Le chaudron

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Re: Le chaudron

Message par Kathalqa Sarr le Sam 20 Mai 2017 - 20:17

Alors qu'en cas de désaccord on devrait finir sur "tu as un avis que je ne partage pas, mais c'est ton avis" ou encore "je comprends mais je ne suis pas d'accord".
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Re: Le chaudron

Message par Serpio le Mar 4 Juil 2017 - 1:10

Cette session fut incroyable, pour de très nombreuses choses.

Mais ce fut surtout lorsque l'on est monté sur un grand toit plat que cela atteins son paroxysme.
Un grand nombre de gens, un grand toit sur un bâtiment d'environ deux étages, mais surtout...
Disposé de manière régulière, environ une dizaine de machinerie de climatisation, entouré de barrières et renforcé par de la taule. Et dans un coin du toit, deux petit batiments, cotes à cotes, de respectivement un et deux étages.

Des petits de Miramas, avec qui je m'entends super bien, m'appelaient pour me demander de l'aide. Il voulaient aller du premier petit bâtiment au deuxième et avaient besoin d'une courte échelle.

Je monte avec eux, via une planche dont j'étais assez fier, et on attend que d'autres traceurs montent avant qu'ils s'y essayent.

C'est alors qu'Anthow, sous le regard d'un bon nombre de traceurs qui restaient en observateur, il fit une planche probablement mille fois plus belle que la mienne, mais je ne la remarqua pas, trop occupé avec les jeunes.

Je sens Anthow qui passe derrière moi, le toit du bâtiment est petit. Et il saute, sans marquer de pause, sans prendre ses distances on hésiter une seule seconde. Il atterrit quelques pas plus loin, sur une des machineries de clim avec un bruit fort mais propre. Tout le monde poussent des cris de surprise et d’appréciation, le saut est bon, l'amortit aussi, mais surtout son flow, son rythme, la signature dans ses mouvements est impressionnante.

Je jette un coup d’œil sur le saut et sens que je suis sûr le point de le classer comme l'un des saut incroyable à la Anthow, que je ferais peut être un jour, quand je serais meilleur. C'est alors que, par réflexe, je m'approche du bord et observe ce qu'il vient de faire.

Et tout à coup je le sens, je le vois. JE me vois sauter, sans peurs, sans blocages, m'investir, me donner physiquement, lancer mon corps entier, m'envoler vers la plaque de taule quelques pas plus bas. Et soudain une idée apparaît et se fixe dans mon esprit. Je peux l'avoir, et je =vais l'avoir, là, aujourd'hui, maintenant.

Je demande à Anthow si la plaque tient mon poids, sachant pertinemment que c'est le cas, puis je décide de me concentrer sur la distance. Pas pour vérifier si je peux la sauter,
non, ça je sais que je le peux. Plus pour juger, jauger l'impulsion que j'ai à avoir.

Je recule, r'avance en marquant lentement les deux pas d’élan dont je dispose. JE recule encore, j'avance, je sens le stress monter, je sens que je pourrais bloquer à l'impulsion,
ne pas mettre assez d’énergie, m'écraser bêtement juste sous la toiture, entre le petit bâtiment et la machinerie.
Je repousse ce blocage, grâce à un conseil fraîchement acquit la veille. Se concentrer sur le pied qui saute, mettre de la patate.

J'avance et recule encore une fois, je crois alors entendre un encouragement et remarque que la plupart des autres traceurs me regardent. Et tout à coup arrive un blocage d'une nature que je n'avais encore jamais vécu. Je ne le comprend pas, mais je sens qu'il a un rapport avec leurs regardes, leurs jugements, leurs attentes.

Je le repousse plus vite encore qu'il n'est arrivé. J'ai d'autres choses à penser.

encore un allez retour et tout à coup, la boule au ventre, je décide que c'est le moment de sauter. J'inspire profondément puis expire un grand coup. Et puis j'avance le premier pied, me sentant maladroit, lent, lourd.
Puis j'avance le deuxième, il se pause à quelques centimètres du rebord, et je pousse, pas trop fort, mais assez pour décoller.
Assez pour m'élever autant physiquement qu’émotionnellement. Le temps ne se ralentit pas, il n'y a pas de flottement, juste mon corps, lancé en l'air, qui tombe rapidement vers la taule. Mes pied la touche et un bruit sourd retentit, je constate que mon cerveaux fait un checkup quasi instantané de l'état de mes jambes, savoir si le choc est bien amortit,
et soudain je prend conscience de la situation. Je viens d’atterrir,de réussir mon saut. Mon cri de joie est alors accompagné applaudissements et de félicitation. D'ordinaire cela m'auraient répugné, mais là je sentais un effet surpuissant, galvanisant.

Je marche quelques pas sur la machinerie et croise le regard d'Anthow, à quelques pas de moi. Je le remercie avec fougue, et il me félicite pour le cassage de saut.

Quelques minutes plus tard, d'autres traceurs montent et tentent le saut. Je me rend compte qu'il n'était pas si difficile, mais peu importe, j'ai réussit un saut de détente, lourd,
ce que je ne fais jamais.

Je me suis dépassé.
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Re: Le chaudron

Message par Serpio le Jeu 19 Oct 2017 - 19:02

Inspiration musicale!

envolée chantante au cœur même de mon être. 


J'écris comme je respire, saccadé mais gaiement, dansant en rythme avec des vents capricieux, arguant la valeur insoupçonné de mon âme. 

Insoupçonné par qui? Moi? Eux? Euh... Nous? N'oublions pas qu'il en est ainsi avec chacun. ^^

Je peux faire des chaque seconde des heures de plaisir intense ou se transportent par eux même les pensée riante au milieux des questions. Il y a une chose amusante qui berce mes émotions, c'est cette entente intarissable qui anime mon corps et ma tête, tandis que, franchissant les océans d'incertitudes qui m'emplissent, mon mini moi voyage au milieu des millions de contrées peuplant l'inconnu. 

Je veux jouer à un livre qui chante en enseignant les compétences propre à l'inconcevable.





JE DEVIENS CE QUE JE DÉSIRE, personne ne peut rien y faire pas même moi!!!!

Energie, impulsion, explosion, on devient quand on hurle ce que l'on est partout autour de nous. Je me sens immatériel, intemporel, prit dans un tourbillon merveilleux de sensations sentant les sens qui s’alimentent d'eux même.


L'expression de mes sincère ex-pressions qui font éclater les suspicions et les songes. Je transmet à moi même l'absence de transmission que je vie quand se déclare mon silence.
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Re: Le chaudron

Message par Serpio le Mar 13 Mar 2018 - 1:06

Retour d'expérience sur mes débuts en skate.

Lorsque j'ai emménagé dans mon premier studio, le précédent locataire y avait oublié un skate. Du coup j'ai décidé d'en profiter et de m'y mettre. Comme beaucoup de choses dans ma vie, à partir du moment où je me dit que je vais m'y intéresser, je l'oublie. Six mois après, à force de voir la planche dans mon placard, j'ai fait un essai.

Je suis allé sur le trottoir, je suis monté dessus et j'ai poussé. Le skate est partit en avant, et j'ai réussit à rester droit je sais pas comment. Déterminé, je suis retourné le chercher,
j'ai réessayé. Commençant à avancer, j'avise un léger creux plus loin sur le trottoir. Je laisse le skate s'y diriger, et tente de prendre une position que j'imagine adéquate, en m’inspirant de mes jeux d'équilibre dans le tram. C'est à dire plier un peu les genoux et mettre plus de poids vers l'arrière.

Erreur.

Quand le skate commence à se pencher vers l'avant pour descendre, je bascule vers l'arrière. Le skate part dans les airs tandis que je me retrouve au sol, me frottant les fesses,
lourdement endolories.

Je décide de remettre ça à plus tard.

Deux ans après, je décide d'essayer à nouveau. Je vais sur un parking, PLAT, et je m’entraîne un peu à monter, rester en place, faire passer mon poids d'un coté et de l'autre,
puis avancer doucement. Quelques déséquilibres et frayeurs plus tard, j'arrivais à faire cinq mètres! J'ai fais ça deux où trois jours de plus mais je n'avais globalement pas décidé de m'y mettre sérieusement, juste "essayer".

Quelques fois depuis, j'ai refait quelques mètres dans mon grenier (il est grand et vide), mais sans plus.
Et puis, depuis deux quatre mois, je regarde bizarrement les skateurs et les skates, quels qu'ils soient, qui passent près de moi. Dans des vidéos ou accroché aux sacs de quelques amis. La réflexion inconsciente faisant son bout de chemin, il y a trois semaine j'ai décidé que ce serait cool de retrouver mon skate et m'y remettre, sérieusement, pour en faire un moyen de transport viable. Même si elle mijotait depuis quelques mois, c'est à ce moment là que je pris la décision de m'y mettre.
Coup de bol, je trace alors avec un mec ayant un petit skate en plastique, truc assez courant de nos jours. J'lui demande quelques conseils et il m'en donne qu'un mais pas des moindres: mettre le pied avant entre les roues, et pas trop devant.

Et puis j'y ai pensé pendant deux semaines. Et là, ce weekend, mon petit frère me retrouve le skate, sans que je lui demande rien. Du coup Je décide de le prendre avec moi à Montpellier.

Et ce soir, je me lance. Je pose le skate au sol et je décide de faire au feeling. Et ça marche plutôt bien! Après deux allers-retours, je tente de tourner. A ma grande surprise, j'y arrive, et c'est très agréable! En tournant à droite, je sens les roues de gauche qui se relèvent et touchent presque pas le sol.

Tout en continuant à m’entraîner à tourner une fois arrivé au bout du petit parking sur lequel je m’entraîne, je décide de tenter d’accélérer en poussant deux fois du pied droit avant de le poser sur le skate.
J'ai trouvé ça difficile parce qu'il faut garder plus longtemps l'équilibre ET le poids sur la jambe gauche, tout en donnant pas mal d'énergie sur la droite. J'ai perdu le skate pas mal de fois.

Et puis j'ai décidé de me trouver une pente.

J'ai commencé par une petite, et j'ai découvert le bonheur de rouler tranquillement, sans efforts, debout sur un skate. Ce n'est pas comme avec un vélo ou une trottinette. Là le corps est totalement posé, presque relâché, dans une position super agréable, et on avance, comme porté par un nuage. D'ailleurs j'ai capté à ma grande surprise que l'on est plus stable les jambes tendu, genoux quasi verrouillé.
Déter, je suis allé en haut d'une pente plus conséquente, et je me suis lancé, sans donner d'impulsion. J'ai pris de plus en plus de vitesse et finit par prendre peur, parce que je sais pas freiner, aller trop vite signifiait que je devrais sauter si je voulais m’arrêter. Pas très attirant comme perspective, surtout quand tu vas VRAIMENT vite. (le seul moment de la soirée où j'ai pensé à l’éventuelle faiblesse de mes genoux)

Un peu honteux de pas avoir osé me laisser porter, je remonte sur le skate et entame le reste de la pente. Je prend de la vitesse, au point d'aller plus vite encore que lorsque je me suis arrêté juste avant. J'arrive sur le rond point en bas de la pente, en appréhendant quand même pas mal le changement un peu brusque de niveau. Mais non, il se fait tranquillement, et je roule encore quelques mètres avant de m’arrêter, le sourire aux lèvres.

Pendant la demi heure qui suivit, je m'amusais à rouler sur de grande distance, me laissant parfois porter sur près de deux cents mètres, engageant parfois certains virages sans vraiment y croire, pourtant mon corps réussit à s'adapter.


Au delà du coté très agréable de l'expérience, et les portes que ça m'ouvre, ça m'a permis de me rendre compte de l'impact que peuvent avoir les réflexions inconscientes. Ce n'est clairement pas la première fois que ça m'arrive, parkour, lancer de couteaux, et bien d'autres trucs de ce style m'ont déjà beaucoup rapporté ce genre d'expériences. (J'ai ressentis ma première roulade plongée très exactement comme je me l'imaginais), mais c'est toujours très plaisant à vivre.

J'aime l'idée que certes il me faut parfois plusieurs années avant de prendre vraiment la décisions de faire (ou d’arrêter) quelque chose, mais que c'est mon rythme, et que lorsque je le décide vraiment, rien ne m’arrête.

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