Errances

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Errances

Message par George Kaplan le Mer 5 Sep 2018 - 20:07

Ce journal accompagne un commencement. Ou plusieurs commencements. Ou alors c'est peut être un élan qui ne se concrétise que maintenant mai qui a ses racines profondément ancrés en moi. Je vais ici poser à plat mes pensées, peut être de manière un peu romancée. Si vous avez l'envie et le courage de lire n'hésitez pas à me faire part vous aussi de ce que vous pensez. Bonne journée à toi. George Kaplan







Nouvelle Ville, nouvelle vie. Beaucoup de souvenirs en poches, quelques remords mais plus aucun regret. C'est le cœur léger que j’appréhende l’avenir.

Les gens n’ont pas changés. Petite ou grande ville, campagne ou métropole, j’ai toujours eu l’impression qu’ils ne se souviennent plus de l valeur d’un sourire, d'un regard. J’ai toujours aimé regardé l’autre, j’en apprends toujours un peu sur moi même.


En arrivant à la gare j’ai vu un autre étudiant, avec le même air paumé que moi. Quand nos yeux se sont croisés, je me suis approché de lui et je lui ai dis « Bon courage à toi, on est dans la même galère. Ou aventure plutôt ». il n’a rien compris, je l’ai vu dans ses yeux. Je lui ai expliqué que moi aussi j’étais nouveau ici. Il m’a trouvé bizarre, et est parti assez vite, mais j’ai cru voir dans ses yeux qu’il était un peu rassuré. Ça me suffit largement.

Apprendre à écouter et à regarder quelqu’un. Je ne comprendrais jamais pourquoi c’est aussi difficile pour tout le monde. Peut être parce que en le faisant on offre une partie de soi même ?

Tout en réfléchissant,en regardant les passants et en m’émerveillant de la ville tout autour de moi, mes pas m’ont guidés jusqu’à ma future école.

Je suis heureux d’avoir été accepté. J’espère que cet endroit pourra me donner accès à beaucoup de nouvelles questions.

Les professeurs là bas sont sympas. Il m’ont regardés et se sont souciés de moi, ça m’a touché. J’ai compris que j’avais perdu l’habitude.
C’est fou comme on s’habitue vite à vivre comme des fantômes.

Je suis une personne de plus dans cette immensité, alors pourquoi je me sens si important? Question bête, bien sur, c'est parce que c'est ma vie tout simplement... Et pourtant à chacune de ces personnes que j'observe j'imagine une vie. Une histoire. Des passions, des envies. Je suis ordinaire. Je crois que je sais pourquoi on n'aime pas regarder les autres. On a peur de notre propre médiocrité?

Heureusement il y aura toujours ces personnes qui soutiendront ton regard, et te souriront en retour. Ces personnes qui, à travers un simple geste te redonneront confiance en toi même et en l'humanité en même temps.
Ridicule. Désespéré. Humain.

C'est pour ça que je continuerais à sourire. Pour redonner un peu d'espoir aux autres. Et en même temps à moi même, je dois l'avouer.
Je sens que je me perds dans mes mots. Comme souvent, beaucoup d'idées, encore plus de sensations, mais pas assez de mots, ni de temps. Quelque chose grandit en moi au fur et à mesure que je réfléchis, et étrangement ce quelque chose me permets de m'apaiser sans me frustrer. Peut on être dans le temps des mots? Trouvent ils encore une fois là leur réelle justesse?

Vie de béton
Perdue dans la foule
Une lumière Un regard

George Kaplan

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Re: Errances

Message par George Kaplan le Dim 9 Sep 2018 - 18:42

Une fête autour d'un feu. De la musique, beaucoup de monde. Certains dansent, certains s'assoient et discutent. Beaucoup boivent. Quelques uns ne se sentent pas à leur place.

Beaucoup de monde. Parfois je ressens une étrange union avec toutes ces personnes. Comme si on était là pour la même raison, et que même si on ne se connait pas une seconde, un lien très fort nous unit.
Un regard et un sourire échangé au détour d'une danse, ou par total hasard en se croisant, une compréhension mutuelle.
Parfois aussi la solitude m’appelle. Beaucoup de monde, et pourtant si seul. Besoin d'air, manque d'oxygène. Alors je m'isole, et je vais regarder les étoiles. On pourrait croire que je mets ma soirée en pause pour quelques instants en faisant ça et pourtant ces moments passés avec et pour moi me sont nécessaire. Le temps passe et j'alterne entre ces modes de fonctionnement, je m'amuse, je découvre et je vis. Je profite.


Beaucoup de monde. La fête bats son plein. Mon cœur s'arrête et le temps ralentit alors que je regarde le feu pour la première fois. Il est magnifique. Des braises s'envolent dans le ciel comme si elles voulaient atteindre les étoiles et je n'arrive plus à détacher mon regard de ce spectacle. Ce feu est né pour mourir dans la nuit. Je trouve ça magnifique et un peu triste en même temps. Puis je comprends que je suis exactement comme lui. On peut ressentir de la sympathie pour un feu?

Je ne sais pas combien de temps est passé avant que quelqu'un me ramène à la réalité.

Beaucoup de monde, mais je n'ai vu personne prendre le temps de regarder ce feu. je ne l'ai pas fais non plus d'ailleurs mais il s'est imposé à moi.

Pourquoi est ce si important pour moi?

Peut être ne suis je pas aussi pressé de vivre que les autres. Pour moi c'est ainsi que je peux être pleinement. Prendre et être dans le temps. Ça doit être pour ça que je m'émerveille souvent pour ce que tout le monde considère pas grand chose. Un regard, un moment partagé, le vent dans les arbres, un feu qui crépite...

Tout le monde est unique, et je le sais. Alors pourquoi je me sens si différent?

Beaucoup de monde. Et pourtant cette sensation qu'il n'y a personne qui pourrait comprendre. Surement parce que je ne comprends pas moi même.

Je continue d'avancer. Le meilleur moyen pour trouver des réponses est de vivre, pas de se poser des questions. Je garde espoir de trouver quelqu'un non pas qui me ressemble, mais qui me comprenne. Je garde espoir.

Beaucoup de monde.



Braise qui s'envole
Rêves qui s'éteignent
Perdus dans les étoiles


George Kaplan

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Re: Errances

Message par George Kaplan le Ven 21 Sep 2018 - 8:31

J’ai une conviction en moi depuis longtemps.La force de l’humanité c’est la différence. Chaque être humain est unique, et même si on peut en avoir peur, c’est aussi une réelle force. Pouvoir regarder un même objet avec plusieurs visions différentes c’est la chance de pouvoir réellement comprendre cet objet.
Même si j’en suis convaincu, une chose assez étonnante apparaît.La plupart des gens m’insupportent.


Non. Insupporter est un mauvais mot, il ne représente pas du tout ce que je voulais dire. Je recommence.


Imaginons que chaque être humain a sa longueur d’onde, sa propre façon de fonctionner. On a tous un fil de vie qui change de direction en fonction de ce que l’on a vécu, de ce qu’on vis, et de ce que l’on veut vivre. Peut être que ma longueur d’onde est tout simplement trop différente de celle d’autres personnes pour qu’on puisse s’entendre ?

Sans points communs, et avec une fermeture d’esprit dans au moins un des 2 cotés, difficile d’établir une relation. Pas impossible, c’est sur. Mais comme beaucoup, je ne prends pas le temps de faire quelque chose qui me coute.

Je pense être ouvert d’esprit mais il y a un monde entre être ouvert à la différence, et à n’importe qui voulant partager avec toi et entre se forcer à parler à des personnes ne nous intéressant pas.

Tout le monde est intéressant. N’importe qui a une raison d’être qui il est, et en creusant un peu, on a tous le même fond. Mais je n’ai que très rarement la volonté d’apprendre à connaître quelqu'un qui, au mieux, m’indiffère, et au pire, me rends presque honteux d’être moi même.


Je pense que c’est un excellent débat, et j’ai bien conscience que je n’ai fais qu’effleurer le sujet, qui est infiniment plus complexe que ça, mais ce n’est pas le sujet que je traiterais aujourd’hui.

Toute cette réflexion était essentielle, je pense.
Un sorte de devoir d’honnêteté envers moi même, pour pouvoir être totalement libre dans mon sujet du jour, maintenant que les bases sont plantées.





Face à moi, une mer de visages qui ne m’intéressent pas (même si ils sont à coup sur très intéressants).
Autant de gens qui ne me font pas vibrer.

Au milieu de cette mer grise, un sourire, un rire, un pleur. De la sincérité. Une bouffée d’air. Un être humain qui me rappelle ce que veut dire humanité, et qui me donne envie de me donner à fond dans ma vie.

Une Lumière. Voilà de quoi je parlerais aujourd’hui;
des Lumières.

Certains les appellent Vieux Frères, et ma vision des choses se rapproche assez de celle là.


Parfois, en rencontrant quelqu’un, on ressent quelque chose que je n’arrive pas à expliquer, et que je pense inexplicable. On vibre pour elle.
On arrête de se poser des questions, et on recommence à vivre. Ca parait si facile d’être soi-même avec elle. On ne se rends compte que ça nous avait manqué seulement au moment où on retrouve une de ces Lumières.



Ces personnes sont rares, et précieuses. C’est avec elle qu’il sera enfin utile d’être sincère, car elles nous comprendront.
Oser dire les choses. Je tiens à toi.

Ca peut paraître ridicule, mais même si on sait que l’autre tient à nous, qu’il nous le dise nous fais un bien incroyable.


Ces Lumières, ce seront ceux qui riront et pleureront avec toi.
Ce seront ces personnes qui t’écouteront sans jamais te juger, qui ne t’imposeront jamais et ne feront que te conseiller.
Ces personnes qui te font réellement comprendre en quoi la différence peut enrichir
Ces personnes qui riront à tes blagues, avec qui tu construiras un monde. Avec qui il suffira d’un regard pour tout dire.


Alors que je nageais dans un monde gris et sans couleurs, j’ai eu de nouveau la chance insolente de croiser une de ces lumières. Je lui ai tendu la main, et elle a fait de même. Ensemble on a pu enfin s’élever et redonner des couleurs à la vie.

J’écris ces quelques lignes pour me rappeler que quoi qu’il arrive, ça en vaut le coup. Parce qu’il y aura toujours ces phares qui m’aideront à avancer.

Ces Lumières qui redonneront de la force à celle qui vacillait en moi. Elles ne sont pas infaillibles, c’est sur,mais comme elles l’ont fais pour moi, je saurais pardonner. Comprendre, respecter, tendre la main, et ainsi les aider à se relever.


Aujourd’hui j’ai rencontré quelqu’un que je peux appeler mon ami. C’est tellement rare et j’en suis si heureux que je tenais à le partager.

Pour moi, vivre sa vie, c’est créer sa propre constellation. Avec soi au centre, bien entendu.



En espérant toi aussi tu peux ressentir ces Lumières, et que, peut être, je t’aurais rappelé quelque chose,
Bonne journée,

George Kaplan.



Seul dans la nuit
Savourant l’obscurité
Sûr des lumières derrière lui

George Kaplan

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