Rapports aux mouvements et au corps

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Rapports aux mouvements et au corps

Message par Silia le Mer 25 Nov 2015 - 18:49

Bonjour, bonsoir, coucou !

Alors voilà. Après un long moment à m'interroger indépendamment sur les rapports aux choses, aux mouvements et à notre corps en l'occurrence, j'en ai conclu que mon petit cortex ne me suffirait.
Suite à un arrêt de sport relativement long pour diverses raisons, j'en suis venue à me poser des questions sur le rapport que j'entretenais avec mon corps et avec ses mouvements. 
D'où les questions qui vont suivre.

Quels rapports entretenez-vous avec votre corps ? Quelle importance lui donnez-vous ? Dans quelle mesure le laissez-vous vous limiter ? Quels rapports souhaiteriez-vous avoir avec à l'idéal ? Pourquoi ?
Quels rapports entretenez-vous avec les mouvements, plus généralement ? Et idéalement, quels seraient-ils ? Pourquoi ?

Au vu du bordel qui règne dans ma tête, je reste bien évidemment tout près pour expliquer, développer (ou du moins tenter de).

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Re: Rapports aux mouvements et au corps

Message par Ender le Mer 25 Nov 2015 - 19:49

Si j'oublie, rappelle-moi de répondre.

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Re: Rapports aux mouvements et au corps

Message par Ender le Lun 30 Nov 2015 - 18:55

Silia

Quels rapports entretenez-vous avec les mouvements, plus généralement ? Et idéalement, quels seraient-ils ? Pourquoi ?

Je vois le corps comme un outil, que je veux bien huilé mais dont je n'ai pas besoin à l'extrême. Un bon fonctionnement, même s'il n'est optimal, me suffit. Si ma forme physique dépasse celle de mon entourage, je suis relativement satisfait, c'est la seule chose qui a su me motiver jusqu'à présent. 

Je n'ai jamais concentré mes efforts sur la masse ou sur l'acquisition d'une force bien plus grande. Je rejette l'endurance comme la peste. Mon seul intérêt est dans la puissance et la résilience. Par conséquent je me concentre, quand je trouve la motivation de m'entraîner, sur deux aspects: d'abord le système nerveux, ensuite la mobilité articulaire. C'est important pour moi que je puisse apprendre et reproduire des mouvements rapidement, avec précision et confiance. En ce sens le parkour m'a beaucoup aidé car je n'ai pas connu plus stressant comme situation que d'appliquer une technique de vrille de gymnastique complètement contre-intuitive en plein milieu d'un salto arrière. Déjà qu'on a pas nécessairement le contrôle total de notre rotation et que nous surfons sur la limite de la panique, voilà qu'on s'oblige à déplacer nos bras, nous lançant dans une rotation que l'on ne contrôle ni ne comprend, du moins au départ. La capacité à forcer des formes de ce type et à les apprivoiser m'intéresse beaucoup plus que le nombre de pompes que je peux faire, par exemple (dans l'instant, probablement à peine une quinzaine avant le premier échec musculaire, c'est dire). Je peine à faire plusieurs tractions sur une barre, mais je peux me propulser en muscle-up par-dessus celle-ci parce que j'ai suffisamment de coordination, et je vais pouvoir continuer de faire ça même si je perds presque toute ma force, car c'est du timing, pas de la puissance, et que c'est acquis dans mon système nerveux. Cette recherche de perfectionnement de mon système nerveux, je l'ai poussé aussi loin que j'ai pu:

  • J'ai étudié dans le cadre du parkour comment (dans le sens de où et combien de temps) regarder les obstacles afin de laisser l'inconscient faire un maximum du travail de visualisation et ne pas biaiser mes prises d'élans (ça commence à être étudié sérieusement, d'ailleurs). J'ai également étudié dans quel limite il était préférable de regarder ou de ne pas regarder ce que nous faisions. Assez fréquemment, il s'avère que les gens performent mieux en cessant de s’inquiéter comme des névrotiques de où ils mettent leur pied sur le mur, par exemple. Ce type de réflexion et de réapprentissage, le fait que je me suis conditionné à porter attention à où je regarde quand je bouge afin d'optimiser ceci signifie, théoriquement, que je le ferai dans toutes les disciplines sportives, et que je m'en trouverai avantagé. Théoriquement.
  • J'ai étudié comment améliorer ma vue stéréoscopique avec des mouvements de la tête. Particulièrement utile pour juger de la véritable distance entre soi et un objet, car il s'avère très difficile, avec nos yeux si rapprochés, de juger correctement des distances sans "faire bouger la scène".
  • J'ai développé un peu avant 2010 (puis perdu en 2013, faute d'utilisation) la capacité de contracter ou relaxer les muscles de l'iris, ce qui me permettait d'activer ma vision nocturne bien plus rapidement. Cette expérience eut plus d'effet néfaste que positif, au final, même en considérant que j'ai exploré nombre d'endroits ténébreux, car mes yeux n'ont plus autant qu'auparavant le réflexe de se protéger de la lumière. Conduire de nuit serait une très mauvaise idée de ma part, la plupart des sources lumineuses dans ce contexte m'aveuglant et créant une douleur aux yeux qui finit généralement en un mal de tête après un temps d'exposition plus prolongé. Je ne recommande donc pas cet apprentissage, mais il est possible.
  • J'ai acquis un répertoire de mouvements de parkour, de gymnastique et de tricking similaire aux gens avec qui je m'entraînais, voir plus complexe (1), sans jamais développer leur niveau de force. Pour un potentiel de force correspondant, j'ai donc une agilité supérieure car j'ai dû faire avec mon poids plus élevé et une capacité à tricher (faire en force) plus réduite. Il va de soi que je n'ai aucun intérêt pour les mouvements statiques, comme pour l'endurance, donc à ce niveau je ne les considère même pas. En terme de capacité réelle envers la résilience physique, entre autre, la plupart de ces gens sont plus avancés que moi. Leurs compétences s'étend dans des domaines plus variés, notamment. Ceci dit, je me répète, je ne considère pas tous les aspects de mon entraînement comme étant important et je considère que, dans ce qui m'importe le plus, c'est-à-dire le système nerveux, j'ai bien réussi.
  • Je m'emploie actuellement à détruire ce répertoire et à bouger en dehors de son cadre, ce qui est particulièrement peu esthétique mais très intéressant pour ma propre personne. J'espère tirer encore beaucoup plus de cette exploration.
  • Je suis actuellement en recherche d'une activité intéressante pour la motricité fine, ayant surtout développé des activités "sauvages" comme le parkour, ou à la précision modérée, comme le piano. Le dessin est une option, mais je cherche quelque chose d'intrinsèquement ambidextre. Dans mon rapport à mon corps je trouve important d'avoir cette multitude.
  • Pour en revenir au parkour, j'ai développé une relation de respect avec ce-qui-n'a-de-nom mais que j'appellerais fear from the body. Écouter cette manifestation de ce que l'on appellerait certes l'inconscient m'a sauvé de plusieurs blessures et m'a enseigné pas mal plus que je ne saurais l'exprimer. Je ne sais si on peut l'entendre dans tous les sports à risques, ou si le parkour est un peu unique en ce sens que l'environnement nous domine, non parce que l'on va rapidement ou parce l'on saute en bas de falaise, mais simplement parce qu'il est si oppressif. Je ne connais pas d'autre sport où je vois cette fear from the body s'exprimer ainsi, avec cet inconfort si particulier que l'on ressent, car le rythme est toujours trop rapide ou l'environnement trop aseptisé dans ce que je connais d'autre. Il va s'en dire qu'ayant développé cette relation, elle me suit désormais dans ma vie de tous les jours et qu'elle forme un outil supplémentaire pour mieux vivre


Pour ce qui est de la mobilité, c'est pour moi un objectif important que j'échoue encore à atteindre, pour deux raisons:

  • Je ne trouve pas la motivation de faire des exercices chaque jour, plusieurs fois par jour, ni même une fois par semaine. La discipline structurée n'est pas mon fort, je suis un homme de puissance, en séquences courtes mais plus qu'intenses.
  • J'ai un problème de tension générale que je n'arrive à régler, empêchant beaucoup d'étirements d'être efficaces et rendant nocifs certaines attitudes. Parmi mes objectifs par rapport à mon corps, me débarrasser de cela est certainement dans le top 5.


Je m'étire, je pavote, inutilement surement.

1: Je ne connais pas de base de mouvement plus complexe que celle du cork, qui comporte une rotation sur les 3 axes (à noter que j'en connais des plus difficiles, cela dit!) :
https://www.youtube.com/watch?v=4VQd8pkb8DE

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Re: Rapports aux mouvements et au corps

Message par Serpio le Ven 4 Déc 2015 - 2:14

J'adore le sujet! :3

Silia a écrit:Quels rapports entretenez-vous avec votre corps ?

Je sais pas trop comment le définir, parce qu'au final ça varie beaucoup.
Depuis mon opération, je l'écoute beaucoup, genre énormément, mais ça veut pas dire que je le ménage en fait...
Parfois je fais vraiment beaucoup attention, je le laisse vraiment se reposer à fond, et parfois je suis presque violent avec, je force et je le pousse loin.


Silia a écrit:Quelle importance lui donnez-vous ?

On dit souvent que l'imagination est une porte vers un autre monde. Et bien pour moi, le corps c'est pareil.
Il est d'une importance tout aussi grande que ce que peut l'être ma capacité à rêver/penser/tout le reste des trucs cognitifs.
C'est à la fois un outil, un livre, une drogue, une musique et un truc biologique, et c'est de cette variété que découle l'importance du corps.


Silia a écrit:Dans quelle mesure le laissez-vous vous limiter ? 

Alors... j'ai beaucoup réfléchi à cette question.
Mon ligament pété m'a limité énormément, mais ce n'est pas moi qui ai laissé mon corps me limiter.
En fait, je ne laisse pas mon corps me limiter.
je suis parti aujourd'hui même faire du vélo, je suis allé grimper une montagne, une heure et demi de cote! Ben si j'avais accédé aux désirs de mon corps (et je parle bien de mon corps, pas de la flemme ou du désir de confort ou quoi que ce soit d'autre), j'aurais fait demi tour au bout de dix minutes.
Un autre exemple, le froid!
J'ai déjà expliqué à certains que je choisissais de ne pas avoir froid. Ben c'est pas seulement mental! X)
Mon corps lui se limite à une certaine température en théorie, moi je passe outre ça en répétant plusieurs choses, de mon cru, qui font fuir la sensation de froid, et parfois même réchauffe le corps. (comme courir quand on a froid, au lieu de marcher)
Mon corps me limite, parce que je n'ai pas le choix, c'est le cas!
Mais je ne lui laisse pas la possibilité de me limiter lorsque je peux passer outre cette limite.


Silia a écrit:Quels rapports souhaiteriez-vous avoir avec à l'idéal ? 

Je penses déjà avoir un rapport avec mon corps qui me satisfait, encore que j'aimerais plus souvent prendre le temps de me reposer, de masser et de soigner deux ou trois bricoles. ^^
Ce sont des choses qui me feraient me sentir mieux, sans forcément que ça impacte beaucoup sur le reste.


La chose! a écrit:Quels rapports entretenez-vous avec les mouvements, plus généralement ?

J'ai commencé à m'y intéresser il y a pas longtemps, (environ un an, peut-être plus) et je dois dire que je suis tombé sous le charme de ce monde là.
Je prends presque plus de plaisir à l'observer qu'à le vivre, et pourtant dieu seul sait Ô combien j'aime bouger!
Je m’intéresse beaucoup à tout ce qui s'y rapporte, rien de spécifique, vraiment tout ce qui passe, même le vendeur de gaufre et sa routine manuelle qui arrive à faire 10 gaufres à la minute!
J'essaye d'essayer (XD) beaucoup de choses, dès que j'y pense, que j'ai l'occasion s'il faut du matos, ou dès que je le découvre, et plus important encore, j'essaye de lier ça avec le rapport avec mon corps dont j'ai parlé plus haut, de moduler et d'adapter, de remettre en question sur comment et pourquoi, comme une idée venue d'ailleurs.
Bien sur, je ne fais qu'essayer, c'est pas encore ça.

Pour résumer :

Disons que j'entretiens un rapport avec mon corps qui n'est possible que parce que je me suis rompu un ligament, que je sais ce que c'est que de ne rien faire pendant une semaine, et ne pas faire de sport pendant deux mois.
Ça se base sur l'écoute, et la connaissance de soi.
Dans le même temps, je ne laisse pas mon corps me limiter au-delà de ce qui doit être (respirer, manger, etc...) donc je le pousse à bout, pour le rendre plus fort, plus apte à suivre mes désirs, à s'adapter.
C'est un élément d'expérience, avec lequel je teste tous ce que je découvre dehors, dans le mouvement de toutes choses, autant pour augmenter la quantité de choses que je sais aborder (via le système nerveux qui s'enrichit notamment) que pour améliorer certaines de ces choses par le biais d'autres.

Je pense que le corps est un des deux piliers de l'homme, et que si un homme veut grandir, il doit tout faire pour grandir sur chaque pilier.
Et de la même manière:
Ouverture, pour voir le mouvement, le contempler, l'aborder, le comprendre et l’apprécier
Harmonie, entre le monde, le corps et le cognitif, pour agir au mieux, de manière fluide et saine
Remise en question et expérimentation, pour ne jamais tomber dans une routine risquant de fatiguer ou d'endormir le corps
Volonté, pour grandir en se poussant plus loin, hors des facilités.

J'adore tes questions, et j'ai hâte de voir les réponses d'autres gens, alors je profite de mon message pour deux choses:

1- CRIER AU GENS DE RÉPONDRE A CE SUJET PARCE QU'IL EST TROP COOL!

2- Te demander tes réponses à toi, et puis savoir si t'as envie de pousser plus loin, plus en détails ou un truc du genre. ^^

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Re: Rapports aux mouvements et au corps

Message par Shua le Ven 4 Déc 2015 - 13:54

Quels rapports entretenez-vous avec votre corps ?

Un rapport qui a bien évidemment beaucoup d’importance dans ma vie. Je pense sincèrement que je serai malade sans la mobilité que me permet mon corps. J’aime bouger, j’aime investir un lieu par ma présence, en y marchant, en y courant, en y faisant du roller, en grimpant sur les arbres. J’aime savoir que je ne me déplace qu’à vélo, que je peux prendre mon temps ou forcer le timing. Mes capacités physiques me permettent de comprendre l’espace et de l’apprécier à une valeur qui est plus « initiale » / «  primitive » que si je me déplaçais en tramway ou métro, que si je visitais des lieux par une simulation 3D, que si je mangeais avec une fourchette au lieu de manger avec les mains.

Pour moi le rapport que le corps entretient avec le monde en dit long sur la société. Le fait d’entreposer toujours plus de medias entre le monde et notre corps nous fait perdre en autonomie, en « liberté ». On devient dépendants.


C’est pourquoi je peux paraître parfois très primitive dans mon comportement. J’aime avoir un rapport immédiat avec les choses du monde. J’aime manger avec les doigts, marcher pieds nus, le contact avec les animaux et la forêt, j’aime sortir à vélo plutôt qu’en tramway, prendre mon pain chez le boulanger, les câlins etc., parce que ce sont autant de choses qui engagent le corps dans le monde. Cet engagement est nécessaire au bien-être des gens, et nous sommes en train de le perdre.


Quelle importance lui donnez-vous ? Dans quelle mesure le laissez-vous vous limiter ?

Une grande importance. Est-ce que je traîne les pieds, respire en faisant du bruit, est-ce que je me gratte souvent… bref, est-ce que j’ai une manière de vivre propre (comme un code informatique propre ou sale) ou bien parasitée par des tics et des tocs, par une lassitude d’être, par un manque de délicatesse ? Ce sont des questions que je me pose souvent. Et c’est également à travers ce prisme que j’observe la masse humaine, que je les juge.

Sans parler de la beauté de quelqu’un,  je parle de la manière dont il s’exprime corporellement. Lourdeur ou légèreté, tâtonnement ou exactitude, entrain ou en frein. Ces critères témoignent souvent de l’état psychique des personnes.

Je trouve que les hommes (human)… ont tendance à être lourds, à parler et rire bien trop fort, aà être précipités et irréfléchis. Je trouve parfois que par leur seule existence / manifestation, ils violent la beauté de la vie qui devrait être légère. La vie humaine, la vie cultivée, devrait se manifester avec autant de délicatesse qu’une danseuse étoile, avec autant d’équilibre qu’un gymnaste, avec autant de joie qu’un enfant qui saute sous la pluie.

Je suis assez sévère dans mon jugement sur l’expression corporelle.
 
Dans quelles mesures il me limite ?

J’avoue n’avoir jamais rencontré de gros problèmes de limites. Je n’ai pas les yeux beaucoup plus gros que le ventre et travaille très progressivement. Je viens seulement d’apprendre à marcher sur les mains, et je trouve ça génial même si c’est simple comme bonjour quand on sait le faire.
 
Mh… je pense à des choses que physiquement je dois faire parfois, et pourtant je n’y arrive jamais. Avaler un médicament. C’est quelque chose que j’ai réussi a faire une fois dans ma vie, il y a 4 ans. Du coup je passe par des méthodes de contournement : piler le médicament. Maintenant, si j’étais privée de faire du vélo pour me déplacer pendant plusieurs mois, oui je considèrerai ça comme une privation énorme. J’aurais beaucoup de mal à l’accepter. Ce serait comme une amputation soudaine de mes capacités mobiles. Ce serait tomber dans la dépendance envers autrui. Ce serait frustrant. Et j’imagine qu’il faudrait pourtant y faire face. Je n’ai pas encore de réponse à cette question. 


Quels rapports souhaiteriez-vous avoir avec à l'idéal ? Pourquoi ?

Avoir la patience/force mentale de m’entraîner suffisamment pour parvenir à faire des choses que je trouve grave cool ! (parkour, gymnastique, danse…)


Quels rapports entretenez-vous avec les mouvements, plus généralement ? Et idéalement, quels seraient-ils ? Pourquoi ?

Je pense que j'ai assez répondu à ces questions dans les réponses précédentes.
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Re: Rapports aux mouvements et au corps

Message par Meta- le Dim 6 Déc 2015 - 17:40

Très intéressant comme sujet Silia; je ne répondrai pas à toutes les questions, mais voilà quelques-unes de mes réponses.


L'importance que je donne à mon corps est capitale. Je m'en suis d'ailleurs bien rendue compte lorsque je me suis pété le ligament au genou : il faut profiter d'avoir un corps en bonne santé, du moins profiter de toutes les parties qu'on a en bonne santé. C'est notre corps qui nous permet de sentir, de percevoir, de voir, de vivre et d'exister finalement. D'être.
Bouger, respirer, entendre, voir, sentir, toucher, goûter sont autant de sensations qui font que l'on est, fondamentalement. Elles forgent notre je, le mettent à l'épreuve et le font évoluer.
L'expérience est en ce sens fondamentale pour moi ; c'est à dire lui faire découvrir des choses encore nouvelles, le pousser encore plus loin, toujours plus loin, dans le changement et l'évolution grâce au cheminement de la conscience, de l'inconscience au hasard.
C'est ça qui fait que l'on est, et c'est ce que je souhaite, ici, dans le microscopique espace temps qui m'est accordé.
Vivre.

Seulement, ce corps est fragile, et au delà du simple « entretient », parfois des bouts se perdent en chemin. Ouai, genre un ligament croisé (dans mon cas), des jambes, un bras, l'odorat, la vue... Et oui, ça limite pour certaines choses ce que je peux vouloir.
Seulement, je fais dans la limite que mon corps m'impose, et contourne l'obstacle : pas de sauts qui mettent en danger mon genou ? Ok, eh bien je vais faire des sauts qui ne le mettent pas en danger, en augmentant progressivement la difficulté dans la mesure de ses capacités. Après, je ne les connais pas encore bien... Donc difficile de bien appréhender le niveau de danger qui aggraverait la situation.
Le corps du fait de sa fragilité est donc une limite physique en soi, mais il est également la transcription première du je à autrui. Et donc, il peut en lui-même apporter une limite à je du fait de autrui. Comment l'autre me regarde ? Oui, dans l'idée, on s'en fous au fond. Mais dans l'idée pour l'instant. Donc concrètement, si j'ai envie de faire du saut dans la rue avec des gens autours, je ne le ferais pas. Du fait du regard d'autrui puisque le corps n'est pas transparent.
Donc mon corps m'impose aussi une barrière psychologique, que je vais avoir à dépasser. Et cette limitation est donc en soi un vecteur d'évolution du je.

L'Harmonie. L'Harmonie espace-temps-corps-esprit, c'est ce vers quoi je souhaite tendre idéalement par la pratique d'une multitude de disciplines qui au fond permettent cela, comme les arts martiaux, la danse, le parkour, l'escalade, le tir à l'arc, la gymnastique, etc, etc, etc...

Se mouvoir exprime fondamentalement l'être, mais l'expression n'est pas la seule manifestation de l'être qui peut se dégager et évoluer intrinsèquement par l'absence totale de mouvement. Je pense que les deux sont complémentaires et nécessaires autant l'un que l'autre à l'être.
Ido Portal est pour moi une référence en terme de mouvement, et je pense qu'il a très justement saisit l'esprit du mouvement vers lequel tend une multitude d'activités : cette Harmonie espace-temps-corps-esprit. Peu importe le mouvement tant qu'il est mouvement : il s'agit d'être.

Pour finir, je dirais que c'est un cercle : le corps en mouvement permet l'évolution et la persistance de l'être, et ce dernier permet l'évolution du corps qui peut donc se mouvoir...

____________________________________________________________________

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"- Éviter toutes pensées perverses
- Se forger dans la voie en pratiquant soi-même
- Embrasser tous les arts et non se borner à un seul
- Connaître la Voie de chaque métier, et non se borner à celui que l'on exerce soi-même
- Savoir distinguer les avantages et les inconvénients de chaque chose
- En toute choses, s'habituer au jugement intuitif
- Connaître d'instinct ce que l'on ne voit pas
- Prêter attention au moindre détail
- Ne rien faire d'inutile"

Miyamoto Musashi; les 9 principes.

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Re: Rapports aux mouvements et au corps

Message par Mayt le Mar 15 Déc 2015 - 15:01

Dans ton article sur le regard, Ender, ça soulève un point intéressant : La plupart des champions n'y prêtent aucune attention consciente.

Ça pose quelques questions :
  - La démarche méta-cognitive dans l'apprentissage du mouvement est-elle nécessaire ? (apparemment pas)
  - Est-elle, du coup, au moins utile ? Décliné en deux cas :
    - dans l'auto-apprentissage
    - dans la transmission du savoir-faire
  - Ou est-elle au contraire un piège dans lequel il est facile de tomber ? (Je renvoie à la gymnastique dont on critique l'apprentissage trop méthodique et découpé, et y oppose un entrainement instinctif. Il n'est pas rare dans beaucoup de sports, parkour compris, de voir une majorité de pratiquants totalement inconscients de leur démarche cognitive dans la réussite d'un mouvement. Est-ce qu'un apprentissage trop découpé ne va pas à l'encontre de cet instinct ? Même question dans la transmission du savoir-faire.)

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Re: Rapports aux mouvements et au corps

Message par MissEzechiel le Mer 13 Jan 2016 - 4:42

Je ne dirais pas que c'est inconscient. C'est plus proche d'un stade de préconscience, un peu comme le langage non verbal; dès que tu en parles les gens te disent que c'est évident, mais c'est complètement pas dans leur esprit autrement. 

Est-ce utile? Bien-sûr. C'est le même procédé qui existe partout où une discipline, sportive ou non, évolue (cad partout partout ?) La démarche métacognitive, si tu veux l'appeler ainsi, c'est globalement de l'empathie envers soi-même et, à travers cette empathie, une réalisation de ce qui est compris. Le même processus, externalisé, se produit lorsque je regarde un vidéo de parkour, où j'évalue la difficulté, l'unicité et la qualité de chaque mouvement à l'écran. Même procédé si je regarde quelqu'un jouer à Kerbal Space Program: Pourquoi fait-il son gravity turn à 40km, est-ce plus efficace? Qu'est-ce que ça change? Le fait que ce soit auto-référentiel nous oblige à essayer différentes choses, ce qui augmente notre adaptabilité. En parkour, ça fait la différence entre toi qui essayait les sideflip d'environ 2-3 manières différente sans en sortir, et moi qui peut créer des variations de la forme pendant des heures: j'ai appris à ressentir ce que je fais et à le varier, parce sinon c'est la stagnation.

Je sais pas si ça répond à ta question.

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Re: Rapports aux mouvements et au corps

Message par Sasori le Ven 15 Jan 2016 - 13:43

Spoiler:

J'ai mis ce sujet en attente dans ma tête pendant un certains temps. Je ne savais pas si j'allais y mettre mon grains de sel, si mon avis de sandwitch frite, moutarde/nutella serait bon d'être exposé. Finalement le voilà. Vu que c'est un poste long, j'ai effectué des minis résumés après certaine partie, si jamais des personnes n'ont pas le courage d'affronter mon pavé et mon orthographe.



Silia a écrit:Quels rapports entretenez-vous avec votre corps ?


Mon corps et moi, on est en couple, mais c'est compliqué ^^
C'est un rapport qui mêle coopération et conflit, parce que je sais que j'ai besoin de lui pour faire une multitude de choses, mais que j'ai également tendance à lui dire d'aller se faire foutre.
Je sais que bien le soigner est gage de pérennité, mais je sais aussi qu'il a tendance à s'allier avec ma paresse ou mes peurs et dans ces cas là, ma volonté ou ma stupidité l'envoie bouler ou en tout cas essaye.
Mais gentiment, j'apprends à le connaître. Je découvre les joies qu'il me procure lorsque je réussis quelque chose. C'est mon outil de travail, mon meilleur ami, un compagnon de vie qui peut faire chiez quelque fois, se casser, faire mal, procurer du plaisir, de la confiance, de la satisfaction, c'est une part de moi avec qui je dois vivre et apprendre à connaître.


Review: On est en couple, pour le meilleur et pour le pire.




Silia a écrit:Quelle importance lui donnez-vous ?

Comme je l'ai dit précédemment, mon corps est comme une partie de moi (pas un personnage, eux sont mental et ont chacun leur propre idéal du corps), lorsque je m’endors le soir, il est là et quand je me réveille, il m'embête déjà. Je ne pourrais pas vivre sans lui, alors j'essaie de l'écouter, de l'inclure dans ma vie, mes aventures, mes épreuves et mes apprentissages.





Autre point important pour moi, c'est que mon corps me permet de faire beaucoup de chose, il est aussi l'interface entre l'intérieur: mes pensées, et l'extérieur. C'est à travers lui que je vais m’exprimer et comment je vais m’exprimer, comment je vais faire passer un message, comment je vais me mouvoir, interagir avec le monde.




Récemment, je me demandais pourquoi je faisais de la musculation ?
Parce que je sais pourquoi je fais des étirements, à quoi me serve les exercices type danse-classique que je fais: Je veux devenir meilleurs en Taekwondo.
Mais pourquoi la musculation ? Pourquoi je travail comme je le fais ?
Dans ma vie, j'ai eu divers types d'entraînements, différentes périodes selon ce que j'avais besoin. J'ai fait 10 ans de tennis, donc 8 en compétitions. La charge sportive (environ 15h de sports par semaine) demandaient une certaine préparation physique qui était dirigée vers le tennis. C'est un sport pleins de contradiction. Si on prend un sprinteur: ce qui l'intéresse c'est l'explosivité, la puissance.
L'endurance, il la prend et la met à la poubelle.

Un footballeur ou un tennisman, c'est plus compliqué. On sprint, on s'arrête, on fait des petits pas, rapides puis amples. L'endurance est présente, mais elle est double. Il nous faut de la capacité d'être actif à fond sur 3-7 minutes. Mais également de pouvoir tenir des matchs pouvant aller jusqu'à 3 voir 4 heures (Aucun match en 3 sets gagnant avant le niveau professionnel). De ce fait, mon entraînement s'est porté sur la puissance et l'explosivité au niveau des jambes. La force au niveau du haut du corps, et une bonne dose de cardio histoire de pouvoir tenir des efforts de 1h à 4h.
Mais même avec ce décorticage, je me rends compte que l'explosivité dont parle Ender pour le Parkour est encore différente de l'explosivité que nous nous faisions pour le Tennis.

Arrivé à l'université, j'ai drastiquement réduit ma dose de tennis, pour me mettre au Taekwondo. Mais j'ai continué mes séances de musculations.
Alors pourquoi ?
Parce que ça me détend, ça me fait découvrir mon corps, même si ça fait des années que je bosse avec, parce que j'aime le voir changer et parce que j'aime bien cette sensation quand mon bras prend toute la manche du t-shirt ou qu'on se sent un peu serré dans celui-ci et les muscles un peu trop noueux, parce que comme je le disais, mon apparence est mon interface externe sur le monde et que j'aime que cet interface soit comme il me plaît, ça me donne confiance en moi. Et oui, le regard des autres, leur compliment si il y en a, me font plaisir. Je ne fais pas de la musculation pour ça, je le fais pour moi, mais le regard des autres, c'est un petit plus, la cerise sur le gâteau quand par exemple un pote du tennis me dit que j'ai pris du muscle, y a un sourire et on commence à jouer.


Review: C'est un outil de travail que j'écoute ou n'écoute pas selon les situations, qui a été travaillé sur beaucoup de points et de diverses manières, et il y a encore beaucoup de chose à faire.




Silia a écrit:Dans quelle mesure le laissez-vous vous limiter ?

J'ai été très peu blessé. J'ai eu des problèmes d'omoplate, où je n'ai pas laissez mon corps me limiter, dans le sens où j'ai plutôt eu tendance à ignorer la douleur et à continuer de jouer plutôt que de soigner ce problème.

Alors bien sûr, c'était une douleur lancinante, donc j'ai pu passer outre, l'ignorer en quelque sorte, même si la sensation va occuper une partie de mon cerveau. Je ne me suis rien cassé, mes ligaments croisés se portent bien etc. Donc pour l'instant je n'ai pas eu de limite de ce côté là.
En terme de force, je n'ai jamais eu vraiment la sensation d'être limité. Par contre en souplesse, c'est une autre histoire. 
Mon premier cours de Taekwondo, j'ai eu la sensation d'avoir passé 1h30 les jambes en l'air. Les trois jours qui ont suivi, j'avais des courbatures, c'était super ^^. J'ai acquis une certaine souplesse qui m'a permis de progresser en Taekwondo. Mais maintenant, je sens qu'il me faut en acquérir plus si je veux passer à l'étape supérieur, si je veux continuer à avancer dans cet art-martial, mais également sur comment je vois le mouvement et comme j'ai envie de bouger.

Je travail donc à dépasser les limites que m'impose mon corps, pour qu'il puisse m'en imposer de nouvelle.


Review: J'ai le cul bordé de nouille côté blessure, mais je suis raide comme un piquet.




Silia a écrit:Quels rapports entretenez-vous avec les mouvements, plus généralement ?




Je lie le mouvement et le temps. J'ai une vision assez mathématique de la chose, que je vais essayer d'expliquer ici.
Pour moi, l'état d'un objet peut-être réduit à un ensemble d'équations. On le fait déjà pour son mouvement, sa thermodynamique etc. Je rajoute une composante qui est importante pour moi, c'est le temps.
Si on prend l'exemple du tennis, le joueur aura un mouvement, il sera dans un enchaînement de chute contrôlé, il aura une vitesse, une capacité d'équilibre, de réaction, de réflexion, de maîtrise de sa raquette, de l'expérience qui va jouer sur sa réflexion et son temps de réaction etc. Il doit taper dans une balle qui elle a aussi son propre mouvement, la rotation dans l'air qui provoque l'effet Wilson, sa vitesse, sa lourdeur et son temps. Quel est le bon temps, le bon moment pour frapper la balle. Sur le nombre infini de possibilité de moment où la frapper, il y en a seulement une toute petite proportion où il est judicieux de la frapper. Lorsque le temps du tennisman et celui de la balle se rencontre, lorsque les deux sont prêt à se rencontrer.


Spoiler:





Je vous ai posté cette vidéo en slow motion du coup droit de Federer où pour moi on sent ce temps, celui de la balle et du joueur. Très souvent si le temps n'est pas bon, on envoi la balle en dehors des limites du terrain, ou on fait un coup qui est assez pauvre, on bloque, on recul etc.




Pourquoi je déblatère sur le tennis ? Parce que pour moi, on va retrouver ce concept dans d'autre sport ou activité sportive que ce soit le Taekwondo ou le Parkour ou autre.
Si le temps du tracer qui saute pour un saut de chat n'est pas bon, sa réception sur l'obstacle sera mauvaise (déséquilibre, manque de force etc.) et il va en résulter des difficultés pour passer l'obstacle.

Donc le temps est une de mes relations aux mouvements.

Plus généralement, quel est ma relation au mouvement ? Je cherche une certaine fluidité, quand je bouges, quand je marche, cours. Récemment, j'essaie de bouger au sol ou d'effectuer des mouvements en statique ou en slow motion. Le slow motion ou le statique me permettent de maîtriser les choses. J'ai fait 9 ans de flûte traversière et il y avait des passages techniques qui ne me posaient aucun problème. Je n'avais pas besoin de les travailler, je les sentais et c'était bon. Pourtant lorsqu'on me demandait de les jouer lentement, pour certains, j'en étais incapable. Je devais les retravailler en slow motion pour bien tout maîtriser.
Pour le Taekwondo, c'est pareille, j'essaie maintenant d'effectuer les coups de pied de base plus lentement pour les maîtriser sous chaque aspect.





Résumé: Le temps de chaque chose est important dans le mouvement. J'ai envie de développer mes mouvements aux sol et en slow motion pour acquérir plus de maîtrise. 


Silia a écrit:Et idéalement, quels seraient-ils ? Pourquoi ?

Mon idéal ? Trouver plus de fluidité, notamment au sol, via une plus grande souplesse, mais également pouvoir bouger dans des situations non "agréable", non conventionnel avec une certaine lenteur, puis rapidité, puis retourner à la lenteur. Maîtriser mes membres, mes muscles, mes mouvements etc.



Merci pour la lecture.




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Re: Rapports aux mouvements et au corps

Message par Rusyann le Dim 17 Jan 2016 - 14:14

Silia a écrit:
Quels rapports entretenez-vous avec votre corps ? Quelle importance lui donnez-vous ? Dans quelle mesure le laissez-vous vous limiter ? Quels rapports souhaiteriez-vous avoir avec à l'idéal ? Pourquoi ?
Quels rapports entretenez-vous avec les mouvements, plus généralement ? Et idéalement, quels seraient-ils ? Pourquoi ?

 Le rapport que j'entretien avec mon corps, Hum.. Disons que tant qu'il me permet d'accéder à mes volontés ou de me permettre de faire ce que j'en souhaite, je l'admire. N'ayant pas une vie nécessitant de grandes prouesses physiques, je pense qu'il est adapté pour mon genre de vie. Néanmoins pour que mon esprit se sente à l'aise, que ce soit mentalement face aux regards des autres et surtout face au mien, je ne le lésine pas et ne le recale pas au simple rend d'ustensile mais à celui d'avatar. 

 Quand une limite me semble néanmoins utile d'être franchise, je visualise les moyens et le parcours à prendre pour la surmonter. Puis suivant ma volonté d'avancer je leur accorde plus ou moins d'importance et donc de moyens à mettre en oeuvre pour la dépasser. Mon rapport avec le corps idéal dépend généralement des mes envies, je privilégie souvent la bonne forme de mon esprit qui passe par un corps en forme capable d'évoluer rapidement faire ce que je voudrais. Pourquoi? Et bien parce que j'aime modeler et avoir rapidement ce que je désire.

 Idéalement je voudrais faire de mes mouvements un réceptacle complet de ce que je veux faire et du comment je veux le faire. Je m'explique, que ce soit manier une arme, lancer une caps, dessiner, modeler, écrire, tout ceci nécessite de la technique via une coordination remarquable entre le corps et l'esprit. Et idéalement je souhaiterai l'améliorer, les cafouillages, les ratures, les traits grossiers et non symétriques sont autant d'éléments que je souhaiterai faire disparaître au profit de quelque chose de plus riche à mes yeux. Atteindre ou pas la perfection reste néanmoins un jeu auquel j'aime me tester.

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Re: Rapports aux mouvements et au corps

Message par Mayt le Dim 17 Jan 2016 - 18:21

Rusy a écrit:je ne le lésine pas et ne le recale pas au simple rend d'ustensile mais à celui d'avatar. 

Illabaca a écrit:I don't do it to show off, I mean, I do it... maybe to wake someone up, or, to to, y'know, for them to ask the question "Why are you doing this?" and then that, gives me then the opportunity to speak to them and tell them the reason why I do this.

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Re: Rapports aux mouvements et au corps

Message par Silia le Ven 22 Avr 2016 - 21:10

J'ai mis très longtemps à me décider à répondre, parce que je n'étais pas au point ; puis je n'étais pas certaine de ce que je voulais dire.

Contrairement à certains de mes amis, je ne fais aucune séparation entre mon corps et mon esprit. Je ne vois pas mon corps comme un outil, mais comme une partie intégrante de moi, que je peux peut-être modifier plus aisément que mes schémas intellectuels, mais je ne le considère pas comme un objet.

Je lui donne donc une importance capitale. Je mise beaucoup sur l'efficacité scolaire, parce que je déteste perdre mon temps et que je suis plutôt exigeante avec moi-même. Or, ce dont je me suis rendue compte rapidement, c'est que si je  négligeais mon corps, je perdais très rapidement en efficacité.
Je fais donc régulièrement du sport, que ce soit dans ma chambre quand je n'ai pas le temps d'aller grimper, en salle de grimpe, en falaise. En été, je nage à la plage. Je marche tous les jours environ une demie-heure. Ce genre de truc.
Je dois également faire particulièrement attention : j'ai des problèmes de dos relativement important, qui me force à devoir garder une ceinture abdominale très fonctionnelle.
J'essaie de ne pas le laisser me limiter, sans pour autant le faire taire - en général. C'est à dire que je force rarement trop, mais suffisamment pour ce soit utile. 
Un critère que je n'écoute pas assez serait la fatigue. Je fais toujours passer mes études avant, et ça me revient souvent dans la gueule.

A l'idéal, j'aimerai être en paix avec mon corps.
Parce que si je dois faire régulièrement du sport, c'est aussi parce que le muscle, c'est lourd.
Je suis de nature fine, voire maigre. Je suis incapable de juger ça. Et même si beaucoup - notamment des filles, tristement - voient ça comme un avantage, c'est relativement gênant. Et dangereux parfois. C'est aussi gênant que le surpoids. Je ne peux pas toujours manger beaucoup, j'ai beaucoup de rejets, ce genre d'aventures toujours agréables.
Et, on va pas faire croire, l'aspect psychologique impacte beaucoup là-dessus.
Donc oui. A l'idéal, je voudrais être en paix avec mon corps.
Puis rien à voir, mais à l'idéal, je le voudrais dessiné.

Avec les mouvements ... C'est la partie que je préfère.
J'ai un rapport d'altitude avec les mouvement. Je grimpe depuis que je suis ... même pas en capacité de marcher en fait. J'ai fait des pauses, plus ou moins longues, mais ça fait partie des gros éléments de ma vie. A 4 mois, j'étais au pieds des voies. Et 17 ans plus tard, j'y suis toujours.
Donc, mon rapport aux mouvements est très tourné vers la grimpe. Tout ce qui s'y rapporte : endurance, explosivité, prévoyance ...
Je fais d'autres sports à côté, notamment des arts martiaux. Mais c'est bien moins important pour moi.
La grimpe, ça oblige à une grande précision. Si vous faites un jeté en tête et que vous passez à 4cm de votre prise, vous tombez.

A l'idéal ... j'aimerai être plus explosive, avoir des mouvements plus amples, notamment au niveau de mes hanches, qui bloquent beaucoup. Et renforcer encore mes doigts. Ce genre de trucs.
Avec les mouvements des autres, c'est autre chose. J'aime l'élégance. La conscience de soi et de son corps. Je suis gênée par les TOC et les tics parce que c'est le genre de mouvements que j'essaie de fuir. Je suis en admiration béate devant des personnes comme Antoine le Ménestrel : https://www.youtube.com/watch?v=O21y54yS558

De façon plus générale, j'ai un rapport plutôt primaire avec l'autre. J'observe beaucoup les autres, j'aime savoir comment les gens se déplacent, tissent des liens avec leur environnement, sourient ou tirent la tronche ... Ça en dit beaucoup très vite.
Quant aux gens que j'aime, je suis plutôt du genre très tactile. J'aime me laisser emporter, rire à avoir mal au bide et ne pas avoir à me retenir.
Voilà, je pense avoir fait le tour.


Dernière édition par Silia le Sam 23 Avr 2016 - 19:17, édité 2 fois

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Re: Rapports aux mouvements et au corps

Message par Ender le Sam 23 Avr 2016 - 18:18

Silia a écrit:
Je ne vois pas mon corps comme un outil, mais comme une partie intégrante de moi, que je peux peut-être modifier plus aisément que mes schémas intellectuels, mais je ne le considère pas comme un objet.
Hein? Ça me surprend beaucoup que tu considères ton corps comme plus maléable que ton esprit. Dans l'autre extrême je considère franchement me cyborgisé justement parce que je trouve mon corps trop lent à se modifier. Enfin. Intéressant :)

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Re: Rapports aux mouvements et au corps

Message par Maïata le Lun 25 Avr 2016 - 19:22

Mon rapport avec le corps a finalement progressivement beaucoup changé depuis 1 an, depuis que j'ai quitté Paris, que je fais (vraiment) du sport, et que je me suis fait une entorse sur chaque cheville.

Avant, le corps ne m'intéressait pas. Trop de limites mentales étaient présentes, et en Aïkido mes limites étaient neurologiques et non physiques: intégrer un mouvement, le pousser à la perfection, s'adapter à la situation et au partenaire.. Je n'avais pas de problème de force, de mobilité ou de souplesse.

Peu à peu, les choses ont fait que je fais maintenant du sport régulièrement, avec 3-4 sports récurrents. toujours en écoutant pas mal mon corps (et mes envies). Le corps évolue avec, il se modifie. Le repoussement de limites mentales a laissé entrevoir des limites physiques: de la conti pour réussir certaines voies d'escalade et atteindre un niveau qui me permettrait d'explorer d'avantage en extérieur. Du cardio pour me mettre à l'alpinisme ou pousser la rando / le ski de rando dans des coins vraiment éloignés du monde.

Les blessures à la chevilles constituent donc maintenant des limites, mais qui ne me dérangent pas.
Limites car les chevilles sont beaucoup utilisées dans beaucoup de sport, et elles étaient inhérentes à une certaine agilité que j'ai désormais perdu. Il faut maintenant que je fasse attention à ne pas refaire d'entorse et de ne pas mettre de choc sur ma cheville, ce qui m'empêche de faire du bloc (qui pourrait me faire progresser pour l'escalade) ou de m'amuser à détaler dans les descentes sur les sentiers de montagne.
Cela me dérange sans me gâcher la vie car je sais qu'il y a d'autres limites mentales que je peux aller chercher, et que cela peut me pousser à la créativité, arriver à continuer ce que je veux faire sans sur-solliciter les chevilles.. cela me pousse également à m'astreindre à un entraînement pour les remuscler^^

Du coup, on peut dire que je laisse le corps me limiter car je sais que je peux m'échapper par ailleurs: par une activité culturelle, artistique, par d'autres sports qui iraient mieux à mon corps... Du coup il ne me limite pas vraiment, il me donne plutôt une direction. Si le corps ne me suffisait plus à explorer l'espace (l'extérieur et mon intérieur), ce serait dommage, beaucoup moins "bien", mais je trouverai un autre moyen de le faire par la pensée, comme je le fais actuellement en étant en repos pour mon entorse.
Je n'ai pas d'autre idéal.

En aïkido comme en escalade, l'esthétique et le ressenti du mouvement compte beaucoup pour moi, comme il pourrait l'être lors d'une danse: recherche de la perfection, de ce qui me correspond, de ce qui est adapté, et qui par là même est fluide, harmonieux.

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Re: Rapports aux mouvements et au corps

Message par Shinai M le Mar 3 Mai 2016 - 23:51

J’ai également mis du temps à répondre à ce post.  J’avais ouvert un word dessus, juste pour moi, puis à chaque fois j’écrivais des trucs différents dessus, je ne savais pas vraiment quoi dire. Alors je me lance. J’essaie.

Mon corps c’est un peu comme un vieux pote d’enfance. Le Forrest gump de Jenny. j’ai vécu avec, sans vraiment trop avoir le choix. Je me suis souvent questionné dessus, j’ai eu beau le remettre en question, l’aimer, le haïr… mais il est là, il est mien, il est moi. Mon petit bout d’os et de chair <3.
  C’est Moi, avec toutes les histoires qu’il y a derrière. On n’a pas toujours eu le même rapport jusqu’ici, mais on a vécu ensemble, corps et âme.
J’ai d’abord essayé de le fuir, de fuir les autres aussi. Je passais mes nuits à créer mon propre monde, et à me créer des masques, des armures qui me protégeaient le jour. J’étais la plus petite, celle qui ne savait pas courir ni sauter en cours de sport, ou dans la cours de récréation.
 De ce fait, j’avais tendance à le négliger, comme un bout de viande qui amortit les coups. Je travaillais plutôt ma pensée pour compenser son retard, et redoutait tout ce qui avait attrait au mouvement.


Mais j’ai appris à l’apprécier, derrière mon masque et ma tenue d’escrime principalement, puis avec le temps ça s’est amélioré. J’ai trouvé un équilibre corps/esprit.
Depuis, il m’est indissociable. Je l’ai progressivement forgé à l’image de mon esprit. 

Ma façade extérieure
mon lien au monde
Ma présence.

  Je sais maintenant en prendre soin, le respecter et surtout, connaitre ses limites, ce qui me permets de le mettre à l’épreuve, souvent.
Le dominer, mais l’écouter également.


Concernant les limites, je fais des compromis. Je n’hésite pas à lui en demander trop quelque fois, mais toujours en lui accordant une bonne récupération.
Mon corps me limite beaucoup de manière générale, et je fais avec ses réactions, je m’adapte comme je peux.
D’autre part, j’ai créé un fort lien entre ma santé mentale et physique. Je n’aime pas sentir mon corps lourd, mou. J’ai besoin de lui pour me sentir bien, il me connecte à la réalité. Je le module donc énormément pour qu’il réponde au mieux à mes attentes, tout comme je réponds aux siennes.


Dans l’idéal…  j’aimerais qu’il soit comme mon image mentale que j’ai de lui.
Mais dans la mesure du réalisable, je n’arriverais pas à l’imaginer autre que ce qu’il est déjà


Vient ensuite la question du mouvement.
C’est pour moi  … une drogue ?
Je déteste le mouvement. C’est une confrontation à moi-même, à ma motricité qui n’est jamais aussi performante que je le voudrais. A chaque fois que je bouge, je me retrouve devant la réalité, mes mouvements sont marqués par mon histoire. Je ne cours pas vite, j'ai toujours du mal à sauter, et à me repérer dans l’espace.
Mais c’est aussi une libération du corps-entrave que j’ai eu. Quand je bouge, je sens mon corps puissant, aérien, une afférence de multiples sensations nouvelles et intenses. Une stimulation qui me rapproche de mon environnement.


Le corps est fait pour bouger. C’est devenu un besoin, je me sens mal immobile. Parce que maintenant que j’ai gouté à la liberté du mouvement, c’est difficile de m’en passer. C’est ma façon de me sentir vivante. Le mouvement me fascine, au point où j’en ai fait mon sujet d’étude. Je le vois sous tous les angles, sous toutes les formes.

Une interface d’expression, ma liberté.
Un moyen d’intervenir, de ressentir.
Une boulimie d’information sur le monde.


Dans l’idéal, j’aimerais juste avoir plus d’adéquation corps/esprit lors de mes mouvements. Mon corps à encore beaucoup de progrès à faire pour mieux bouger.  Et mentalement, Je ne me suis pas encore habituée à toutes mes possibilités motrices. J’aimerais bouger autant que mon corps me le permet !

Shinai M
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Re: Rapports aux mouvements et au corps

Message par ryuk le Sam 14 Mai 2016 - 19:51

Alors... Cela faisait longtemps que je n'avais pas pointé le bout de mon nez sur ce forum mais je peux observer que les sujets abordés sont toujours des plus passionnants *-*

Je me permets donc de répondre aux questions des plus fondamentales de Silia et j'espère éviter des redites mais je ne peux rien promettre. (connaissant mon bordel mental)

Dooooooooooonc Quels rapports entretenez-vous avec votre corps ?

Je le considère majoritairement comme un outil. Tout simplement car il est présent pour répondre à mes sollicitations et m'aider à réaliser mes désirs dans la mesure du possible. Un outil également parce qu'il a ses limites. Il ne peut être modulé à l'infini et nous avons tous une forme corporelle plus ou moins définie depuis la naissance par la forme et taille de nos os.
Pour ma part, il me semble impossible de finir un jour maigre ou tout du moins fluette. J'ai les hanches et épaules relativement larges ce qui m'avantage d'ailleurs dans de nombreux domaines donc je ne vais pas me plaindre, mais peu importe ce que je pourrais faire mes os ne bougeront pas de place. (pas la peine de parler de traumatismes physiques du genre entorse et fracture) De plus, notre corps rencontre rapidement ses limites. S'il n'est pas entraîné le cœur ou les poumons ne tiennent pas, s'il l'est trop ce sont les articulations et les ligaments qui lâchent.

Quelle importance lui donnez-vous ?

Au risque de paraître paradoxale, je répondrais : Une place énorme et totale. Mon corps est le seul obstacle à mes envies, il doit donc être affûté et vif. Pour pratiquer du taekwondo plusieurs fois par semaine et depuis de nombreuses années, et plus largement un nombre toujours plus grand d'art martiaux, je sais à quel point la vitesse de réaction est importante. La rapidité d'execution peut faire une grande différence dans un combat. Mon corps partage donc le centre de ma vie à part égale avec mon esprit.

Dans quelle mesure le laissez-vous vous limiter ?

Pour le moment je peux me considérer comme vernie du côté des blessures. Pas grand chose à signaler à part des genoux et des chevilles bancals, et des os du bassin se déplaçant souvent à mon plus grand désespoir... J'ai conscience que mes petits problèmes s’amplifient et deviendront sans doute de bien plus gros dans quelques années voir mois. Je tente donc de composer avec les contraintes que m'impose mon corps tout en bridant ma frustration de ne pas pouvoir pousser plus loin.
La douleur physique (même si je ne me suis jamais rien cassée) est quelque chose que j'appréhende plutôt bien. Mes limites sur ce sujet, restent encore inconnues. Il m'arrive, lors d'entrainements et de compétitions de recevoir beaucoup de coups plus ou moins douloureux mais, il me semble, qu'il est important de savoir passer par dessus pour pouvoir continuer et ne pas donner raison aux limites matérielles imposées.

 Quels rapports souhaiteriez-vous avoir avec à l'idéal ? Pourquoi ?

A l'idéal...J'aimerais pouvoir dépasser mes limites pour arriver à perfectionner mon style de combat en arts martiaux au plus haut point. J'aimerais pouvoir réaliser des enchainements plus rapidement et pouvoir tenir très longtemps en combat. En bref : Rapidité/Réactivité alliées à de l'Endurance pure/Puissance

Et j'aimerais également avoir une meilleure conscience de toutes les parties de mon corps.

Quels rapports entretenez-vous avec les mouvements, plus généralement ?

Comme dit plus tôt, je n'ai pas une parfaite conscience de toutes les parties de mon corps. Par exemple, j'ai les mains plus insensibles que la plupart des gens dans mon entourage. J'arrive à attraper des choses plus chaudes, et à garder mes mains plus longtemps sous l'eau froide etc etc (ce genre de trucs un peu stupides). Et cela n'a rien à voir avec un quelconque entraînement mental.
Bien que pouvant être vu comme un avantage, cet « attribut » est dérangeant. Tout d'abord parce que j'ai tendance à me heurter aux encadrements de portes sans m'en rendre compte ou d'autres choses dans le même genre rendant certains de mes mouvements lourdauds alors qu'ils sont parfaitement maîtrisés. Ensuite parce que cela est clairement un obstacle à une fluidité si recherchée...

Ensuite
J'ai souvenir de plusieurs coups de pied bien placés de la part d'une de mes adversaires en compétition. Je me suis longtemps demandé ce qu'elle avait de plus que moi. Elle était plutôt trapue et ramassée. Et pourtant cela n'a pas freiné son pied une seule seconde et son coup m'a atteinte en pleine mâchoire. Je me suis longtemps demandé ce qu'elle pouvait avoir de plus que moi, outre sa technique et son expérience. Bien plus tard j'ai fini par comprendre. Loin d'être aussi douée qu'Edwin dans la gestion du « temps ». Elle était beaucoup plus en phase avec moi que je ne l'étais avec elle. Ses coups se heurtaient à ma force brute mais la contournaient tandis que les miens ne brassaient que le vide. Je pensais être efficace alors que mes pieds et poings n'étaient qu'indécision.

Et idéalement, quels seraient-ils ? Pourquoi ?

Et bien, je vais éviter de me répéter trop longtemps, je voudrais pouvoir contrôler mon mouvement de sa naissance à sa mort. J'ai la confiance indispensable pour ce qui est du langage corporel, la puissance, il me manque maintenant une certaine légèreté que je ne pourrais trouver qu'à force de travail quotidien mais je suis loin d'abandonner.


Voili voilou, au plaisir de répondre dans un futur plus ou moins proche à d'autres questions aussi intéressantes que celles ci.

ryuk
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Re: Rapports aux mouvements et au corps

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