Un esprit sain dans un corps sain

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Un esprit sain dans un corps sain

Message par Itarillë le Jeu 9 Nov 2017 - 21:02

J'ai décidé de remodeler mon premier sujet sur la/les méditation/s, les principes bouddhistes tels que la pleine conscience, pour faire des posts séparés plus précis et spécifiques. Je vais vous demandez que dans un premier temps je puisse poster sans réponse, si ça ne vous dérange pas, afin de pouvoir petit à petit dérouler des posts sur différentes pratiques et comment les mettre en œuvre. J'éditerai mes posts si il y a des interrogations, mais je préfèrerais les avoir en MP ou sur la CB.

Je voudrais d'abord prendre le temps de présenter certains concepts clefs, pour par la suite revenir à mon expérience et le lien que je fais avec le Marchombre. Je voudrais partager ce que je travaille et comprends à travers cette pratique que je découvre, les éléments qui m'ont aidé et m'aident encore, et ce qui reste encore flou pour moi.

Liste temporaire (surtout là pour me
souvenir de ce qu'il me reste à aborder) et modifiable si vous avez des questions :
- Les quatre vérités (Bouddhisme)
- Le noble sentier des huit pratiques (Bouddhisme)
- Le prana ou énergie, (Bouddhisme, Yoga)
- La méditation assise (méditation du souffle/sonore/mentale)
- La méditation marchée
- La respiration (exercices)
- Retour sur le Yoga
- Les affirmations (la parole bienveillante/positive)


Dernière édition par Itarillë le Sam 11 Nov 2017 - 19:09, édité 1 fois
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Re: Un esprit sain dans un corps sain

Message par Itarillë le Sam 11 Nov 2017 - 16:46

Le bouddha n’étais pas un dieu. Il était un être humain, comme vous et moi.
Voici comment commence le livre de Thich Nhat Hanh : Le Coeur des enseignements du Bouddha.
Je veux aujourd’hui vous parler du bouddhisme, ou plutôt des principes bouddhistes, et non d’une religion. Finalement, c’est beaucoup de bon sens que vous trouverez dans ce qui suit, que, pour autant, peu de gens mettent en pratique.
Je vais citer des passages de ce livre en italique, et mettre mes sources le plus souvent possible dans un spoiler en bas de mes posts, pour rester transparente. Ce que j’ai vraiment aimé avec cet auteur, et qui m’a inspiré confiance (ma formation d’Historienne n’y est pas pour rien) c’est l’explication des sources utilisées, avec la transparence de l’historien via-à-vis des problèmes de ces sources.
Extrait sur l'explication des sources utilisées:
« La transmission des enseignements du Bouddha peut être divisée en trois courants : le bouddhisme originel, le bouddhisme dit des « nombreuses écoles » et le bouddhisme Mahayana.
Le bouddhisme originel sont tous les enseignements que le Bouddha a dispensé de son vivant. [..] Cent quarante ans après l’extinction du Bouddha, la Shanga s’est divisée en deux écoles (puis en deux encore). Du vivant de Bouddha et après sa mort ses enseignements n’ont été transmis qu’oralement. Il a fallut cent ans aux moines de l’école Tamrashatiya pour les passer à l’écrit.
[...] Même du temps du Bouddha il y a eut des gens qui avaient mal compris et mal transmis les enseignements. Il se trouve également que parmi les moines qui avaient mémorisé les soutras au cours des siècles, certains n’avaient pas compris leurs signification, la plus profonde et d’autres avaient même oublié ou changé des mots, si bien que certains enseignements ont été déformés avant même d’être consignés par écrit. […]  Il est souvent utile d’étudier et de comparer plusieurs soutras afin de comprendre le véritable enseignement du Bouddha. [...]  Les trois courants sont complémentaires. Comme il était impossible pour le bouddhisme originel de se souvenir de tout ce que le Bouddha avait dit, il était nécessaire que le bouddhisme des nombreuses écoles et le bouddhisme Mahayana renouvellent des enseignements oubliés ou négligés. Comme toute les traditions, le bouddhisme a besoin de se renouveler régulièrement pour rester vivant et continuer de grandir. »


Un soutra ou un enseignement du Dharma ne constitue pas la sagesse en soi. C’est un moyen de présenter la sagesse à l’aide de mots et de concepts. Si vous avez besoin d’une carte pour vous rendre à Paris, une fois sur place vous pouvez mettre votre carte de côté pour apprécier pleinement le temps que vous y passer. Si vous rester accroché à la carte si vous rester prisonnier des mots et des notions, vous passez à côté de la réalité. Le Bouddha à dit à maintes reprises « Mon enseignement est comme le doigt qui indique la lune. Ne faites pas l’erreur de confondre le doigt avec la lune ».
On va d'abord parler des quatre nobles vérités du Bouddha,

Mais d’abord, une rapide introduction.
Introduction:
« Siddharta Gautama avait vingt-neuf ans lorsqu’il quitta sa famille en quête d’une voie pour mettre fin à sa souffrance et celle des autres. Après avoir étudié et pratiqué la méditation pendant six ans auprès de nombreux maîtres, il s’assit sous l’arbre de la bodhi, et fit le vœu de ne plus en bouger tant qu’il n’aura pas atteint l’éveil. Il resta assis toute une nuit, et, quand l’étoile du matin apparu, il eut une profonde réalisation et devint un Bouddha, plein de compréhension et d’amour. […]

Le bouddha partagea avec ses 5 compagnons ses découvertes. Le premier enseignement est celui de la voie du milieu. Le Bouddha voulait que ses cinq amis se libèrent de l’idée selon laquelle l’austérité est la seule pratique correcte
. Il avait compris par sa propre expérience que si l’on se détruit la santé, on n’a plus d’énergie pour réaliser le chemin. L’autre extrême à éviter, a-t-il ajouter, est de tomber dans les plaisirs sensuels. »


Parenthèse
d’Ita : Oui, alors, y’a juste ça qui reviens dans le livre plusieurs fois, que gniagnia les plaisirs charnels, c’pas bien. Bon. Hein. Tout est une question de d’Equilibre dans la gourmandise, voilà. Moi je prends ça comme « Méfiez-vous des addictions, et des accommodations ». De toute façon on va voir avec la pleine conscience que il faut jauger dans le regard et mesurer dans l’action ses pensées, sentiments et gestes. 


Les quatre vérités:
Après avoir réalisé l’éveil parfait et authentique (samyak sambodhi), le Bouddha a dû trouver les mots pour partager son expérience. Les quatre nobles vérités sont la crème de l’enseignement du Boudha.

La première vérité est la souffrance (dukkha). Notre souffrance est noble dès qu’on l’embrasse et qu’on la regarde profondément ; sinon elle n’a rien de noble et l’on ne fait que se noyer dans un océan de souffrance. Nous avons besoin de reconnaître et admettre la présence de cette souffrance et la toucher.


La deuxième vérité est l’origine, la cause, les racine, la nature ou l’apparition (samudaya) de la souffrance. Après avoir touché notre souffrance nous avons besoin de regarder profondément en elle pour voir d’où elle vient. Nous avons besoin d’identifier les « nourritures » spirituelles et matérielles que nous avons absorbées et qui nous font souffrir.


La troisième vérité est la cessation (nirodha) de la création de la souffrance, c’est à dire s’abstenir de faire les choses qui nous font souffrir.


La quatrième vérité est le sentier ou chemin (marga) appelé le noble sentier à huit branches : la vue juste, la pensée juste, la parole juste, l’action juste, les moyens d’existence justes, l’effort juste, la pleine conscience juste et la concentration juste. Il permet de faire dépasser la souffrance
.

En définitive il faut cesser de vouloir prouver quoi que ce soit. Si nous touchons la vérité de la souffrance avec notre pleine conscience nous serons capables de reconnaître et d’identifier notre souffrance spécifique, ses causes spécifiques et la manière de supprimer ces causes pour mettre fin à notre souffrance.


Dernière édition par Itarillë le Sam 11 Nov 2017 - 18:24, édité 1 fois
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Re: Un esprit sain dans un corps sain

Message par Itarillë le Sam 11 Nov 2017 - 18:20

L’arrêt, le calme, le repos et la guérison.

La méditation bouddhiste comporte deux aspects :
- Shamatha : le regard profond, souvent souligné, apportant la vision profonde et nous libérant de la souffrance.
- Vipashyana, l’arrêt, moins mis en avant, mais fondamentale
Nous devons apprendre l’art de nous arrêter -arrêter nos pensées, nos énergies d’habitude (vashana), notre oubli et les émotions fortes qui nous gouvernent  C’est possible en pratiquant la respiration consciente, la marche consciente, le sourire conscient, et le regard profond qui permet la compréhension. Nous avons besoin de l’énergie de la pleine conscience pour reconnaître et apporter notre présence à notre énergie d’habitude afin de stopper la destruction en cours. Avec la pleine conscience, nous avons la capacité de reconnaître l’énergie d’habitude chaque fois qu’elle se manifeste.
« Bonjour mon énergie d’habitude, je sais que tu es là ! » Simplement en lui souriant elle perdra déjà beaucoup de la force. La pleine conscience l’empêche de nous dominer.
L’oubli est l’opposé. Nous buvons une tasse de thé mais nous ne savons pas que nous buvons une tasse de thé, nous marchons sans vraiment marcher … Nous sommes ailleurs en train de penser au passé ou au futur.

Le cheval de notre énergie d’habitude nous emporte au loin, et nous sommes son captif. Nous avons besoin d’arrêter notre cheval et de reconquérir notre liberté. Nous avons besoin d’éclairer de la lumière de la pleine conscience chaque chose que nous faisons, afin que l’obscurité de l’oubli puisse disparaître.
La première fonction de la méditation shamatha est de s’arrêter.
La deuxième fonction de shamatha est de calmer.
1ère étape :
Reconnaître.
S’il l’on est en colère, on dit « Je sais que la colère est en moi ».

2ème étape :
Accepter.
 → Si l’on est en colère on ne le nie pas et l’on accepte ce qui est présent.

3ème étape :
Embrasser.
→ On prend sa colère dans ses bras comme une parent prendrait son enfant en pleur s dans ses bras… Notre pleine conscience embrasse notre émotion et cela suffit déjà à calmer contre colère et à nous calmer.

4ème étape :
Regarder profondément.
→ Une fois notre calme retrouvé nous pouvons regarder profondément ce qui a fait naître cette colère, ce qui a causé la gêne de notre « bébé ».

5ème étape :
Pratique la vision profonde.
Le fruit du regard profond est la compréhension des nombreuses causes et conditions , principales et secondaires qui ont fait naître notre colère, qui ont fait pleurer notre bébé. Notre bébé a peut-être faim, a moins que sa couche ne soit trop serrée ? Notre colère a été déclenchée par des paroles blessantes , qu’un ami vient de nous dire, et soudain on se rappelle que son père est sur le point de mourir. Nous continuons de pratique le regard profond jusqu’à commencer à comprendre ce qui a pu causer notre souffrance ? Avec la vision profonde nous savons ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire.

Après le calme, la troisième fonction de shamatha est le repos.
Quand nous pratiquons la méditation assise, nous devons reposer comme un caillou au fond d’une rivière. Nous pouvons nous laisser couler naturellement dans la position assise et y demeurer dans effort. Nous devons apprendre l’art de nous reposer, de laisser notre corps et notre esprit se reposer . Si nous avons des blessures, cela permet de les laisser guérir d’elles-même.
Le calme nous aide à reposer, le repos étant une condition indispensable à la guérison. Quand des animaux de la forêt sont blessés, ils cherchent un endroit pour s’allonger sans rien faire d’autre que des reposer pendant plusieurs jours, et ainsi, ils guérissent.
La méditation ne doit pas être laborieuse. Laissez simplement votre corps et votre esprit se reposer comme un animal dans la forêt. Ne luttez pas. Il n’y a rien à atteindre. Le Bouddha a dit « Mon Dharma est la pratique de la non-pratique ».

Les individus, les communautés et les nations ont besoin de guérison. Le monde a besoin de guérison.
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Re: Un esprit sain dans un corps sain

Message par Itarillë le Sam 11 Nov 2017 - 18:46

Les quatre vérités, suite.

Pour comprendre les quatre nobles vérités, il faut faire tourner par douze fois la roue du Dharma. Trois fois pour chaque vérité. Ceci doit se faire non pas par la compréhension intellectuelle, mais par l'expérience personnelle.

La première mise en mouvement est la reconnaissance. Reconnaître que l'on souffre et examiner si cette souffrance est physique, physiologique ou psychologique. Les blessures dans notre cœur deviennent l'objet de notre méditation, les traitant avec gentillesse et non-violence car elles font partie de nous.

La seconde mise en mouvement est appelée encouragement. Après avoir reconnu et identifié la souffrance, nous prenons le temps de la regarder profondément afin d'en comprendre la vraie nature, les causes. A ce stade, notre pratique peut encore "rechuter" (ashrava).

La troisième mise en mouvement s'appelle la "réalisation" et peut-être exprimé comme suit : "cette souffrance a été comprise". Nous réalisons les efforts commencés avec a seconde mise en mouvement.

Nous avons donc cessé de fuir notre souffrance, nous pouvons désormais l'appeler par son nom et en identifier toutes les caractéristiques. Cela suffit déjà a nous apporter du bonheur et de la joie, "sans rechute" (anashrava)




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