Votre rapport aux autres, aux gens, à une personne

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Votre rapport aux autres, aux gens, à une personne

Message par Kathalqa Sarr le Ven 14 Avr 2017 - 16:19

Je ne savais pas trop comment appeler ce topic, mais nous y voilà. 
J'aborde ici un sujet qui me tient particulièrement à coeur, puisqu'il s'agit du combat de ma vie.

Sans tomber dans le dramatique, c'est le cas. Ayant eu un passé relationnel-social compliqué (harcèlement scolaire durant 7 ans en gros, plus trois bonnes années de lycée à trouver des idiots en tout genre qui se font un malin plaisir de te rappeler que tu es trop introvertie), c'est en effet le plus gros combat de ma vie que d'apprendre à comprendre, regarder, apprendre des autres sans les rejeter automatiquement.
De regarder un groupe de gens bruyants en souriant parce qu'ils s'amusent plutôt qu'en râlant parce qu'ils ne sont pas discrets. 
De tolérer les gens et de m'ouvrir aux autres parce que tout le monde peut apprendre de tout le monde, même une chose infime, et de cesser de rejeter une personne en bloc parce que je sens instinctivement qu'elle ne me correspond pas. 
Et de donner aux autres sans rien attendre en retour.
(Sans pousser dans les limites du stupide bien sûr)

Et j'ai réussi. Aujourd'hui, je suis capable de tout cela. Je dois encore progresser mais j'ai désormais le sourire plus facile que la critique, la réflexion comme réflexe justement, plutôt que le jugement. Evidemment, j'ai des hauts et des bas. Mais je suis là.

Et maintenant que j'y arrive, j'ai l'impression d'être ... la seule... à des kilomètres parfois...à suivre cette envie. J'ai l'impression que soit les gens sont extrêmement naïfs et se prennent claque sur claque (ce n'est pas de leur faute malheureusement...) soit sont carrés dans leurs idées, soit sont tellement aigris par le genre humain que... eh bien, un pas de travers et BAM c'est le drame, la personne devient débile. Et dans le genre définitif.

Et parfois, c'est douloureux. Parce que ces gens cherchent à te convaincre de leur idée, que les gens rentrent dans des cases et que c'est fini, qu'il faut que t'ouvres les yeux. Alors que je sais, je sais, que je n'ai jamais autant avancé que depuis que j'en suis là. Et que on ne peut pas progresser dans un monde de 7 milliards de gens si on se braque en bloc face aux gens. Ou pire, si on est hypocrite.

Alors j'aimerais avoir vos avis. Ce n'est pas un sujet facile, mais je voudrais avoir vos idées et vos avis sur le rapport que vous avez à l'autre.
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Re: Votre rapport aux autres, aux gens, à une personne

Message par Meta- le Ven 14 Avr 2017 - 18:55

Oui, des gens cons, malheureusement, y'en a plein.

J'ai eu comme toi, un passé assez compliqué niveau social-relationnel. De nature introvertie, je me suis surtout renfermée sur moi-même au collège, certaines mauvaises expériences n'aidant pas. J'étais plus mature pour mon âge, ça n'a pas "aidé" non plus lorsque l'on trouve les gens autour de soi gamins et immatures.
Au fil des années, ça s'est délié et amélioré peu à peu mais j'ai toujours cette espèce de blessure de n'avoir jamais (ou presque) pu lier de réelles relations d'amitié avec les autres dans mes classes précédentes. Paradoxalement en les cotoyant et certes, en les enviant, je n'ai jamais eu trop envie de *les* cotoyer davantage.
Débuter la pratique de l'Aïkibudo il y a quelques années m'a beaucoup apporté à ce niveau: de l'assurance, de la confiance en moi... Surtout en cotoyant des "adultes" au quotidien. Forcément, je me sens beaucoup mieux auprès de ce type de personnes. (dépend dans quel milieu, encore une fois).

Je ne sais que trop te répondre, car mon expérience certes similaire à la tienne n'est pas forcément le meilleur exemple (y en a t-il un?).

Laisser ses préjugés s'envoler, aller à la rencontre de l'autre. La rencontre est pleine de richesses, si tu n'enfermes pas l'autre. N'attends rien de lui, ou tu seras souvent déçue.
Laisse-le libre de tes préjugés, puis t'étonner, te surprendre. Tu ne le connaîtras jamais, nous sommes tous en perpétuelle évolution. Et c'est ça qui est chouette... Et quelque soit la relation, il s'agit "d'ouvrir des portes et des fenêtres, pas bâtir des prisons."
Certains ne les ouvriront pas, tant pis. Certains voudront partir, qu'ils partent. Ne retenir personne, mais laisser tout grand ouvert pour accueillir ceux qui le souhaitent.
Et donner... sans rien chercher à recevoir. Enseigner m'a fait grandir, et me fait grandir. Transmettre est je pense, une des plus belles choses que l'on puisse faire pour les autres. Car il s'agit de les transformer, de les faire grandir eux-aussi, tout comme nous.


"Dans la générosité et le don de toi
Sois comme une rivière
Dans la compassion et la grâce
Sois comme un soleil
Dans la dissimulation des fautes des autres
Sois comme la nuit
Dans la colère et la fureur
Sois comme la mort
Dans la modestie et l'humilité
Sois comme l'univers
Dans la tolérance
Sois comme la mer
Ou tu existes comme tu es
Ou sois comme tu parais"


-Rûmi-


J'ai beaucoup de choses à dire sur le sujet, mais les idées sont très éparses et vagues pour l'instant. Je reviendrai plus tard sur le sujet, ou mieux, on en discutera directement ;)

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- Embrasser tous les arts et non se borner à un seul
- Connaître la Voie de chaque métier, et non se borner à celui que l'on exerce soi-même
- Savoir distinguer les avantages et les inconvénients de chaque chose
- En toute choses, s'habituer au jugement intuitif
- Connaître d'instinct ce que l'on ne voit pas
- Prêter attention au moindre détail
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Re: Votre rapport aux autres, aux gens, à une personne

Message par Kathalqa Sarr le Ven 14 Avr 2017 - 19:25

Les nouvelles vont vite ahah ! =)

Il est rassurant de voir que d'autres ont les mêmes idées =) Je pensais, avant, que transmettre était une sorte d'espoir un peu superflu, mais quand on tombe sur des gens prêts à changer ou à apprendre, le cadeau qu'ils nous font est inestimable. 
Même sans enseigner je m'en suis rendue compte. Quelqu'un en détresse qui accepte ta main tendue humblement, plutôt qu'avec un rejet suffisant, donne autant qu'il/elle reçoit. 

Je te rejoins sur ce point, le sujet que j'ai lancé est immense, il y a autant d'avis que de personnes et que de vécus.
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Re: Votre rapport aux autres, aux gens, à une personne

Message par Serpio le Ven 14 Avr 2017 - 19:38

Meta a écrit:Laisser ses préjugés s'envoler,[...] est pleine de richesses, si tu n'enfermes pas l'autre.

Meta a écrit:Oui, des gens cons, malheureusement, y'en a plein.

N'est ce pas un peu incohérent? ^^
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Re: Votre rapport aux autres, aux gens, à une personne

Message par Rusyann le Ven 14 Avr 2017 - 19:44

Spoiler:
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Re: Votre rapport aux autres, aux gens, à une personne

Message par Meta- le Ven 14 Avr 2017 - 19:55

Bien vu Serpio, je vais essayer de me rattraper comme je peux ;) .
La première (seconde dans ton post) affirmation était légèrement teintée de sarcasme.

Mais plus sérieusement, je ne crois pas être si incohérente (de ce que je peux tirer de mon vécu). Quand je dis que les gens sont cons, c'est qu'ils sont nombreux à rester dans leurs idées, dans leur carcan et refuser le changement et la remise en question (outre la connerie pure).
Et plus les années passent, moins le changement est possible à moins qu'ils aient un tournant dans leur vie qui leur fassent prendre conscience de la chose.
Que l'on soit bien d'accord, je n'oppose pas ce "type" de connerie à "l'intelligence". Je dirais que c'est une question de maturité.
Certains cherchent, creusent au fond de leur être pour se connaître, progresser, s'améliorer, d'autres (beaucoup) restent à la surface.
Ce sont ces gens, qui restent à leur surface, et qui donc, se ressemblent un peu tous, que je dis cons. Se chercher, apprendre à se connaître, progresser... n'est pas facile. Demande de la remise en question et du travail personnel. Tout le monde peut le faire, mais beaucoup ne le font pas et ne le feront pas.

C'est un fait, que je perçois, je me trompe peut-être; je ne suis pas dans la tête de tout le monde. Et encore, je ne perçois que cela des personnes qui font partie de mon environnement. N'ayant pas beaucoup voyagé, ça reste très limité.

Mais il y a une distinction à faire entre "les gens" et "l'Autre", qu'il y a dans les phrases que tu opposes.

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Re: Votre rapport aux autres, aux gens, à une personne

Message par Obéron le Ven 14 Avr 2017 - 23:28

J'aime beaucoup ta façon de voir les choses et j'aimerais être capable de faire preuve d'un peu plus d'ouverture parfois. Mais il m'arrive de me fermer face au gens qui manquent de respect à un lieu ou à des personnes. Sauf que je suis le premier à manquer de respect à certaines personnes ou certaines règles ;)
Si t'as des conseils, je suis preneur.

J'ai tout de même axé une bonne partie de ma vie pour rendre service aux autres. Comme tu as pu le remarquer d''ailleurs ! J'aime pouvoir rendre service, aider les autres, les conseillers et partager mon avis sur un sujet. J'essaye d'être le moins jugeant possible et je continuerai.

J'aime créer du contact avec des gens que je n'aurais sûrement jamais croisé en créant des événements et des situations laissant la place au "hasard" (ou plutôt aux choix des autres)... Cela me permet de discuter avec des personnes issues d'un autre milieu social, culturel ou linguistique différent.
Pour cela, il faut (selon moi) créer un contexte qui casse les jugements simples, les règles, la norme, ... en sortant d'un contexte normal : interpellation dans la rue, s'habiller différemment, offrir de son temps de façon "inutile" ou plutôt improductive en faisant des câlins gratuits, faire du stop ou prendre des stoppeurs...

De façon plus globale, j'apprécie de moins en moins les événements où il y a beaucoup de monde (fêtes, repas,etc.)  car je n'ai pas le temps de parler, discuter, jouer, rire, pleurer avec toutes les personnes présentes. Ni de réellement partager quoi que ce soit si ce n'est une soupe d'événements. Je n'aime pas les règles que nous impose la société lors de ce genre d'événements (et c'est là que l'on revient au premier paragraphe).
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Re: Votre rapport aux autres, aux gens, à une personne

Message par Kathalqa Sarr le Dim 16 Avr 2017 - 19:14

Pardon pour le pavé ! x")

Meta, je reviens sur ta seconde réponse qui m'intéresse beaucoup.
Comme tu le dis, beaucoup restent butés. Beaucoup ne souhaitent pas changer. Mais dans ce beaucoup il existe des gens qui n'ont juste jamais entraperçu un autre moyen de fonctionner.

En fonction des vécus, des cadres de vie, des familles, il est parfois compliqué de ... de se "reprogrammer". De se mettre à penser autrement. Pour moi, tout est question de volonté et là où se fait la différence, c'est en face de la solution:
Devant quelqu'un de positif et d'ouvert (par exemple), certains vont râler. Tenter de mettre des bâtons dans les roues. Se conforter dans leur vision des choses qui est souvent plus facile, mais aussi plus douloureuse (même si ce n'est qu'un point de vue, pas une vérité générale). Ceux là, effectivement, correspondraient à ce que tu appelles des "cons".

Et puis il y a ceux qui ne disent rien, qui se comportent presque à l'identique, mais qui n'ont juste jamais trouvé le moyen de sortir d'eux mêmes. Et ces gens là peuvent rester à la surface d'eux mêmes et rechigner à changer. Parfois il faut beaucouuuup de patience pour leur faire ouvrir les yeux.
Mais parmi les cons il n'y a pas que des cons =).



Obéron, c'est, à mon sens, un travail de longue haleine. Je viens de loin, et j'ai encore un chemin.... ouh là, bien long devant moi. Infini je crois, puisque je ne cesserai jamais de vouloir faire mieux qu'hier.

Je comprends bien qu'il est parfois compliqué de rester neutre quand des situations nous prennent aux tripes. Après, on touche aux valeurs personnelles aussi.
 Par exemple, il est hors de question que je laisse qui que ce soit tenir des paroles purement homophobes en ma présence sans réagir. Soit je pars, soit je donne mon avis assez clairement si on m'attaque, en fonction des choix que j'ai. L'avis de la personne ne me regarde pas et si ça se trouve personne n'est homosexuel autour de lui à ce moment précis (donc il ne fait de mal à personne), mais cela m'est totalement inconcevable.

J'essaie, pour ma part, d'être en accord avec moi même. Si je me sens obligée d'intervenir dans une situation qui m'ulcère ou juste me dérange, je vais essayer de garder mon calme le plus possible et d'écouter la personne, dans le domaine du raisonnable. 
J'essaie surtout de bannir les comportements impulsifs au bénéfice du ressenti et de la réflexion. Mon maître-mot deviendrait Comprendre, plutôt que Défendre. Ainsi les deux parties en ressortent enrichies (encore une fois, si tu n'es pas tombé sur un buté définitif).

Toutes ces situations improbables que tu décris sont hélas toutes mes limites ! J'ai encore bien du mal à me mettre en avant "juste" pour me mettre en avant (à part pour s'habiller différemment, ça, je suis passée bien au dessus même si ça m'a valu pas mal de déboires).

Je comprends tout à fait ton ressenti sur les situations à grand rassemblement ! Je tente pour ma part de donner un coup de main ici et là en prenant des nouvelles avec le sourire (je ne parle pas d'hypocrisie, qu'on s'entende) et je focalise mon attention sur un petit groupe de personnes avec qui je passe mon temps =) Et pour le coup, je ne regrette plus de n'avoir pas profité puisque j'ai donné un peu de moi comme je pouvais et que j'ai considérablement enrichi une relation en particulier... plutôt que de papillonner à droite et à gauche et de parler dix minutes à chaque.
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Re: Votre rapport aux autres, aux gens, à une personne

Message par Laélys le Jeu 20 Avr 2017 - 0:01

J'ai parlé de plein de trucs (pour changer) je ne suis pas sûre que tout soit pertinent. En poster une partie seulement aurait peut-être été un bon exercice de recul mais pour celui-là je ne le sens pas. Je l'ai repris mais j'ai l'impression que le synthétiser serait réducteur (sans doute car je n'en ferai qu'une mauvaise synthèse).

si tu peux y trouver un truc intéressant, toi qui lis:

Moi j’ai peur des autres.
Je ne veux pas les laisser approcher parce que j’ai peur qu’ils se méprennent à mon égard et me rejettent, qu’ils voient clair là où je ne fais que me fourvoyer et me rejettent, qu’au final ils me détruisent et me laissent là en pensant que de toute façon je suis irrécupérable. Ça c’est principalement l’idée d’où je suis partie, en tout cas c’est la pensée la plus lointaine temporellement parlant que je puisse retrouver.

Je n’aime pas nouer des liens parce que je place une relation sur le même plan qu’un engagement et que je n’aime pas être responsable des autres, des sentiments des autres, de la compréhension des autres. Je ne veux surtout pas être prise en tenaille entre ma morale et la leur alors je me méfie de l’entre deux : chercher des compromis avec quelqu’un m’est difficile et généralement soit je m’impose, soit je m’efface. Une des grandes questions pour moi est de placer la limite de mon territoire. Je place un alpha dans la situation et c’est lui que je suis, à partir de là je peux proposer, argumenter, et si ça me heurte j’ai tendance à fuir – non je ne place pas l’échange d’idées dans ce contexte-là comme un compromis parce qu’à ce moment je ne suis pas la meneuse de débat donc ce que l’on construit m’est étranger, ce qui n’est pas le cas quand c’est mon projet. Je défends peu mes idées/convictions et cherche plutôt à construire une réflexion neutre à partir de ce que je sais – ce qui peut se révéler assez ardu si je suis directement comprise dans la situation. Tant que dans ma conception des choses vous n’avez aucun droit de m’en vouloir concernant la situation finale je suis avec vous. Je n’arrive pas à dénier aux autres le droit de me juger parce que je pense qu’à partir de leurs attentes on peut prendre du recul sur sa propre situation donc les renier en bloc n’est pas forcément une bonne idée. Pour me sentir libre de ce que je fais de ces attentes, j’ai cependant besoin de les soustraire à leurs propriétaires pour pouvoir mettre les miennes en face. Sinon tout ce que je peux opposer sonne pitoyablement à mes propres oreilles.

J’ai peu d’interfaces de traduction entre les autres et moi, ce qui fait que ce que je garde de notre échange met vraiment beaucoup de temps à être incorporé à ma réflexion propre, j’ai trouvé un début de parade à ça mais je n’ai pas envie de l’exposer et je ne pense pas que cela puisse aider les autres si je le faisais. Dire « je n’ai pas envie d’en parler » est aussi un compromis pour moi – entre prendre la fuite et me livrer.

J’observe mais je ne pose en général pas de questions ou ne cherche à voir plus que ce qui est affiché dans le sens où je ne prends que ce que je pense qui est laissé en « libre-service » : les actions des gens en public – ça ne me dérange pas d’écouter une conversation ou de suivre quelqu’un du regard. Dans un groupe ça me place à l’écart de la forme sous-jacente de société : je ne veux pas savoir qui sort avec qui, a cassé avec qui, aime ou déteste qui, ce qui se dit sur,… Donc je perds un certain niveau de lecture. Je juge (mot que je distingue de condamner) le comportement des autres dans le sens ce que je perçois d’eux, donc ça ne me dérange pas de penser « ce que fais cette personne est stupide » parce que je ne l’associe pas directement à la personne si c’est un inconnu. Si c’est quelqu’un de connu je dirais que ça dépend. Dans le doute je me sers de la franchise comme bouclier car ça me permet de distinguer ce que je dis de ce qui est puisque c’est uniquement ce que je pense : dédouanée de ma responsabilité envers la réalité je ne mets en jeu qu’uniquement moi et c’est sans doute le moment où je suis la plus ouverte – utilisé abondamment quand j’apprends. Dans ce cas tout est exactement mis à la même hauteur et rien ne sera pris en compte qui ne soit justifié de manière que je juge suffisante. Dans ce domaine l’évolution la plus notable a sans doute été la création dans la liste des justifications d’une case « ressenti ».

Face à la foule j’ai besoin de créer une différence : j’ai beaucoup de mal avec la promiscuité donc j’adopte des comportements qui me mettent « à l’abri » - par exemple je cours, bon exercice si je puis me permettre.
Face à un groupe de personnes je suis un bisounours territorial : soyez heureux tant que vous ne m’imposez rien. Je suis relativement ouverte pour aider une personne : je la place toujours en alpha et c’est à elle de me guider dans ce qu’elle veut faire – toujours cette idée de qui porte la responsabilité.
 
« J'étais plus mature pour mon âge, ça n'a pas "aidé" non plus lorsque l'on trouve les gens autour de soi gamins et immatures ». Je n’aime pas parler de maturité dans ce cas. Parce que ça me donne l’impression d’une échelle entre les gens : certains sont plus ou moins avancés vers un but unique. Je préfère penser que nous n’avons tout simplement pas les mêmes priorités. Je me trouve très immature dans la phase où je jugeais justement que les autres de mon âge étaient trop différents pour que je les approche ou laisse approcher.
Pour ce qui est du changement ou de la remise en question j’ai du mal à me définir donc j’ai du mal à laisser partir certaines choses qui, je pense, sont importantes pour ma composition. Même si ça me met en décalage avec ce qui m’entoure. L’idée de différence revient. Je ne suis pas sûre que pouvoir affirmer que je me remets en question quand je dis « ce que j’ai fait là est stupide/pas la meilleure chose à faire/j’aurais dû… ». Plus j’essaye de faire des choses nouvelles moins j’ai l’impression d’aller quelque part, et par une étrange contamination ça atteint même mes fils conducteurs. Plus je tente de redresser la barre et plus j’ai l’impression d’y revenir « parce que c’est dans la continuité logique ». Voir la diversité peut aussi bien mettre en avant combien je suis pauvre, que combien je suis riche (j’ai un exemple pour les deux) et je n’ai pas l’impression que ce soit une finalité en soi.
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Re: Votre rapport aux autres, aux gens, à une personne

Message par Kathalqa Sarr le Lun 24 Avr 2017 - 22:22

Pardonnez ma semaine d'absence, je ne vous oublie pas !

Meta, tu m'avais dit que tu voulais répondre à mon précédent post, tu as changé d'avis ? =)

Laélys, tu as bien le droit d'écrire un livre pour me répondre, si c'est cela qu'il te faut pour exposer tes idées dans les détails. Je ne t'en voudrai jamais pour ça ahah !

"Moi j'ai peur des autres". Cette pensée que tu évoques m'est bien familière, puisque j'ai passé des années à la ressentir, sans pour autant oser l'exprimer de vive voix. Sans doute par peur de paraître faible à cette époque, et que les "attaques" redoublent. Il en est bien autrement aujourd'hui car j'ai inversé les rôles. 
Ce moment où tu as peur que les autres te rejettent, transforme le. Tu es la seule capable de décider qui tu laisses entrer dans ton coeur, ou qui tu rejette. Ou simplement, qui tu laisses attendre devant la porte, parce qu'il y a un entre deux : on aime et on rejette, mais pas seulement.

La chose primordiale qui m'a fait faire un bon dans les relations humaines, c'est quand j'ai compris que pour pouvoir aimer les autres, il fallait s'aimer soi. Descendre au fond de soi, définir ce que l'on veut être et éliminer ce que l'on aime pas. Cela prend des jours, des semaines, des mois... Mais c'est si gratifiant. Quand tu te regardes dans un miroir et de te dire "je sais qui je suis. Je sais d'où je viens et je sais ce que je veux", ça, ça n'a pas de prix.
Tu prends déjà beaucoup de recul par rapport aux autres. Tu ne sembles pas avoir le jugement (enfin, la condamnation si tu préfères) trop facile. Il est bien dommage que tu gardes en toi cette peur de l'autre.

Pour un dernier point, j'ajouterai que j'essaie de ne plus me dire "j'aurais du" ou "je n'aurais pas du". Ce qui est fait est fait, et je ne peux pas m'en vouloir d'avoir pris la décision qui me paraissait la plus juste ou la plus sensée sur le moment. J'ai réagi comme ça à ce moment là parce que j'étais dans tel état d'esprit, avec telles armes, tel avis. Je ne peux pas revenir en arrière et changer ce que j'étais, alors pourquoi m'en vouloir ?

Je ne sais pas si ce que je dis peut faire avancer le débat, mais je l'espère en tout cas. N'hésite pas à me contredire, je peux me tromper ou t'avoir mal compris =)
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Re: Votre rapport aux autres, aux gens, à une personne

Message par Meta- le Mer 26 Avr 2017 - 19:37

Justement Katha, plus le temps passe, et plus il est difficile de se "reprogrammer" à moins, comme je le disais, d'un tournant majeur dans la vie de la personne en question.


Le souci étant qu'en se fermant de plus en plus sur leur vision des choses, les gens acceptent mal ce qui est différent de cette dernière. Le stress en découle, la frustration... la peine aussi, celle de ne pas comprendre les autres et penser qu'ils ne comprennent pas.
Puis la colère... qui cloisonne encore plus, casse et brise les relations et surtout l'être en lui-même.

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Re: Votre rapport aux autres, aux gens, à une personne

Message par Kathalqa Sarr le Mer 26 Avr 2017 - 22:18

"Plus le temps passe" .  A partir de quel âge comptes tu qu'il soit difficile de le faire ?
J'ai beau être jeune, revoir les fondements de ma pensée a demandé un travail titanesque que j'ai cru ne jamais pouvoir effectuer. Je ne pense pas, personnellement, qu'il me serait plus dur de le faire maintenant, quelques années plus tard, alors qu'à l'époque je suis passée par nombre de crises d'angoisses, de nerfs et par un début de dépression =)

Même si certes, je comprends ce que tu veux dire par là. Je crois surtout que la difficulté est réelle, mais la souffrance morale est un choix, quel que soit notre âge. N'importe quelle souffrance devient supportable à partir du moment où tu y mets un sens, c'est une de mes profondes convictions =)

La colère est un poison. La colère reste une "facilité" (ne le prends pas mal) à éviter, à travailler, à contrôler. Sans elle, la vie est bien plus ... vivable, en fait.
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Re: Votre rapport aux autres, aux gens, à une personne

Message par Meta- le Ven 28 Avr 2017 - 16:23

Je reste volontairement vague Katha... Il n'y a pas "un" âge en particulier, tout dépend de la personne: sa personnalité, son histoire, le contexte, etc.
Mais ce que je veux dire par là, c'est que plus le temps passe, plus la personnalité a tendance à s'enraciner, à s'affirmer donc à rester sur des position bien spécifiques.

Encore une fois, pour la souffrance morale, cela dépend de la personne: certaines ne la choisissent pas réellement et même si elle est "choisie" (?) chacun va l'appréhender, vivre avec ou la surmonter d'une manière unique.

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Re: Votre rapport aux autres, aux gens, à une personne

Message par Shua le Dim 30 Avr 2017 - 7:04

Kathalqa bonjour,

Tu m'intéresses. 
Mon rapport aux gens comme la plupart des personne est compliqué. Ma relation aux autres est quelque chose à sans cesse améliorer et j'ai l'impression que jamais je ne m'en sortirais parce que j'analyse trop de choses et je pense que les autres voient ce que je vois : mes défauts, mes faux pas, mes hésitations, ma peine ou ma joie. J'ai l'impression qu'ils lisent en moi et restent silencieux pour ne pas me faire de peine. A ce moment là j'ai du mal à m'ouvrir parce que cela signifie dépasser cette image que j'ai de moi et qu'ils ont de moi. Si je réussis, ça veut dire que j'ai plus de charisme que je n'en pensais. Si je rate, c'est un double échec. 

Bien des fois je découvre que les gens me voient différemment de ce que je pense et je ne comprends pas comment c'est possible. J'ai l'impression d'être tellement évidente. Si j'avais à regarder ma personne agir, je pourrais voir toutes ses hésitations et ses démarches un peu maladroites du premier coup d'oeil. Je trouverais ça surement mignon mais c'est toujours un peu dégradant. Dégradant parce qu'on attend moins d'une personne maladroite.  Tu n'es pas celle ou celui qui sera invité à sortir en soirée, mais celui qu'on regarde, doux sourire aux lèvres et un peu de compassion. 

Quand j'étais enfant j'aimais beaucoup la solitude. Je ne comprenais pas les autres enfants et ils ne me comprenaient pas. Comme tout enfant qui ne comprenaient pas, ils me faisaient du mal. Alors dans la cour je restais pres des arbres et regardais des escargot, c'était plus doux et ça ne faisait pas mal. Ou alors je faisais tous les couloirs de l'école, là où je savais que je ne rencontrerai personne.

Maintenant je me suis trouvé un entourage qui me convient davantage. Des gens qui ont pour première qualité d'être honnêtes et bons dans leur âme. J'ai essayé trop longtemps de me briser en six pour correspondre à des groupes qui n'étaient pas miens. Comme toi, je regardais les gens bruyants en souriant parce qu'ils s'amusaient. Mais au fond j'avais toujours cette voix qui me disaient qu'ils n'étaient pas des miens, et que s'ils s'amusaient, ils pouvaient le faire en conscience des autres ne partagent pas nécessairement leur amusement. Cette double voix est celle qui me fait douter le plus. J'ai envie d'être positive. J'ai envie d'accepter les autres du mieux que je peux. Mais de l'autre, j'ai l'impression qu'ils se trompent, se mentent pour paraître ce qu'ils sont... en conséquence de quoi je ne peux pas accéder à leur personne. Trop de choses inutiles que je ne comprends pas. Pourquoi ils boivent, pourquoi ils portent des vêtements bizarres et pourquoi ils font des blagues pas drôles ? Est-ce que c'est si compliqué d'être simple ? En même temps est-ce que ça me regarde et qui suis-je pour juger. J'ai déjà parlé avec eux et je sais qu'ils ne sont pas cons. J'ai des choses à apprendre d'eux. 

Je me sens à la fois bien au dessus et bien en dessous. Au dessus parce que je suis plus simple. En dessous, parce que si j'étais plus simple je n'aurais pas de problème à leur parler.

Je ne suis pas à l'aise en groupe. Je préfère mille fois parler en tête à tête avec quelqu'un. C'est là que je peux accéder à leur personne sincère, alors qu'en groupe il y'a toujours des déguisements qui me rendent triste. Et je sais pourtant comment ça marche de se déguiser en groupe. Mais j'aime pas voir les autres le faire.

Je lance cet extrait Du nom du vent qui me parle beaucoup.

" Why wasn't I naked, eating violets and playing underneath the open sky ? Looking around the room, everything seemed terribly ridiculous. These people sitting on their benches, wearing layers on layers of clothings, eating with forks and knives. It all struck me as so pointless and contrived. It was incridibly funny It was like they were playing a game and were not even aware of this." Kvothe
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Re: Votre rapport aux autres, aux gens, à une personne

Message par Lou-Lélia le Dim 30 Avr 2017 - 18:24

Sur ce forum, en général je lis et j'écris pas tellement. Peut-être parce que j'ai rien de particulier à rajouter, parce que j'ai pas le temps... Ou assez probablement parce que confronter mes idées avec celles des autres me demande toujours un effort. C'est assez ridicule parce que j'adore débattre avec les gens. Mais les premiers pas sont toujours terriblement difficiles. Une des choses que je supporte le moins dans ma vie en général, c'est le sentiment de ne pas être à la hauteur. À la hauteur de mes attentes, de celles des autres, à la hauteur d'une personne, d'une situation, de la vie en général... Dès que je vais pas très bien y a toujours ce sentiment en arrière-plan. Et quand j'essaie de commencer à développer une idée en face de quelqu'un, j'ai toujours cette peur de pas y arriver, de pas être à la hauteur, et que la personne en face me renvoie ça. Je sais pas trop si ce qui me fait peur c'est que les gens pensent que je ne suis pas à la hauteur ou si c'est surtout qu'ils me renvoient cette sensation et que je finisse par la partager. Je pencherais peut-être un peu plus pour la deuxième explication.

La plupart du temps j'arrive à parler avec les gens, juste pas à aller vers eux. Et parfois j'arrive presque à me dire que c'est eux qui vont pas vers moi ^^
Globalement j'évite les gens avec qui je ne me sens pas bien (je pense que c'est plutôt commun x) ). Les autres, je m'entends assez bien avec eux (quand ils daignent me parler ou que par miracle j'engage la conversation). Après j'ai une tendance à idéaliser les gens avec qui je m'entends vraiment bien. Du coup les jours où ils font des choses qui me déplaisent, ça me révolte vraiment.

Kathalqa Sarr a écrit:La chose primordiale qui m'a fait faire un bon dans les relations humaines, c'est quand j'ai compris que pour pouvoir aimer les autres, il fallait s'aimer soi.
Peut-être qu'au fond mon rapport aux autres ressemble à mon rapport à moi-même. En général tout va bien mais j'ai toujours peur que l'on ne soit pas à la hauteur. Et quand je pense que c'est le cas ça me mine. Dans ces moments-là je suis bien ni seule, ni avec des gens. J'attends peut-être qu'on vienne me prendre par la main et me dire que c'est pas si grave... Mais comme ça n'arrive pas j'évite les gens (avec une boutade généralement pas drôle pour les plus tenaces), j'écoute de la musique, je fais des choses, je dors (je crois que c'est ce qui marche le mieux) et j'attends que ça passe.


Meta a écrit:N'attends rien de lui, ou tu seras souvent déçue
Essayer de suivre cette phrase est sûrement une de mes plus grandes batailles actuellement ^^

Ça ne me pose généralement pas de problème que les autres pensent différemment de moi (à partir du moment où c'est basé sur une réflexion et qu'on peut en discuter). Par contre je supporte très mal que quelqu'un que j'estime rejette en bloc une de mes convictions. Je travaille là-dessus pour essayer d'être moins susceptible et de ne pas me braquer quand quelqu'un semble trouver mes idées ridicules (situation dans laquelle renchérir est parfois plutôt pire que mieux), de rester égale à moi-même et changer de sujet si le débat ne présente plus aucun intérêt.

Je ne sais pas trop si mon post est d'une grande utilité mais vues les réflexions auxquelles j'ai abouti à la lecture des posts je me suis dit que pour une fois j'allais tenter d'écrire quelque chose ^^
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Re: Votre rapport aux autres, aux gens, à une personne

Message par Obéron le Dim 30 Avr 2017 - 21:46

@Shua : Laisse moi t'offrir ce lapin rieur : rabbit
Parce que tu cites Kvothe.

Lou-Lélia : ton texte est tout à fait à la hauteur de ce que j'attends sur ce forum.

Merci pour vos partages d'expériences !
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Re: Votre rapport aux autres, aux gens, à une personne

Message par Shua le Lun 1 Mai 2017 - 7:45

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Re: Votre rapport aux autres, aux gens, à une personne

Message par Meta- le Lun 1 Mai 2017 - 17:06

Il est certain qu'il y a un gros travail à faire sur soi pour s'épanouir ensuite avec les autres. S'accepter soi-même, se connaître, se comprendre.
Ce sont les expériences et tout ce que vous vivrez qui permettent cela. Mais pas que. L'introspection, l'analyse de soi-même, la prise de recul sont essentielles pour progresser à ce niveau.
Les marchombres, par leur apprentissage, tendent à cela. La liberté est dans la tête.

Faire des constats est une première chose, c'est une prise de conscience évidemment importante pour la suite. Après, il ne tient qu'à vous de faire mûrir ce travail personnel et de vous y investir. Si vous avez vu un obstable, c'est que vous pouvez voir. Mais pouvez-vous réfléchir à *comment* le franchir pour ensuite le faire?


Ensuite, les autres. Ceux qui ne comprennent pas, ne semblent pas intéressés pour réfléchir et avoir des discussions plus profondes que les banalités.
Peut-être faudrait-il essayer de les comprendre eux? De s'y intéresser?
Connaître leurs centres d'intérêt et exploiter vos différences. Des discussions, sans vocations particulière à débat, mais seulement dans le but d'échanger, voire confronter des idées peuvent être très riches.

____________________________________________________________________

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"- Éviter toutes pensées perverses
- Se forger dans la voie en pratiquant soi-même
- Embrasser tous les arts et non se borner à un seul
- Connaître la Voie de chaque métier, et non se borner à celui que l'on exerce soi-même
- Savoir distinguer les avantages et les inconvénients de chaque chose
- En toute choses, s'habituer au jugement intuitif
- Connaître d'instinct ce que l'on ne voit pas
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Re: Votre rapport aux autres, aux gens, à une personne

Message par Lunae Jill AS le Lun 1 Mai 2017 - 18:09

Hola a todos !


Je tiens à m'excuser car je n'ai pas lu tous les grands posts, mais je tiens tout de même à relever certains points que j'ai pu lire, puis j'ajouterais mon grain de sel. 


Meta pour commencer, tu as dit :

-Meta a écrit: N'attends rien de lui, ou tu seras souvent déçue.    


Par rapport à cela, je suis tout à fait d'accord avec toi et cela fait écho à une conversation que j'ai pu avoir avec Serpio, concernant les Préférences et les Attentes. Mais c'est un autre débat.


Ensuite, tu as dit :

-Meta a écrit:
Ce sont ces gens, qui restent à leur surface, et qui donc, se ressemblent un peu tous, que je dis cons.

En revanche, je ne suis pas d'accord concernant ce point. Les sont tous uniques et différents, et même ceux qui semblent "tous pareils" en surface, ne le sont pas en profondeurs. Je trouve à la fois réducteur et hautain de penser cela. Il suffit de prendre le temps de parler aux gens, de les observer et de les écouter pour se rendre de combien ils sont différents et de comprendre les raisons pour lesquelles ils semblent si "communs" de prime abord.


Sarr, ensuite :

Sarr a écrit: Comme tu le dis, beaucoup restent butés. Beaucoup ne souhaitent pas changer.    

Concernant ce point, il suffit de parler d'un sujet ou de prodiguer un conseil à une personne pour planter une graine dans son esprit. Libre à eux par la suite de laisser cette graine mourir ou de l'aider à grandir. 





Je vais maintenant développer mon point de vue.



Concernant ce que vous dites sur les grands rassemblements, certes tu ne peux parler toute la soirée avec quelqu'un mais c’est ça qui est bien dans les grandes soirées ou les gala. Tu parles 5 ou 10 minutes avec quelqu’un. Tu rencontres beaucoup de gens. Puis tu les recontactes dans un contexte plus personnel via mail, facebook, etc, selon le contexte recherché. C'est du networking pur et dur. C'est difficile. Pas instinctif. Ca demande de la concentration et de l'envie. Mais c'est génial. Parce que ces grands rassemblement permettent de tisser un tout premier lien, que tu peux par la suite étoffer autour d'un verre ou d'un repas. Tu peux, en un minimum de temps, développer un maximum de relation. Alors oui c'est compliqué, non ce n'est pas naturel, et certes, il faut savoir combattre sa timidité, jongler d'un sujet à l'autre et plaquer un sourire sur ses lèvres. Ce n'est pas quelque chose de naturel et je peux comprendre que beaucoup de personnes ont du mal avec ce principe. Mais je souhaitais défendre les grands rassemblements.


Pour continuer sur le networking, c'est un peu le nerf de la guerre de mes études. L'Homme est grégaire et ne peut se passer des autres. Le networking, c'est un peu comme Tinder. Tu likes un nombre incalculable de personne, tu discutes avec disons 20% et tu développes de vraies relations avec disons 3%. Mais ce sont ces 3% que tu n'aurais jamais connu sans ce networking, et qui au final peuvent t'apporter beaucoup, voire changer ta vie.




En outre, plus nous grandissons et plus nous nous connaissons nous-mêmes, et plus on voit quelles personnes nous plairait ou non. De plus, nos choix de vie font que l'on est de plus en plus spécialisés et que, par conséquent, on se retrouve de plus en plus à rencontrer des personnes avec qui nous sommes socialement compatibles. 




Les relations aux autres est une question très compliquée aujourd'hui quand on voit comme la société est manichéenne à l'heure actuelle. Alors je pense que tout d'abord, et comme cela a déjà été dit, il faut s'accepter soi-même. Mais surtout, aborder les autres sans jugement ni peur, et accepter tout ce qu'ils peuvent t'offrir (physiquement, mentalement, professionnellement, etc.) et voir où cela nous mène.


Ce n'est pas quelque chose d'aisé et d'ailleurs, on m'a récemment reproché d'être "trop" sociable et de tisser des liens "trop facilement" avec les amis de mes amis. Alors comme pour tout, je pense que les relations sociales doivent également s'inscrire dans un équilibre parfait difficile à atteindre. 


Love <3.
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Re: Votre rapport aux autres, aux gens, à une personne

Message par Elio Til' Caldian le Lun 8 Mai 2017 - 20:54

Pour ma part, ayant sauté une classe étant plus jeune, je me suis retrouvé à être critiquer par des personnes de ma classe. Ils me prenaient pour un gamin, et étant timide et introverti, je n'en parlais à personne. Seuls quelques amis le savent. J'ai souffert de cela plus jeune, et, si je n'étais pas plus mature, il me semblait être le seul à réfléchir à l'importance de mes mots. J'avais 10ans, mais je ne parlais que quand j'avais quelque chose à dire. Les gens me voyaient comme quelqu'un de décalé, sauf quelques amis. Je me suis toujours trouvé différent, sans être plus mature, meilleur ou quoi que ce soit, je n'étais juste pas en phase avec des gens d'un an mon ainé.
J'ai grandi avec cela.

Etant sentimental, chaque rencontre m'affectait plus que je ne voulais. Je me suis retrouvé maintes fois en pleurs à cause de personnes me décevant. Aujourd'hui encore, chaque perte, chaque déception me blesse plus que cela devrait. Pourtant, au lieu de m'éloigner, j'ai essayé de me rapprocher, j'ai rencontré encore plus de personnes et j'ai d'autant plus été blessé.
Certaines personnes nous font changer, en plantant cette grain qui germera, ou pas, selon nos choix. Certaines choisissent de refouler ces choix car ils ont peur, car ils ont souffert, car ils pensent que ce sera pire.

Je n'ai grandi réellement que quand j'ai changé de lycée, et encore, je ne m'accepte comme je suis que parce que je n'ai pas la volonté nécessaire pour me critiquer plus que je ne le fais déjà et pour essayer de résoudre mes défauts.
Mes relations avec les gens sont difficiles, et je pense qu'elles le sont au final pour chacun d'entre nous. Elles nous affectent plus que l'on voudrait.

Pour ceux qui restent cachés dans leur bulle d'indifférence, de froideur, ils leur faudra certainement un événement, une graine, une personne pour les changer, les faire grandir. Certains ne grandiront pas, certains en ont peur.

Là, maintenant, je suis perdu, je suis aux bords des larmes, comme à chaque fois que je parle un peu trop avec mon coeur. Je ne sais même plus où je voulais en venir.
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Re: Votre rapport aux autres, aux gens, à une personne

Message par Serpio le Lun 8 Mai 2017 - 23:46

Je choisit de ne pas répondre aux post précédent afin de ne faire que vous donner ma vision globale des gens.
Il faut savoir que pour moi cette vision, complète, nécessite de comprendre les précédentes que j'ai pu avoir.

J'ai vécu et grandis dans un mas, loin de tout voisins de mon age. J'avais juste mes parents et mon frère de deux ans plus jeune. J'explique ça parce que forcement je me suis construit sur de la solitude et très peu d’interactions sociale. Juste celles que j'avais à l'école et qui étaient, bien sûr, pas toujours évidente. ^^

J'avais, moi aussi (comme c'est bizarre) des facilitées en cours, même dès l'école. Principalement pour les maths. Je résolvais les exos de mes camarades de CM2 quand j'étais en CM1 (on était dans la même salle, j'étais dans une petite école comme il n'existe plus now.)

Le passage au collège fut donc naturellement un pas de géant vers moi même. Vers le renfermement et l'isolement social. Je lisais beaucoup. (j'ai d'ailleurs découvert les bottero vers ma quatrième) donc pas d'amis dans la cours de l'école. (aucuns. vraiment.)
le mieux que j'ai eu sur ces quatre ans étaient un mec, le cancre de la classe, qui passait son temps à dessiner partout, avec qui il m'arrivait de discuter jeu vidéo, vite fait, environ cinq récrée par semaine, et sinon les quelques échanges que j'avais sur les tables de pingpong dans la cours avec des gens que je trouvait trop bien socialement pou que je me permette (et veille) discuter plus.

Toujours autant à l'aise en cours,j'ai fait quelques expériences sociale qui à mes yeux étaient désastreuse, il m'arrivait de faire des crise d'égocentrisme ou je me mettais en colère contre quelqu'un. Je me souviens pas avoir frappé un camarade mais avoir renversé des tables, ça oui. J'étais pas aimé, enfin je le croyais, je me sentais (et me mettais) à l'écart. J'avais l'impression que seul les adultes me comprenaient et que les autres étaient trop immature.

L'entré au collège a marqué l'évolution de mon regard sur les autres. De repoussant ils sont passé à sans intérêts. Seul importaient mes études. je comptais passer trois ans à bosser, rester dans mon coin, avec mes livres de fantasy, à parler le moins possible aux jeunes, continuer à me lier d'amitié avec les adultes et mariner seul mes sombres pensées sur l'univers.

J'ai tenu deux mois. J'étais alors en internat. Un mec qui venait de subir une crasse avait changé de chambre pour venir s'installer dans la mienne. Forcement, penaud, je lui ai parlé. C'est devenu un ami, partageant mes centres d’intérêts. il m'a présenté à d'autres gens qui sont devenu un groupe, petit, avec qui j'ai fait tout mon lycée. Beaucoup d'histoire vaudraient le coup d'être raconté vis à vis d'eux mais je vais essayer (et rater) de pas m'étaler. ^^

J'ai découvert l'amitié et, avec ça, mon regard s'est ouvert aux autres. Mes crise, moins courate mais plus violente, s'accompagnaient ensuite de longs moment de détresses terrible ou je me sentais seul et incompris. Mais, parmi ce groupe, il y avait plus à plaindre que moi.J'ai découvert que mes crise n'étaient qu'un manque d'attention et je suis passé outre. J'ai découvert que ma maturité me permettais d’écouter sans juger, et je suis devenu un psy.
Je me suis mit à réfléchir, comment toujours convenir à celui qui me parle? Ne jamais utiliser les "je", les "moi", parler de lui, toujours, poser des questions.
Je me découvrait un moyen de combler à tous ces manques que je n'avait jamais su combler seul. Parfois on venait me voir pour me demander de l'aide, un avis, ou juste une oreille, et le reste du temps je n'existait pas. Il m'a fallu attendre la quatrième puis la troisième pour être vraiment reconnu au lycée, pour qu'on puisse savoir qui était "aymeric" (alors que j'ai pas un prénom très confondable)

Entre temps j'étais devenu gérant du foyer, je vendais des trucs et je faisait régner un semblant d'ordre durant les récrées. J'avais toujours le sentiments d'être parfois seul,
et par mon isolement qui restait malgré tout, j'était encore persécuté parfois, mais ça allait bien, tout le monde était mon égal à mes yeux. Fin du lycée j'avais confiance en moi pour être celui que je voulais, mais je ne l'assumais pas encore. J'avais peur de me tromper, de pas satisfaire les autres ou mes parents.
Bref, toujours timide, toujours introvertit,
Parents à qui je m'étais juré de ne rien raconter du lycée. Allez savoir pourquoi. (j'ai finit par briser ça)
J'avais le sentiments qu'il me mettaient une pression incroyable. j'avais de bonnes notes, mais je levais à peine le petit doigt. J'étais dans une grande ville mais je ne sortais jamais. J'avais pas le droit, et pas envie. j'étais limite agoraphobe. Les trams étaient une catastrophe métallique à mes yeux.
Les gens sont salle, incontrôlable, dangereux, ils jugent et critiquent, crache et insultent. Même si c'était pas le paradis, j’étais mieux dans mon lycée.

Donc les anniversaires et les voyages, même à une heure de route de chez mes parents, ça arrivait jamais et j'avais toujours le sentiment de faire tache. A ce moment là finalement je ne me considérais pas les autres vis à vis de moi, je me considérais vis à vis des autres. (Parallèlement, j'avais le forum, depuis milieu sixième)

Bref, toujours timide, toujours introvertit, toujours renfermé, mes émotions je les détestais et je ne voulais pas que les autres le vois. Je rêvais de solitude, de vent et de poèmes.

Puis j'ai eu le bac, après avoir vécu des déchirures terrible dans mes relations avec mon groupes. Il y a eu des disputes, mon meilleur ami a menacé de me tuer, j'ai faillit manipuler un mec pour qu'il sorte avec une fille, bref, c'est pas la joie et je commençais juste à me rendre compte que j'avais un pouvoir sur les autres. Plus que celui d'écouter.

A la fac j'ai à nouveau fais un fuck aux gens. J'ai cherché à me lier à personnes. C'est eux qui, par la suite, sont venu me voir. très peu de liens, tout aussi peu de discutions,
je restais accroché à une connaissance qui avait fait le me^me choix que moi depuis le lycée. Je passais le reste de mon temps seul, dans mon appart, à lire, jouer, écrire,
penser, faire des pseudo exo de muscu et surtout à venir ici.

Les autres devenaient n'importe qui, n'importe quoi. c'était tous des épreuves à passer qui pourraient me faire grandir mais que je ne tenterais pour rien au monde. Seul importaient les gens du forum. Et quelques vieilles connaissances avec qui il m'arrivait de faire, rarement des trucs du style manger au resto universitaire et parler de nos vies.

J'avais toujours cette capacité à me lier d'amitié facilement avec n'importe quel adulte, et à galérer comme un âne pour approcher une personne de mon age.
Puis j'ai rencontré les premiers Sha'dho irl, grâce a mayt qui, après m'avoir aidé à surmonter un peu la pression que je croyais avoir de mes parents, m'a proposé d'aller à la rencontre d'été à Dijon.

La suite est confuse. A force de réfléchir, vivre des trucs, rencontrer des inconnus en suivant mayt là ou il me proposait d'aller (genre grenoble, miramas) j'ai finit par ne plus avoir peur des autres, par être capable de leur parler, de les déranger, de les interrompes. J'ai créé une relation très forte avec ma mère, basée sur la communication que nous n'avions jamais eu avant.
Et j'ai redoublé ma seconde année de licence.

Je me suis donc retrouvé 6 mois à ne rien faire, le temps que le second semestres arrive pour que je puisse le repasser. Ce fut voyages, rencontres, inconnu. Plus je forgais mes valeurs et ma morale, plus je me sentais capable de discuter avec n'importe qui, plus je remettais en question mes valeurs et ma morale. j'ai finit par atteindre un niveau ou les gens avec qui je discutent n'importent plus vraiment dans le sens ou il ne m'est plus indispensable d'avoir un alter égo, avec le même background, les même centre d’intérêt et la même curiosité pour pouvoir discuter.

Les gens sont devenu alors un moyen de m'épanouir et de découvrir. Et même si j'avais mes préférences (ma mère, mayt, le forum, quelques amis) je n'y étais pas attaché. Je suis devenu mature, indépendant, et bla bla bla.

La suite (donc les trucs les plus récents) est paradoxalement court mais d'une complexité incroyable. Globalement, j'ai appris à réfléchir, communiquer (puisque je ne savais pas le faire), j'ai appris l'amertume de ne pas avoir de connaissance dans un débat, celui de tomber face à des gens qui savent réfléchir et pas toi, j'ai appris que j'étais une merde incapable de comprendre les évidences, que j'étais un singes perdu et que n'importe qui détenait mieux la vérité que moi.

J'ai alterné des phases d’intérêts violents pour les autres et des phases ou j'étais repoussé, je n'en voulais pas. Et puis, à force d'essayer, j'ai appris à parler, trouver les bons mots, quelques uns, pas tous, et à ce qu'on me comprenne. (en vrai, je croyais être incompris, mais c'est moi qui ne comprenais pas. Une fois ce mensonge passé, j'ai finit par dire des trucs bien)

Maintenant je ne considère même plus des autres. Je n'ai pas de rapports particulier, ils sont des élément erratique arrivant et repartant dans ma vie, comme si je rencontre un chevreuil ou un problème philosophique. J'ai pas besoin de me dire "oh, des gens!". Ils sont là, c'est tout.
Certains font parfois preuve de conneries, parfois ils font du bruits, parfois font des trucs qui ne correspondent pas à mes valeurs. Mais bon, osef.

Maintenant pour moi chaque individu a le pouvoir de choisir et d'agir en fonction de ce qu'il choisit de faire de lui. Il n'y a plus de bien ou de mal, seul importe la cohérence de leurs actes avec ce qu'ils sont ou veulent être. Il me plait à regarder, analyser, décortiquer et comprendre comment les gens fonctionne.

BREEEEEEEEEEEF

OMG c'est long.

J'ai pas cherché à analyser ce que j'ai dis là. Je pourrais faire des pavés de "qu'est ce que ne plus considérer les autres comme des gens", ou "s'adapter à chaque interaction",
mais je me dis que c'est pas le plus intéressant. Et que si certains le veulent tout de même, suffit de demander.

Au final, je me rend compte que je me pose plus vraiment de question sur comment je vois les gens. Ils sont là, c'est tout. Et ils n'ont pas de valeurs. Ce sont des forces parmis tant d'autres, qui peuvent pousser dans n'importe quelle direction et avoir n'importe quelle conséquences.

Désolé pour le pavé.




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Re: Votre rapport aux autres, aux gens, à une personne

Message par WorldWalker le Mer 10 Mai 2017 - 2:43

Merci pour le pavé.
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Re: Votre rapport aux autres, aux gens, à une personne

Message par Kathalqa Sarr le Sam 20 Mai 2017 - 20:26

Excusez ma longue absence sur ce sujet alors que je l'ai lancé ! (Ladite absence n'étant pas uniquement de mon fait, mais on s'en fiche).
Laissez moi un peu de temps et je tâcherai de répondre au maximum !
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Re: Votre rapport aux autres, aux gens, à une personne

Message par Kathalqa Sarr le Dim 18 Juin 2017 - 19:38

Après une absence aussi longue que pesante, je me mets enfin aux réponses. Cela risque d'être long, je fais petit à petit =)
J'aurais détesté qu'on me laisse sans réponse comme je l'ai fait, pardonnez moi.
J'espère que mes réponses seront claires, malgré la tonne de réponses que je fournis d'un coup. N'hésitez pas à me demander des explications (et à relever les fautes aussi), il se peut que je me sois embrouillée à force;).
J'espère surtout ne pas avoir mélangé vos réponses OMG.

Shua:

Shua, ce que tu dis me touche beaucoup parce que j'ai l'impression de me lire il y a deux ans encore. Vraiment, c'en est un peu troublant.
Alors, cela ne sert pas à grand chose que je te réponde dans le détail, je répéterais la même chose. Ce que je peux te dire en revanche, c'est que mon propre rapport aux autres s'est largement amélioré quand j'ai travaillé sur mon rapport avec moi-même. Je pensais que je devais m'ouvrir aux autres pour aller mieux dedans.
Mais c'est en allant mieux dedans que je me suis ouverte aux autres. C'est si logique qu'on ne le ressent pas forcément.
Ça m'a presque fait mal quand je t'ai lue « Tu n'es pas celle ou celui qui sera invité à sortir en soirée, mais celui qu'on regarde, doux sourire aux lèvres et un peu de compassion ». Je l'ai si souvent mal vécu. Mais tu sais quoi ? On cesse de te regarder avec cette expression un brin dégradante quand tu cesses d'avoir honte.
Parce que après tout, si tu as besoin d'amis, tu as besoin que ton ou ta premier(e) ami(e), ce soit toi-même.
Je ne sais pas si ce que je te dis pourra t'aider, mais c'est ce qui m'a sortie de là. Et tu sais quoi ? Ça fait un bien fou. De regarder tes erreurs et de te dire : « en fait, je m'en fous. ». Un bien viscéral. C'est une délivrance. Et quand tu commences, après tu regardes en arrière et ça donne « mais pourquoi je m'en faisais en fait ? ».
Après tout, ne sommes nous pas tous en construction ?

Lou-Lélia:

Lou-Lélia, rien ne peut me faire plaisir que de savoir que je t'ai fait parler si tu ne le fais pas souvent ! Je pense que si il y a bien un forum où l'on peut se permettre de donner notre avis sur tout, c'est ici.
Tu sais quoi ? Ce sentiment de ne pas être à la hauteur, je crois qu'on l'a tous. Après tout, on parle toujours des gens qui réussissent et assez peu de ceux qui échouent, comme si c'était un peu la honte. Et pourtant, pour marcher, n'a t-il pas fallu tomber ?
Effectivement, il y a des gens qui peuvent te renvoyer tes erreurs dans la figure. Mais avant de penser que l'on est nul(le) il faut regarder si l'on est pas juste entouré de connards (ce n'est pas de moi, mais c'est si vrai). Quelqu'un qui te rabaisse plutôt que de t'aider à voir comment tu pourrais t'améliorer n'est juste pas une personne qui te correspond.
Le plus dur est, je trouve, de faire la part des choses entre de la vraie méchanceté et une idée mal exprimée. Je dois encore parfois me dire de me taire, refouler le rejet automatique que m'inspire la réponse, et répondre calmement pour essayer d'éclaircir le vrai fond de la pensée et parler (pas se faire un duel verbal tu m'vois?).
C'est comme ça que j'ai réussi à tenir un débat avec quelqu'un qui démontait clairement mon métier avec des mots assez durs. Ça n'a pas été évident, loin de là, mais au moins enrichissant plutôt que vexant.

Lunae Jill AS:

Lunae, j'ai le même point de vue sur toute ta première partie (celle où tu nous cite). Ça, déjà, c'est fait ahah !
Pour ce qui est des grands rassemblements, je suis majoritairement de ton avis. Après, j'avoue voguer selon mes envies. J'aime à distribuer des mots gentils un peu partout, et selon mon humeur du jour, je vais d'un groupe à l'autre ou je me pose avec quelqu'un que j'ai vraiment envie de voir/rencontrer. C'est ça que j'aime de plus en plus dans les rassemblements. La possibilité de faire plein de choses ou très peu ; en fonction de si l'on a envie ou si l'on est à l'aise aussi.
« Aborder les autres sans jugement ni peur ». J'aime beaucoup cette phrase. Après, je n'ai réussi à le faire qu'en développant ma propre tolérance envers moi-même. Les périodes où je me sens moins bien avec moi-même, j'ai plus de mal avec les autres. Comment pourrai-je avoir de l'empathie avec les autres si je me la refuse à moi même ?
Mais je me demandais tout de même, est ce que ce processus peut être fait à l'inverse ? Y'a t-il des gens qui ont réussi à accepter les autres avant de/sans s'accepter soi ? Crois-tu que c'est possible ?
J'avais beaucoup de respect pour les gens qui réussissaient à reprendre contact grâce au networking, comme tu l'appelles (je découvre ce mot). Mais en fait, en accumulant les stages un peu partout, j'ai été forcée bon gré-mal gré de m'y mettre. C'est compliqué mais étonnamment satisfaisant Oo.


Comment peut-on te reprocher d'être trop sociable ? J'ai du mal à visualiser. Pour que cela devienne un défaut, il faudrait pour moi que les relations tissées soient superficielles ou hypocrites (ou un truc du genre). Si ce sont de vraies relations enrichissantes, en quoi cela peut être trop ? (sans parler de faire de tout le monde tes meilleurs potes, tu comprends ? )

Elio Til'Caldian:

Elio , j'ai l'impression que ce n'est pas une chose rare chez ceux qui ont sauté une classe, non ? J'ai plusieurs fois vu des élèves comme ça tous seuls...
Le « pas en phase » est ce que j'ai souhaité aborder aussi.
Parce que l'on peut ne pas se sentir « pas en phase » avec la majorité sans être anormal. J'espère que tu comprends ce que je veux dire.
Tu parles de sentimentalisme ou de sensibilité ? (les deux peuvent se recouper, mais je veux être certaine).
Ce sentiment de se perdre dans soi-même quand les émotions débordent, ce vide et ce trop-plein en même temps, je les connais trop bien. J'espère que tu rencontreras un jour, comme moi, un(e) ami(e) capable d'accepter tout ce que tu es sans te regarder étrangement. Parce que quand tu rencontres quelqu'un comme ça, c'est comme si toutes ces émotions que tu refoules s'apaisaient d'un seul coup.
Pour ne pas te mentir, j'en ai pleuré. Quand j'ai rencontré cette amie qui a tout su de moi en deux semaines alors que d'autres en dix ans en connaissaient le quart, j'ai pleuré de soulagement.
Et cette même personne m'a appris que tu peux aimer les gens en leur donnant beaucoup, sans pour autant t'accrocher à eux avec la force d'un noyé.


Tu veux une anecdote un peu chelou ? C'est l'une de ces personnes froides et indifférentes qui est aujourd'hui une de mes plus proches amies également. Comme si son manque de sentiments et mon trop-plein faisaient mutuellement l'équilibre ^^. Ne perds pas espoir en tout cas, et si tu retrouves (après autant de temps) où tu voulais en venir, je suis encore tout-ouïe !


Serpio:

Serpio.... J'ai besoin d'un éclaircissement... autant tout le début est clair comme de l'eau de roche et je ne vois même pas quoi y répondre, et puis j'ai lu ça :  « Globalement, j'ai appris à réfléchir, communiquer (puisque je ne savais pas le faire), j'ai appris l'amertume de ne pas avoir de connaissance dans un débat, celui de tomber face à des gens qui savent réfléchir et pas toi, j'ai appris que j'étais une merde incapable de comprendre les évidences, que j'étais un singes perdu et que n'importe qui détenait mieux la vérité que moi. »


Et à partir de là, j'ai plus rien compris (pas que ça veuille rien dire, mais ça a fait un burn-out dans ma tête je crois)


Mais... pourquoi ? Comment es tu passé d'une évolution positive à... à te regarder comme ça à ce moment là ?
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Re: Votre rapport aux autres, aux gens, à une personne

Message par Elio Til' Caldian le Dim 18 Juin 2017 - 20:10

Parce que l'on peut ne pas se sentir « pas en phase » avec la majorité sans être anormal. J'espère que tu comprends ce que je veux dire.

Ils me considéraient anormal, est-ce pour cela que j'étais anormal ? Pas le moins du monde. Je n'étais simplement pas en phase avec eux, et c'était à moitié ma faute je pense.

Personnellement, je suis sensible et sentimental, au fond, je parlais certainement des deux.
J'espère que tu rencontreras un jour, comme moi, un(e) ami(e) capable d'accepter tout ce que tu es sans te regarder étrangement. Parce que quand tu rencontres quelqu'un comme ça, c'est comme si toutes ces émotions que tu refoules s'apaisaient d'un seul coup.

J'ai déjà eu l'occasion de rencontrer des personnes qui ont appris à m'écouter, à m'accepter, seulement, ils n'acceptent que ce qu'ils voient donc  je ne pense pas avoir encore rencontré la bonne personne. Ou alors je l'ai loupé, repoussé, je ne sais pas.

tu peux aimer les gens en leur donnant beaucoup, sans pour autant t'accrocher à eux avec la force d'un noyé.
Le pire pour moi, c'est que chaque rencontre m'affecte énormément, mais ne pas les revoir après les bac me laisse indifférent. Alors que chaque absence pendant l'année me donnait l'impression d'un vide. Suis-je résigné à les perdre ? Suis-je finalement capable de ne pas m'attacher quand je sais que cela va me causer du mal. Non. Ce n'est pas ça. Je suis résigné à les laisser partir, sans essayer de les revoir, pour ne pas souffrir. J'agis égoïstement.

Je me rapproche de gens qui souffrent ou qui ont besoin d'aide, pour me rendre utile et ainsi m'oublier. C'est ce que je fais tout le temps. Quand on me propose quelque chose, j'agis plus pour ne pas gêner ou énerver la personne que pour ce que je veux vraiment. Je ne sais pas ce que je veux vraiment.
Ou je me rends proche de personnes drôles, qui attirent l'attention, qui sont un peu décalées, parce que finalement c'est en étant visible que je suis le plus invisible. Le plus discret, le plus heureux aux yeux des autres et ainsi je ne les fais pas se soucier de moi.

Ce sont quand même des amis, malgré que je me rapproche parfois trop par égoïsme.

Encore aujourd'hui, je ne sais pas. Un jour peut-être.
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