Quelle est la dernière chose sur laquelle vous avez changé d'avis?

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Quelle est la dernière chose sur laquelle vous avez changé d'avis?

Message par Kaholu le Mer 1 Nov 2017 - 23:13

Aloha !

(en espérant être dans dans la bonne section ><... peut-être que ça n'a pas lieu d'être comme poste, mais tentons tout de même! o/)
Je propose ici de partager vos remises en questions récentes, afin que d'autres puissent en prendre connaissance, et peut-être, se questionner aussi. (Après, si certains ne sont pas d'accord avec les avis d'autres, un sujet de débat peut être ouvert, warum nicht. :3)
J'aime beaucoup savoir à propos de quoi les gens réfléchissent et se remettent en question. Cela peut s'avérer très intéressant je pense! 


Voici donc la question à laquelle répondre:


Quelle est la dernière chose (sujet,gens,autre) sur laquelle vous avez changé d'avis? 


(Bonus: Et pourquoi?)





Je vais donc commencer par donner l'exemple, avec une remise en question qui date d'il y a quelques heures (oui je suis encore à chaud, et oui c'est peut-être une bêtise. Mais mon avis n'est pas figé. Il peut encore changer plusieurs fois, si je me retrouve confrontée à d'autres faits etc...).
 
Pré-scriptum: Ce n'est pas obligé d'être aussi long que le mien (et encore, j'ai pas tout rédigé). J'ai une propension à m'étaler, assez effrayante. Vous faîtes comme vous le sentez! O/
Autre: Lorsque je généralise ou que je dis "tu", etc... je n'accuse pas le lecteur ou autre. Je retranscris juste ce que je me suis dit à moi.


Alors! Allons-y franco: Je pense que je vais arrêter l'équitation (monte...) en manège...
J'aime les chevaux. Indéniablement. Les raisons qui font que je monte sont: le rapport à l'animal (surtout au sol, s'occuper de lui, etc...) et la monte (qui est putain de géniale. Rien que la sensation de l'allure du galop... c'est.. wouaw. Incroyable).

Problème: aimer la monte n'est pas un argument (pour moi) suffisant pour soustraire un animal à sa  "volonté de pouvoir". C'est ce que c'est en réalité en majeure partie. On ne monte pas pour le bien de l'animal. Certes, on peut être connecté au cheval en montant etc... Sauf que beaucoup le font pour eux-même, aux dépens du cheval...  

Monter un cheval, c'est beau, ça fait rêver (sans selle et sans bride, fantasme de mon enfance). Et c'est vraiment agréable. Agréable pour nous. Humains. 
Mais c'est "contre-nature". Les chevaux n'ont pas "été faits" pour transporter de lourdes charges sur leur dos, longtemps. Car ils n'en ont pas l'utilité à l'état sauvage. Certes, l'époque où la majorité des chevaux étaient sauvages est révolue, mais ce n'est pas pour cela qu'avec plusieurs centaines d'années, ils ont tous changé de constitution et hop, ils peuvent porter ce poids. 
En plus, dans nombre de manèges, ils n'ont vraiment pas beaucoup de place. Dans celui où je vais, ils sont parfois en parcs, mais pas si longtemps que ça...

En plus, c'est égoïste. Tu le fais pour ton ptit plaisir d'humain. 
J'aime la relation avec le cheval. C'est un animal qui est trèèèèèèèèèèès loin d'être con. Apprendre à le comprendre est hyper intéressant.
Sauf qu'en cours, même si on nous engueule nous et pas le cheval (parce qu'on a mal demandé),  c'est surtout lui qui subit. La charge sur son dos est pas super, et le cheval peut commencer à ressentir une gêne rapidement. En plus, les chevaux de manège sont beaucoup montés, ce qu n'aide pas non plus pour leur dos. Ce qui n'est pas génial non plus, en général, c'est que ces grands animaux n'ont pas forcément beaucoup de place dans leurs boxes...
Un cheval a certes besoin d'exercices, de bouger, mais il n'a pas comme besoin primaire d'être monté.

S'il se laisse monter, c'est en grande partie par "endoctrinement". On leur ""apprend"" à obéir.
Et le matos utilisé aussi pour la monte (je généralise), est pas toujours génial. Rien que la bride... 

Donc voilà. Je pense clairement arrêter de monter dans mon manège. Et sûrement de monter tout court, pour l'instant.
Rien ne m'empêche d'aller m'occuper de chevaux ici et là, de créer des liens avec eux etc... (non, on ne me prend pas pour une folle, chut). Monter sur le cheval n'est pas le seul moyen de communiquer avec lui, même si apprendre à écouter l'animal en étant dessus est intéressant, dorénavant je préférerai apprendre à l'écouter, au sol.

Bon... 
Avec le peu de recul que j'ai à cet instant, je trouve que j'accepte plutôt bien cette idée... (je me serai attendue à ce que ma conscience soit plus résiliente... xD)
C'est peut-être parce qu'elle était sousjacente... dans l'attente que je me penche plus sur le sujet...
J'avais des doutes anciens que j'avais peu à peu oubliés. 

En cours, j'essayais toujours d'être plus douce avec le cheval que ce que la prof me demandait... Parce que je ne voulais pas lui faire mal. Mais lorsque la prof me disait : "vas-y, il est pas en sucre! C'est pas un coup de cravache qui va lui faire mal", et bien je m'exécutais, en retenant cependant encore un peu (mais moins) mon geste (ce pour quoi il est arrivé qu'on me réprimande).
Donc imposer notre volonté à des animaux, non merci. On peut certes avoir un lien avec l'animal, mais je n'ai pas envie d'avoir une relation pareille (je vais pas tout développer sinon on est encore là demain). 

Le fait que j'ignorais que le monter soit aussi mauvais pour son dos a beaucoup joué je pense (pour que le *mind blown* se fasse aussi tard) ...
Etant donné que j'avais pas mal côtoyé des gens qui montaient, ou qui étaient dans le milieu équestre, monter était une sorte d'"évidence". C'était "normal". Il y a plusieurs années (quand j'ai (re)commencé à monter, il y a ~3 ans), je m'étais questionnée à propos de la même chose, presque,  et une personne qui connait bien les chevaux m'avait assuré qu'il n'y avait pas de problèmes... A cette époque, je n'ai pas remis assez en question le jugement de cette personne. Par facilité, sûrement... J'étais donc persuadée que osef, tranquille, ça allait.

Enfin voilà. C'est une remise en question qui n'est pas entièrement finie (mais je poste quand même, sinon je vais encore oublier!). Je vais plus me documenter sur le sujet, afin de me faire un avis plus net, et trouver d'autres infos (voire même me questionner sur d'autres choses! \o/) ... blablabla


(Ptit plus: (Waaaa vous en avez de la chance)
Pour ce qui est de comment j'en suis venue à penser à ça et changer d'avis en "peu" de temps...
Et bien étant donné que je n'avais pas monté depuis juin (parce que vacances et parce que clavicule cassée et donc fatalement, "repos" durant 3 mois minimum), j'étais en train de me demander quand j'allais reprendre les cours.
Je débattais en même temps sur Skype avec des amis sur le spécisme et l'antispécisme (sujet sur lequel je n'avais jamais débattu réellement. J'avais surtout des idées abstraites qui flottaient çà et là). En rédigeant mes arguments, je me suis dit: non mais bon Kaholu, c'est bien sympa de défendre les animaux,  mais faudrait pas non plus déconner: tu fais de l'équitation. Est-ce que ton argument tient la route, étant donné que tu montes? Est-ce que ta position est bancale? Est-ce que tu es déjà allée te renseigner de ton côté, sans suivre ce que les gens du manège ont dit?
Doutant, je suis partie me renseigner, me questionner, j'en passe, et des meilleurs... vous connaissez la suite)
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Re: Quelle est la dernière chose sur laquelle vous avez changé d'avis?

Message par Kathalqa Sarr le Jeu 2 Nov 2017 - 12:10

J'apprécie beaucoup l'idée de ton post Lou, et encore plus le questionnement que tu y développe.

Il est possible que je sois totalement hors-sujet (toute la première partie l'est): si tel est le cas, dites le moi et je supprimerai ma réponse.

Hors sujet mais pour Lou quand même :
Tu n'es peut-être pas sans savoir que je tends de plus en plus vers le végétarisme, voire le végétalisme (que j'espère atteindre un jour). 


Ce questionnement sur l'équitation, je l'ai eu cette année. Méthélen et moi, dans notre formation, avons eu des heures obligatoires de sport, comprenant six séances d'équitation (obligatoires également). 
Dans notre "classe" de soigneur animalier (pourtant basée sur le respect de l'animal), nous n'avons été que 4 sur 25 à avoir le même cheminement de pensée. On a dit stop, et on a refusé ces cours. Diplomatiquement, nous avons demandé à faire autre chose. 


Ce qui a occasionné plus d'incompréhension de la part des élèves que des profs. Et par incompréhension, j'entends ici majoritairement de l'agressivité. 


Expérience personnelle bis : Je n'ai pas eu récemment de grosse remise en question comme celle-ci, qui fait son chemin sous mon crâne depuis quelques années déjà. D'omnivore, je suis passée à flexitarienne, et j'aimerais être totalement végé d'ici peu.
Ce pour quoi je ne le suis pas encore, c'est justement mon questionnement personnel, ma remise en question constante.
Mon rapport aux autres. Etant actuellement en couple avec un omnivore à tendance phobique des légumes, j'ai adouci mon régime alimentaire. 


Pourquoi ? Jusqu'où ? 


Ce sont des questions que je me pose actuellement. Jusqu'où doivent me mener mes convictions ? Est ce que je me positionne trop en retrait alors que mon mode de consommation ne dérangerait pas forcément ? 
De la même façon, pour beaucoup d'autres sujets, j'ai de la difficulté à trouver un juste milieu. Pour la condition de la femme, celle de l'animal en zoo. Pour l'intolérance dont certains de mes proches font preuve envers l'être humain en général.


Trêve de papotage, je souhaitais surtout soutenir ta décision (même si elle change, je sais que tu auras tes raisons) et te demander quel impact tu as pu avoir sur les autres (et eux sur toi) lors de cette prise de décision. Comme elle semble récente, peut-être que je devrai attendre un peu pour savoir ^^.

Ma dernière remise en question remonte à peu de temps... ah-ah-ah *rire jaune*. Quand à la condition de la femme.
Bim bam boum nous y voilà.
C'est un sujet qui me trotte dans le cerveau depuis des années (depuis que j'ai l'âge de me rendre compte du regard des autres, c'est à dire très longtemps). J'ai pris peu à peu conscience d'une chose. Puis d'une autre. Et encore d'une autre. Mais j'ai, sans me rendre compte, banalisé de petits actes comme des regards dans la rue, comme s'habiller en pantalon et pas en robe quand on sort seule dans certains endroits, comme changer de trottoir parfois.


Et une récente expérience m'a bien mis les yeux en face des trous. Suite à un petit truc (et voilà je dis encore "petit", je minimise. Les habitudes ont la vie dure). Je me suis mise à marcher tête baissée de nouveau, à me sentir mal quand quelqu'un me suivait de près en plein jour, (même dans une rue pleine alors que je me rends compte que c'est une femme, t'sais). Ou encore à avoir "bizarrement" envie de me promener en jean-basket-gros pull et plus en collants-robe. Tu le sens le malaise ?


Et j'en ai discuté avec plusieurs personnes. J'en ai relevé beaucoup de choses. 
D'abord, le nombre d'effets que j'ai détesté:
- le classique "je me sens comme un morceau de viande" et le "je ne m'appartiens pas"
- la faiblesse que j'ai ressentie.
- la peur qui a découlé et qui a, vicieusement, stagné dans ma vie peu après.
- Et surtout. Le besoin d'être défendue.


J'ai détesté ça. Pire que ça, j'ai eu envie de me fiche des claques. Je suis une femme, pas une petite chose fragile qu'on doit protéger. Et pourtant je n'ai pas su répliquer, j'ai eu une trouille atroce et je me suis planquée en moi-même.  J'ai détesté entendre ma meilleure amie dire " je ne dirais jamais que je suis féministe, ça fait trop "je me mets dans une case"". 
Ah bon ? Vouloir protéger sa vie, c'est une case ?


Attention, je parle ici du côté féminin uniquement. Le féminisme comprend aussi une idée d'égalité des hommes (droit de pleurer, d'avoir des faiblesses, de pratiquer des métiers dits "féminins"...) que je soutiens également.


Et j'ai repensé à des situations. Reregardé certains films. Et j'y ai vu bien plus d'inégalités que ce que je notais avant. Des phrases banales se sont mises à me sortir par les yeux. Des situations aussi, comme une belle mère qui donne des conseils à sa belle fille sur la lessive et le nettoyage, comme si ça devait être obligatoirement ses tâches à elle. Et je ne parle que de ça, je n'ouvre même pas le dossier "pays en voie de développement".


Et c'est là que j'ai décidé de commencer sérieusement un travail pour affirmer ce que j'étais. Qui j'étais, en tant que femme. C'est un travail colossal que je me prépare là. Entre mon propre regard et celui des autres, c'est énorme. Quand on parle des droits des animaux, c'est violent mais ça passe, quand on commence à s'affirmer soi, les paroles des autres peuvent devenir hardcore (et j'en sais déjà malheureusement quelque chose !).


Je ne veux pas devenir vindicative ou mauvaise, c'est pourquoi ma première étape va déjà être de calmer la rage intérieure qui flambe encore. Je veux faire ça dans le soft, savoir dialoguer, expliquer, comprendre et adoucir les dialogues.


Voilà voilà, c'est un post mi-positif mi-négatif, mais ... j'aurais répondu xD
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Re: Quelle est la dernière chose sur laquelle vous avez changé d'avis?

Message par Serpio le Jeu 2 Nov 2017 - 16:47

Premier changement d'avis:




La validité et les origines du MBTI.

Fervent défenseur de l'inutilité du MBTI, je m'étais récemment laissé emporté dans une redécouverte de celui ci. A partir des relations éventuelles entre les différentes lettres, je m'étais imaginé que ce modèle de représentation pouvait avoir de la valeur. (et pas juste de l’intérêt qui, lui, est indéniable).

Mais quelques jours passé avec mon bon ami Vogue rêve m'ont fait revoir à la baisse le crédit que j'accordais au MBTI, et à juste titre!

Le MBTI, sur ce que j'ai pu pour le moment vérifier, n'est pas validable, donc pas réfutable critère de Popper), donc pas scientifique. Il n'est pas non plus fiable. Même si toutes les études se basent sur la même étude, réalisé vers 1979 et que j'ai pas accès à cette étude, beaucoup parlent de 50% de chances de changer de profil sur deux tests avec environ 5 semaines d'écart. (je peux mettre les "sources" si besoin)

Le MBTI ne serait pas (de ce qu'en dit vogue, il me faut vérifier) d'origine scientifique. Il viendrais d'une seule personne, adepte des conceptions jungiennes de l'individu.
Si l'origine d'un outil n'impacte pas forcement la qualité de celui ci, elle renseigne tout de même sur de nombreux points.

Bref, je m'en vais à nouveau tranquillement m'éloigner du MBTI, parce que même dans les faits, ça fou la merde.




Deuxième changement d'avis: (date un peu)








Parfois, pour bien partager avec les gens, il faut passer par une étape ou ils te prennent pour un prof.

Dans l'idée, se comporter d'égal à égal ne suffit pas pour que ça arrive. Une personne qui désire apprendre de toi, même si tu lui montre que t'es pas """plus""" (gros guillemets) qu'elle, a tendance (quand elle le veut vraiment) à se représenter celui que tu es comme une personne qui apporte un savoir à travers un enseignement, et non un partage.
Moi aussi ça m'arrive.

Et jusqu'alors, dès que je sentais que les gens semblaient faire ça, je me braquais parce que je voulais pas "enseigner" (pour un tas de raisons) et je cherche des gens égaux à moi, capable de partager.
Ce braquage se composait (et se compose encore, il a pas disparu d'un coup) de rupture de contrats didactique (je peux vous expliquer si besoin, mais c'est long. Si vous cherchez sur google scholar, vous devriez trouver), de dissonance cognitives et d'une certaines brusquerie, accompagnée de nonchalance, me faisant ressembler à un mec tellement hautain et sûr de lui qu'il en devient grossier, prévisible et même risible.

Je fais maintenant le travail d'accepter que les gens puissent, à un moment, me prendre pour un prof ou même faire du mimétisme. Surtout qu'au final, c'est le meilleurs moyen pour qu'ils se rendent compte que je suis pas si efficace que ça, et que tout ce que je fais ne marche pas.











Changement d'avis trois:




"si je dis "on", ça nous inclus tous donc ça créé une cohésion de groupe et ça nous rend égaux! Donc c'est bien!"

Il s'avère que c'est pas parce que je pousse les gens en proposant des activités, et mettant en place des jeux ou des programmes quelconque que les gens se mettent à faire des trucs et kiffer ce qu'ils font.

J'ai toujours refusé de partir du principe que j'étais impuissant face à la flemme/absence de motivation des gens, et que quoi que je fasse, quoi que je propose, je n'arriverais pas à les faire sortir de leurs confort et leurs faire vivre des trucs de fou.





Mais je pense (et je le ressentais) que j'appliquais pas la bonne méthode. Inclure mon dynamisme dans un "on" qui devient oppressant ne permet pas aux gens d'avoir envie (par eux même) de faire des choses.

Grace à quelques remarques et conseils avisé, ainsi qu'a une comparaison qui restera gravé dans ma mémoire, il s'avère que j'ai maintenant la théorie de comment faire pour dynamiser les gens tout en leur laissant:


-du libre arbitre

-la crédit de leur propre motivation (la motiv vient D'EUX)

-De la marge de manœuvre (différent du libre arbitre!)




Et puis ça a des avantages pour moi aussi, mais en vrai, ça on s'en fou. X)



____________________________________________________________________

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Re: Quelle est la dernière chose sur laquelle vous avez changé d'avis?

Message par Rusyann le Mar 7 Nov 2017 - 18:12

1) Un Humain c'est débile de nature, car il évolue contre nature.

Mais..
Un humain est responsable de ses actes mais pas de la source de ses influences.
Si l'Homme provient originellement de la nature alors pourquoi il évoluerait contre elle?
La débilité est un critère purement arbitraire à valeur subjective.



2) Voyager c'est cool, on voit plein de choses nouvelles.

Mais..
L'herbe est toujours plus verte ailleurs.
Il faut savoir se contenter de se qu'on a.
..Et puis pourquoi les beaux paysages sont-ils loin? x)



3) Il faut devenir le changement que l'on veut voir

Mais..
Nul n'a le droit d'imposer ses volontés.
L'Homme a toujours apprit de ses erreurs.
Qu'est-ce qu'un changement si ce n'est la continuité d'une volonté imposée par X facteurs.



4) La démocratie c'est bien.

Mais...
Les électeurs sont des personnes se centralisant sur leurs propres intérêts.
L'intelligence d'un programme disparaît au profit de l'intelligence de plaire à la masse.
La direction Politique d'un pays ne devrait-elle pas être déterminée en fonction de sa situation économique?
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Re: Quelle est la dernière chose sur laquelle vous avez changé d'avis?

Message par Shua le Lun 20 Nov 2017 - 20:56

La nourriture :

Je trouve que c'est compliqué aujourd'hui de se nourrir. Non pas au sens que j'ai la flemme ultime d'aller au supermarché du coin pour m'acheter ce que Lidl a bien voulu brader et le balancer dans mon assiète. Ca c'est facile. Mais c'est difficile, parmi toute cette littérature scientifique/journalistique, de démêler le vrai du faux, le bon du mauvais, le ce-que-je-suis-prête-à-faire du ah-laisse-tomber-c'est-beaucoup-trop chiant.

Jusque là je m'étais laissée embarquer dans cette euphorie des rapports sur une alimentation saine, composée de nourriture diversifiée, issue de l'agriculture biologique ou raisonnée, de saison, mais pas si locale que ça... Après tout, puisqu'on nous propose patate douce, patates, kiwi, kakis, oranges, mandarines, mangues, litchis, quinoa, lentilles vertes, lentilles corales, lentille béluga, blonde et j'en passe... puisqu'on nous propose des baies de gogi, des grenades, de la farine de châtaigne, de gland, de blé, de maïs... puisqu'il y'a tant d'aliments à notre disposition et que si nous les collectionions tous pour notre semaine, nous pourrions avoir la gamme complète des oligo éléments, vitamines, protéines, graisses insaturées... alors pourquoi ne pas se faire un menu hebdomadaire contenant tout ça ! Pourquoi ne pas importer tous ces aliments qui viennent des quatres coin du monde et qui sont cultivables chez nous pour les mettre dans notre sainte assiète ?

C'est vrai que si on s'était contenté de ce qui venait purement du territoire français, dans les frontières qu'on lui connait aujourd'hui... on aurait presque rien d'autre que quelques graminées, quelques fruits et légumes à l'état sauvage... je pense aux olives, grenades, glands, fenouils et baies en tout genre. Je ne suis pas sûre que la pomme existait dans notre aire géographique. Manger purement ce qui est originaire de la région est stupide car il est vrai que les productions agricoles se sont vraiment élargies (en terme de variétés) et ont soulagé les populations locales de grosses déficiences nutritives. Cependant, nous tombons aujourd'hui dans un excès. Nous n'avons pas besoin de toute cette diversité alimentaire.

Jusque là je pensais que ça n'était pas grave, parce qu'on mange bien ce qu'on veut après tout. Pourvu que ce soit beau et bon, quel est le mal ?

Tout dépend des considérations portées à la vie. Je pense que l'homme doit rester proche de la nature, que l'homme qui s'en sépare sans trop le savoir se rend malade. Il ne s'agit pas de vouloir vivre primitivement et proclamer que l'on vit proche de la nature. Il y'a des citadins qui sont beaucoup plus naturels et sains que certains ruraux, là n'est pas le problème. Enfin, passons car c'est encore un autre sujet.

Le fait de vivre en ville, ou du moins de se nourrir en achetant ses produits alimentaires, pousse l'homme à faire une analyse. Nous sommes sans cesse entrain de juger quels sont moyens sains d'atteindre une alimentation équilibrée. On pense qu'en achetant bio et en mangeant cru on se rapproche de la nature, or tout cela me paraît bien étrange maintenant. C'est un ersatz d'alimentation naturelle étrange, travaillée, pensée, sauvegardée (ou plutôt recréée) qui ne rapproche pas les hommes de la nature mais continue de l'en séparer insidieusement. En plus de tous ces aliments bourrés de vitamines soudainement redécouvertes, nous avons une abondance de littérature qui nous étale tous les types d'alimentation possibles et imaginables, tous autant qu'ils sont, meilleurs pour la santé. Il faudrait bouillir les légumes ensemble, il faudrait les séparer. Le feu détruit les nutriments, mais la vapeur par condensation aussi. Cette huile résiste bien à la cuisson, et ce beurre est le meilleur. Mangez des graines germées, elles dégorgent de vitalité.
Alors quoi, pensez vous vraiment qu'il y ait une alimentation parfaite ? Qu'il soit possible de mesure, en fonction du poids, de l'âge, de l'activité d'une personne, combien de kgjoul il lui faudrait, combien de vitA,B,C,D, combien d'oméga et de magnésium ? Il faudrait manger avec un compas et une balance pour bien manger, parce que la science s'y est penchée, qu'elle mesure, décortique, divise, met en lumière des chiffres et des lettres. Je suis heureuse que la science ait fait ça, car il est vrai que c'est utile. Mais aujourd'hui, dans l'alimentation quotidienne, ces pensées ne devraient pas exister. Elles rendent malades. Obsédées. On mange à côté de la plaque.

A l'avenir, je ne veux plus manger avec mon esprit éduqué par le réductionnisme occidental, mais j'apprécierai beaucoup d'apprendre à manger avec mon corps.Je voudrais développer une sensibilité propre pour permettre à mon corps de choisir sa nourriture. Et si mon corps vient à me demander seulement du riz, des lentilles, des pois, quelques fruits, légumes et noix, alors je mangerai cela et considèrerai que mon corps en avait besoin. Je pense que la nature est suffisamment sophistiquée pour que le corps d'un individu fasse des demandes appropriées et équilibrées. Il s'agit simplement de se reconnecter avec soi même.
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