partage de citations

Message par Lerax le Dim 26 Juin 2016 - 22:52

Si seulement on arrêtait d'essayer d'être heureux, on pourrait peut-être profiter de la vie.

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Re: Partage de citations

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